À l’initiative du bureau de l’Envers de Paris, se tiendront cette année trois conférences sur le thème “Psychanalyse et adolescence”

Nous vous donnons rendez-vous dés maintenant pour la première le jeudi 12 juin à 21h, organisée dans la perspective des journées 44 “Etre mère”

Conférence de Yasmine Grasser, psychanalyste, membre de l’ECF

Au cours de l’histoire, les moralistes, les éducateurs, les académies ont anesthésié, domestiqué, trahi le désir ; puis la science est venu qui a occupé la place du désir. Cette conclusion de Lacan à la fin de son Séminaire sur l’Éthique de la psychanalyse vaut toujours pour tout sujet parlant et éclaire notre question :  qu’advient-il du désir du sujet féminin et de son rapport à l’enfant chez une toute jeune adolescente qui a rencontré trop tôt la maternité ? N’est-ce pas une chance pour le désir si la capacité d’engendrer chez une mineure échappe encore à la science et à son avidité qui forclôt le sujet ? Elisabeth Badinter notait, en 2010, pour toutes grossesses confondues, que “le désir de maternité” en France, depuis les années 80, s’était affirmé bien vivant “au coeur du destin féminin”, mais, corrigeait-elle, “la norme de la bonne mère” bien que battue en brèche avait encore de beaux jours! Alors, concernant les maternités précoces, si le regard du social a changé, est-ce le mythe de la norme qui, ne finissant pas de susciter passions et violences, accrédite un désir de maternité qui peut-être n’existe pas ? Quel aperçu la psychanalyse permet-elle de prendre sur ce désir ?

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