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Que fait Lacan quand il relit le cas du patient aux cervelles fraîches d’Ernst Kris ? Ce patient, rappelons-le brièvement, s’accuse de vouloir plagier ses collègues et souffre, de ce fait, d’une inhibition à publier ses travaux.

Lacan nous montre avec ce cas que rectifier le rapport du patient à la réalité ne peut être  la voie empruntée par la psychanalyse. Ce serait méconnaître le statut de l’objet. Car ce n’est pas l’objet dans la réalité dont il s’agit dans une analyse. Il est donc parfaitement inutile de tenter de démontrer au patient qu’il n’est pas plagiaire. Et d’ailleurs, cette intervention -que tente Kris- se solde immédiatement par un acting out lui signalant que  sa position ne convient pas.

En analysant la défense avant la pulsion, Kris, nous dit Lacan, fait donc fausse route. Et Lacan de s’adresser à l’analyste : « ce n’est pas que votre patient ne vole pas, qui ici importe. C’est qu’il ne… Pas de ne : c’est qu’il vole rien. Et c’est cela qu’il eût fallu lui faire entendre. »[1]

L’objet, dans ce cas, est ce rien. Il n’est pas à confondre avec les thèses qui pourraient venir illustrer tel ou tel article et que le patient pourrait s’accuser d’avoir volées. « Inutile donc (…) de faire la part, où Dieu lui-même ne saurait se reconnaître, de ce que son copain lui barbote de plus ou moins original quand il discute avec lui le bout de gras. »[2]


[1] Lacan J., « La direction de la cure », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 600.
[2]Ibid.
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