protocole alcool

Les Centres de Soins pour Toxicomanes créés à partir de la loi de 1970 sont maintenant appareillés à l’addictologie.

En 2007, l’ARS (Agence Régionale de Santé) demande aux associations de soin pour toxicomanes et aux centres de soin en alcoologie de se positionner selon deux choix : soit de rester spécialistes dans leur domaine de compétences, soit de devenir généralistes. C’est-à-dire d’accueillir et de prendre en charge l’alcoolisme et la toxicomanie, mais également de s’ouvrir à un nouveau concept : l’addictologie, prenant donc en charge toute forme d’addiction. C’est ainsi que les centres en alcoologie et les centres de soins pour toxicomanes n’existent plus, ceux-ci sont dorénavant identifiés par les pouvoirs publics comme CSAPA (Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie).

Si nous revenons un peu en arrière, l’addictologie existait avant 2007 : venant de la médecine, elle s’appuie sur le discours de la science. Il existe du côté médical, une capacité en addictologie, formant des addictologues en 2 ans, et un Diplôme Universitaire ouvert au non médecin formant également à l’addictologie en un an. Entendez donc qu’un addictologue est formé à l’addictologie, ni plus ni moins : médecin ou non, la formation s’appuie sur une norme du « bien consommé ». Les pouvoirs publics ont appliqué aux Centres de soins cette nouvelle discipline qu’est l’addictologie. Le signifiant maître anglo-saxon « addict » est repris dans le discours de la science via le discours universitaire. Une nouvelle politique de santé publique est mise en place afin de rentabiliser ce dispositif, mariant ainsi le discours de la science avec celui du capitaliste. Dans les Centres de soins, il s’agira de traiter « des consommateurs du trop » et non des sujets parlants.

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