Édito avril 2016

Chers collègues,

En ce début de printemps aura lieu la première réunion du Bureau élargi avec la présence de tous les responsables des vecteurs. Il s’agira de concevoir la façon dont chacun peut contribuer à la préparation scientifique de la demi-journée de l’Envers ; bien que son titre ne soit pas encore arrêté, nous pouvons déjà annoncer que celle-ci portera sur les formes contemporaines de la haine. Thème délicat et d’une d’actualité absolue, il nécessite d’être abordé avec tact tout en évitant un angle d’approche frontale. Avertis par les paradoxes du jeu du signifiant, le pari est celui de trouver une façon de l’explorer sans trop le faire consister, à force de lui donner une résonance itérative. Il faudra sans doute tisser autour de ce centre d’incandescence si contemporain avec d’autres signifiants pouvant nommer ce dont il s’agit : intolérance, refus de l’altérité à soi-même, sombre passion de l’être se dépliant d’une façon nouvelle sur un axe féroce et réel, dans le contexte hypermoderne de notre civilisation.

L’équipe de Horizon se mobilise déjà autour de cette thématique pour mieux accompagner le work in progress qui aura lieu tout le long de l’année.

Dans le cadre du Festival du cinéma brésilien à Paris, le jeudi 8 avril à 21h30, le cinéma, accueillera la soirée autour du film La folie entre nous, réalisé par Fernande Fontes Vareille et inspiré du livre « A loucura entre nós », un lacanien au pays de la santé mentale, écrit par notre collègue brésilien Marcelo Veras. Fort de son expérience de directeur d’Hôpital psychiatrique, il pose entre autres, la question de comment travailler avec le regard dans la clinique de la folie et notamment la façon dont chaque protagoniste de l’histoire trouve une façon de faire avec le regard trop insistant de l’Autre.

À la fin du mois, le 30 avril le Théâtre de la Ville nous ouvre de nouveau ses portes, cette fois pour accueillir la soirée organisée par la Vecteur Champ/Contrechamp, sur le monologue de Howard Barker, UND, mis en scène par Jacques Vincey. Ce texte énigmatique, se prêtant à des lectures multiples, s’ouvre par cette phrase : « Une femme attend un homme ». Bien que ni le lieu ni l’époque où se déroule l’action ne soient spécifiés, certains éléments du texte prononcé par Und, prénom de l’héroïne juive, peuvent évoquer la question de la Shoah.

À la fin de la représentation François Ansermet et Nouria Gründler débattront avec Jacques Vincey, la cantatrice Natalie Dessaye qui joue pour la première fois au théâtre, ainsi qu’avec Vanasay Khamphommala, spécialiste de Barker et traducteur de la pièce.

Camilo Ramirez

Tous les détails de ces infos sur notre site www.enversdeparis.org et pensez à les diffuser le plus possible autour de vous et à nous rejoindre sur twitter : @EnversDeParis

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