Écho de la soirée de rentrée des cartels

par Agnès Bailly
déléguée aux cartels pour l’Envers de Paris

La soirée de rentrée des cartels organisée par l’Envers de Paris et l’ACF-IDF a fait salle comble le 13 octobre dernier à l’École. De nombreux collègues étaient au rendez-vous avec le désir de travailler en cartel, un désir mis en acte en s’inscrivant pour le tirage au sort.

Lire Lacan, c’est y mettre du sien est le thème que notre équipe a choisi pour cette soirée. Ce fut un moment vivant et généreux grâce aux remarquables témoignages de nos collègues Ariane Chottin, Beatriz Gonzalez-Renou et Damien Guyonnet que Dalila Arpin nous a fait la joie de discuter. Chacun a transmis l’extraction d’un point de savoir singulier, un produit issu de son expérience en cartel.

Damien Guyonnet a notamment souligné la formidable souplesse du dispositif qui permet « d’expérimenter sa manière d’approcher l’œuvre de Lacan et de s’inscrire dans l’orientation lacanienne […] selon son souci propre du moment ». Aussi, il nous a dit comment il a saisi la fonction du Plus-Un qui pousse à l’élaboration de savoir, à condition de le décompléter. Beatriz Gonzalez-Renou nous a parlé de sa recherche, à partir d’un point opaque d’une proposition de S. Freud. Elle en a fait une sorte de fil rouge pour en extraire des « mots choisis » devenus une véritable boussole pour sa pratique. Enfin, pour Ariane Chottin, le cartel « donne corps » au travail. Elle a témoigné d’un moment où « quelque chose s’est noué » dans une conversation au sortir d’un cartel, lui donnant « l’élan » pour écrire un cas clinique présenté aux J 46.

Nous avons ensuite procédé au tirage au sort des cartels à l’aide d’un logiciel – notre pari était de réduire ce temps pour favoriser celui de la rencontre. En un clic, apparurent sous nos yeux les 14 groupes constitués au hasard. Très vite, des groupes de quatre se sont installés dans le local. Nul doute, le travail avait commencé. Une personne est venue me confier qu’elle s’était rendue à la soirée, sans savoir si elle allait faire partie du tirage au sort. Elle n’avait pas donné son nom. Pourtant, le désir de faire cartel s’est précipité après avoir entendu les exposés. Il n’était pas trop tard pour rejoindre l’un des groupes constitués.

Des demandes continuent d’affluer auprès des délégués aux cartels. Nous avons hâte de découvrir les thèmes et sujets des nouveaux cartellisants, préoccupations singulières de notre époque que la psychanalyse peut contribuer à éclairer.

Contact
Agnès Bailly, déléguée aux cartels pour l’Envers de Paris (cartelsEDP@gmail.com)
Marcelo Denis, délégué aux cartels de l’ACF Île-de-France (cartelsacf.idf@gmail.com)

 

 

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