edvard-munch-le-cri-1893

Vincent Calais a présenté ce cas lors de la première Conversation clinique le 3 mars 2014. Compte-rendu par Elisabetta Milan-Fournier

Chez cette jeune femme prenant du cannabis depuis une vingtaine d’années, un état de profonde souffrance fait suite à sa décision d’arrêter la prise du toxique. Poussée par l’envie de comprendre ce qui lui arrive, elle consulte. Déterminée mais en même temps dans un état de grande perplexité, elle est, selon les mots de Vincent Calais, la présentification d’un « drame incarné ». C’est une prise en charge en consultations CSAPA  qui a lieu depuis deux ans.

Dans un premier temps, Vincent Calais a articulé de façon très précise, chez cette  femme, la fonction de l’objet toxique avec le lien social, selon une modalité qui semble, au premier abord, ne pas être universelle. Chez elle, le cannabis semble avoir la fonction en effet de « brancher le sujet » non seulement sur le produit mais également sur le groupe. Le repérage de cette position contredit-il les observations habituelles ? Alors que, d’habitude, on ne peut observer qu’un seul branchement : soit sur le produit soit sur l’autre, voire un branchement sur le produit permettant au sujet de ne pas se brancher sur l’autre, l’observation de cette femme montre une modalité autre de faire avec l’objet toxique.

Lire la suite ainsi que d’autres travaux du TyA Grand Paris sur le site addicta.org 

Partages 0