Freud+en+1909

La voie normale à travers le préconscient jusqu’à la conscience est barrée pour le travail mélancolique. La raison peut être le fait qu’il y a de multiples causes ou bien l’interaction de celles-ci. Au fond, l’ambivalence constitutive appartient au refoulé, les événements traumatiques avec l’objet ont peut-être activé un autre refoulé. Tout ce qui tourne autour de ces combats d’ambivalence reste soustrait à la conscience jusqu’à ce que l’issue caractéristique pour la mélancolie ait eu lieu. Cette issue est la suivante : l’investissement libidinal menacé quitte finalement l’objet, mais seulement pour se retirer sur le lieu du Ich dont il est parti. Ainsi l’amour s’est soustrait à l’annulation par la fuite du Ich. Ce n’est qu’après cette régression de la libido que le processus peut devenir conscient. Il se représente à la conscience comme un conflit entre une partie du Ich et l’instance critique.

La conscience apprend quelque chose du travail mélancolique, mais cette part n’est pas sa part essentielle, et pas non plus la part dont nous pouvons attendre une influence sur la solution de la souffrance. Nous pouvons constater que le Ich s’humilie et qu’il enrage contre lui-même, et nous ne comprenons pas plus que le malade où cela peut nous conduire et par quel chemin cela peut changer.

La prochaine réunion aura lieu le 17 décembre 2015 à 21 h 15, chez Susanne Hommel

 

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