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Psynéma poursuit ses travaux autour de La vie d’Adèle (2013) d’Abdelattif Kechiche et de Sex, mensonges et video (1989) de Steven Soderbergh.

Une première réunion conclusive, quant au chemin parcouru cette année, aura lieu le 12 septembre avec Francesca Biagi-Chaï. Une soirée d’exposition de nos recherches aura lieu prochainement, fin octobre-début novembre.

Nous avons pu nous apercevoir que nos deux réalisateurs font résonner des modalités du « faire couple» qui ne sont pas sans se répondre : impossible en effet d’éluder la dimension politique des deux films qui se joue sur le point nodal de la duperie et de l’errance.

Lacan formulait en 1974 que la bonne dupe, celle qui n’erre pas, est dupe d’un réel de la structure ; dans cette veine pointait-il un tournant historique : « Pour la première fois dans l’histoire il vous est possible à vous d’errer, c’est à dire de refuser d’aimer votre inconscient, puisque enfin vous savez ce que c’est : un savoir, un savoir emmerdant[1]

Comment nos deux films nouent-ils « l’inconscient comme savoir dysharmonique » et le « faire couple», dans un monde où les « non-dupes errent » ?

Karim Bordeau

 

[1] Lacan J, Le Séminaire, livre XXI, Les non-dupes errent, Inédit, 11 juin 1974.

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