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Sex, Lies and  Videodape – (1989)

« Il est certainement plus facile à l’homme d’affronter aucun ennemi sur le plan de la rivalité que d’affronter la femme en tant qu’elle est le support (…) de ce qu’il y a de semblant dans le rapport de l’homme à la femme[1] »

« Lorsque j’ai terminé le scénario, je ne savais pas comment l’appeler. (…) Et j’ai pensé à ces trois mots qui d’ailleurs me semblent couvrir tous les thèmes du film, qui sont aussi ceux de l’Amérique d’aujourd’hui : la vente du sexe, la pratique du mensonge et l’invasion de la vidéo.»  (Extrait d’Entretien avec Steven Soderbergh (1989, revue Positif), par Michel Ciment et Hubert Niogret) Sexe, mensonges et vidéo, premier long-métrage du réalisateur américain Steven Soderbergh, créa la surprise au 42ème Festival de Cannes en recevant La Palme d’Or. Soderbergh n’avait alors que 26 ans ! Début d’une abondante filmographie des plus variées qui soit .

Ce film, qui sait encore faire causer de lui, noue d’une subtile façon l’histoire d’une rencontre amoureuse et la complexité inhérente au « faire couple » qui s’en suivra : entre contingence, invention, et déterminisme inconscient. La caméra-vidéo, « cinquième personnage du film »  y  joue à cet égard un rôle pour le moins singulier et original… Quant aux thèmes abordés : le sexe, l’amour et la puissance de l’image aujourd’hui, quels enseignements pouvons-nous en tirer ?

Rendez-vous donc le 18 novembre 2015, à 19h, dans les locaux de La Fémis.

Vecteur Psynéma de l’Envers de Paris

Ont participé à ce  travail : Maria Luisa Alkorta, Camille Beuvelet, Karim Bordeau, Lucien Dubuisson, Carole Herrmann, Elisabetta Milan, Olivier Talayrach, Judith Zabala.

Extime  : Francesca Biagi Chai

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[1] Lacan J., Le Séminaire, Livre XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, Éditions du Seuil, Paris, 2006, p.35

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