édito novembre 2018

Chers membres,

Le mois de novembre sera un feu d’artifice pour l’orientation lacanienne. La variété des activités émanant de l’Envers de Paris, conjuguée à des événements incontournables de l’Ecole de la cause freudienne, feront résonner le discours analytique dans Paris et au delà.

Le 10 octobre dernier nous avons démarré la série de conversations « La psychiatrie, aujourd’hui et demain. Quelle place pour la psychanalyse ? ». La réponse du public à ce projet conjoint de notre association avec l’ACF IdF nous confirme que ce thème mérite d’être traité. Au delà de « l’urgence » relayée par les médias, il nous revient de produire une énonciation – à la hauteur de l’orientation lacanienne – quant à la connexion entre les champs psychiatrique et psychanalytique. Le texte de Florence Hautecoeur en témoigne.

La 2ème conversation « Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité » aura lieu le mercredi 28 novembre à 20h, salle Montparnasse, à Paris. Fabien GrasserPierre-Ludivic Lavoine et Pierre Sidon psychiatres dans un service hospitalier, un centre de traitement d’addictologie et dans une clinique privée, témoigneront de leur pratique et de la place faite à la psychanalyse dans ces établissements.

Les journées de l’ECF « Gai, gai, marions-nous ! Le sexualité et le mariage dans l’expérience analytique » se tiendront le 17 et le 18 novembre, au Palais des Congrès, à Paris. Le vecteur Psynéma nous propose un après-coup, signé par Karim Bordeau, de la belle rencontre du 13 octobre dernier autour du film « A serious man » des frères Coen. Valeria Sommer-Dupont, invitée de cet événement préparatoire aux J-48 nous fait part de sa lecture, toute en finesse, de ce film qui montre une série de personnages affectés par le réel de la répétition et par la chute des semblants qui fait vaciller « ce qui tient lieu de monde pour chacun »(1) : « une séparation actée et pas actée ; aimer sans désirer ; un jeune en cours sans y être ; trois rêves qui tournent au cauchemar ; des injonctions paradoxales comme le “Ne t’inquiète pas” conjurant l’inquiétude ». Vous trouverez également un écho de la rencontre, toujours vers les J-48, avec Esthela Solano-Suarez autour de la pièce « Infidèles » au Théâtre de La Bastille, ainsi que la chronique de Marie-Christine Baillehache.

Durant ce week-end de travail, il y aura également un temps fort et joyeux pour fêter la parution du N° 100 de la revue La Cause du désir le samedi 17 novembre au Cirque, place Beaubourg.

Le vecteur Clinique et addictions / TyA inaugure le lundi 5 novembre sa saison 2018-2019. Deux axes orienteront le travail durant ce cycle : « Addictions et psychiatrie » et « Inventions singulières ». Responsables : Pierre Sidon & Stéphanie Lavigne.

Le collectif Lectures freudiennes se réunira le jeudi 8 novembre. Le texte de Freud « Suppléments métapsychologiques à la doctrine du rêve » sera abordé à partir de l’énigme des restes diurnes dans la formation du rêve. Responsable : Susanne Hommel.

Le 2ème RdV du Séminaire « Les enfants de la science » aura lieu à l’hôpital La Pitié-Salpêtrière le vendredi 23 novembre à 14h. François Ansermet, Nouria Gründler et Agnès Condat proposent d’explorer le thème « La procréation et la filiation par-delà le biologique. Perspectives et malentendus contemporains ».

Le collectif Littérature et Psychanalyse poursuit son travail autour de l’écrivain Milan Kundera. Le texte « Un roman désillusionné » de Zoé Raphaël revient sur la réponse de l’exilé Kundera au texte « Le pouvoir de sans-pouvoir » du prisonnier politique Vaclav Havel.  Dans son texte « L’objet kitsch totalitaire » Marie-Christine Baillehache s’avance sur la critique de l’écrivain tchèque au pouvoir soviétique.

Le samedi 24 novembre à 20h, le collectif Théâtre et Psychanalyse organise une soirée sous le signe du mouvement Zadig au Théâtre de l’Aquarium. François Rancillac met en scène la pièce de Mariette Navarro « Les Hérétiques ». Il s’agit d’une réflexion sur l’actualité politique de la montée de l’intolérance et de l’obscurantisme. Philippe Benichou accueillera Caroline Leduc pour la conversation avec François Rancillac qui suivra la représentation.

Le Seminario Latino de Paris poursuivra l’étude du Cours de Jacques-Alain Miller « Todo el mundo es loco »(2). Mercredi 28 novembre à 21h, Maison de l’Amérique Latine. Responsable : Patrick Almeida.

La semaine d’après, le samedi 1 décembre, aura lieu à Bruxelles le Forum Européen Zadig « Des discours qui tuent ». Sur le fil de cette logique actuellement imparable, Patrick Almeida fait un portrait au vitriol du président récemment élu au Brésil : « Bolsonaro, mythe et politique de la haine ».

A très vite,

Beatriz Gonzalez-Renou,
Directrice de l’Envers De Paris.

(1) Miller, J-A « Vers PIPOL IV ».
http://ampblog2006.blogspot.com/2007/12/vers-pipol-4-par-jacques-alain-miller.html
(2) Miller, J-A. Cours d’orientation lacanienne « Nullibiété -Tout le monde est fou », 2007-2008. Inédit en français.