Chiens de navarre

Lors de notre dernière réunion (du 27 mars) nous avons échangé sur la discontinuité introduite dans le domaine du théâtre contemporain et de la performance qui reflète un point d’émergence du réel dans notre monde du XXIème siècle.

Après Tadeusz Kantor, Roberto Castellucci et Pipo Delbono pour le théâtre, Marina Abramovic, Angelica Liddell et Jérôme Bell pour la performance, ce sont maintenant « Les Chiens de Navarre » qui incarnent le mieux cette discontinuité sur la scène française.

Le spectateur qui remplit chaque soir la salle vient y chercher, quant à lui, des bouts de réel qui résonnent avec sa propre jouissance, jouissance du bout de langue et du bout de corps qu’il cueille au passage dans ce qui lui est donné à voir et à entendre sur scène.

Par rapport à ce sujet jouissant en tant que soumis, par la science et le capitaliste, à l’impératif catégorique moderne : « Jouis ! », la psychanalyse doit aller, dans sa praxis, chercher au delà de l’inconscient freudien. Il ne s’agit plus de donner du sens à une histoire du passé du sujet, mais d’inclure au delà du sens l’instance du réel qui est pure répétition du même dans l’inconscient quand il s’agit de la jouissance. Dès lors, le sujet pourra céder une part de la jouissance qui l’encombre et constitue son symptôme, pour nouer un nœud  RSI qui tient tout seul, sans avoir recours au symptôme ou au Nom-du-Père qui est de toute façon du passé.

C’est sur « la pure répétition du même » que nous continuerons notre réflexion lors de notre prochaine réunion qui aura lieu le 24 Avril à 20h30, au 24 rue Galliéni à Cachan.

Contact : Geneviève Mordant, 06 08 26 49 46.

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