par Olivier Talayrach

Voici une video proposée par le cartel dont le Plus-un est Guy Trobas, avec : Marie Aubertin, Olivier Jankowiak, Olivier Talayrach et Stéphanie Lavigne.

Elle reflète les énoncés d’un texte rédigé sous forme de « mode d’emploi » et qui vise à ce que quiconque de bonne volonté puisse réussir à effectuer un nœud borroméen à l’aide de quatre ronds de ficelle. Texte qui devrait permettre de rater certains ratages sans être pour autant une garantie contre des trébuchements inhérents au type même d’imaginaire auquel nous avons affaire dans cet exercice. S’il n’a pas vocation d’expliquer ou de préciser les faits engagés par la formation d’un nœud borroméen il n’est pas impossible qu’à le pratiquer chacun puisse y voir une part de ce dont il s’agit en termes cliniques dans ce nouage. De même que nous apprenons à écrire en traçant des signes possédant une ou plusieurs sonorités, ce n’est qu’ensuite, qu’un désir d’écrire pourra saisir l’un ou l’autre écrivant et lui faire tracer ces signes selon des distributions, arrangements, combinaisons, ordonnances, dispositions et organisations telles qu’elles pourront prétendre à une forme de poésie.

« Au nœud, il faut se rompre » nous dit Lacan. Ce qui signifie que cela ne va pas de Soi, ni de soie. Il y a là rugosité et surprises. Il faut se rompre quoi ? Si ce n’est justement l’imaginaire auquel nous avons l’habitude d’adhérer. Rompez ! Pas garde-à-vous ! Rompre la sphère pour tenter une entrée dans le monde torique et voir avant de comprendre.

Dans ce petit film vous verrez que malgré toute ces précautions oratoires, la glu de l’imaginaire nous rattrape et que les hésitations vont bon train. Le savoir ne suffit pas, il se suffit, et de se suffire, il nous bluffe. « Je sais ! je sais ! »

Bon visionnage.

 

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