Clinique et Addictions

Vecteur animé par le TyA-Grand Paris : www.addicta.org

L’addiction : concept à la mode. Tout comme la clinique quantitative qui l’accompagne. Or si nous sommes peut-être tous addicts, c’est que nous sommes tous embarrassés de la jouissance. Dans ce domaine, la comptabilité ne peut servir qu’à indiquer et évaluer des rééducations autoritaires et normatives. Elle n’est d’aucune aide pour comprendre le malaise et les impasses, individuelles et sociétales, de la consommation. Il s’agira bien plutôt de saisir, au cas par cas, les variations cliniques qu’introduit la consommation dans les rapports singuliers du parasite langagier avec le corps.

Réseau international du TyA (Toxicomania y Alcoholismo) du Champ freudien, en association avec l’Envers de Paris et l’Association Cause freudienne Ile de France, sous les auspices de l’UDSM (Union pour la Défense de la Santé Mentale)

Conversations mensuelles les lundis à 20h30 à Paris

On peut lire aussi sur ce site : La clinique ou l’addiction, et l’on peut se reporter au site du TyA Grand-Paris : addicta.org

2016 / 2017
À Paris, les lundis à 20h30
10 octobre 2016
14 novembre 2016
12 décembre 2016
16 janvier 2017
20 février 2017
20 mars 2017
24 avril 2017
22 mai 2017
26 juin 2017

Sur inscription
rdv sur www.addcita.org

Nous reprenons nos conversations Clinique & Addictions pour la troisième année. Cette année nous nous concentrons sur la clinique du lien social dudit « addict », dans sa famille, son groupe, ses institutions, ses groupes d’entraide, la société, etc.
Dans un temps où règne l’individualisme démocratique, la solitude gagne et le lien social se délite. Individualisme et société sont-ils incompatibles ? Mais  comment faire société malgré le délitement de l’idéal ? Une société peut-elle se supporter d’individus non seulement définis par leurs perversions (l’expression est de Barthes) mais appareillés chacun, désormais, avec ses prothèses, chimiques ou autres.
Or « l’individualisme dresse le portrait d’un individu qui voit sa vocation purement utilitariste se retourner contre lui et provoquer chez lui un sentiment de vide et de désolation », nous dit récemment Cynthia, Fleury dans « Les irremplaçables. »
Mais le problème se pose déjà dans nos institutions face à la montée en puissance des droits des usagers qui remet en question le savoir et le pouvoir institués. Sous quelle forme pouvons-nous pérenniser ces institutions à une époque où le soin et l’éducation peinent à justifier leur fondement sur le sol meuble des notions de maladie et de morale ?
Pour illustrer ces problématiques nous continuerons de nous baser précautionneusement sur la clinique du cas par cas,  l’étude attentive des références bibliographiques ainsi que de nous impliquer activement dans le débat d’idées et l’action institutionnelle.
Nous souhaitons cette année que les participants puissent largement s’inscrire au programme pour y intervenir, à-partir de leur expérience clinique, quelle qu’elle soit. Pour cela, nous contacter dès maintenant.
Pierre Sidon

Renseignements et inscriptions :

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Quelques travaux du TyA Grand Paris

Gambling at the TyA

Le cas clinique de Rodolphe Adam met en tout cas en relief, par contraste, un trait remarquable du discours de l’addictologie qui, tente de faire exister l’addiction en disant que « tout est pareil ».

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