Le corps, pas sans la psychanalyse

Vecteur, responsable Geneviève Mordant

Dans la suite de nos réflexions sur la question du monstre et des utopies, liées à la notion de psychose ordinaire et aux besoins de rêve des sujets aux prises avec leurs peurs, leurs angoisses – et disons la pulsion de mort -, engendrées par la réalité de notre monde maintenant dessinée par les nouvelles technologies, ou d’une façon générale par la science mise au service des entreprises transnationales et des marchés, nous proposons cette année de travailler sur la dimension des incidences de la fiction.

En effet si la fiction a toujours fonctionné comme une forme de métaphore contingente de la réalité, les nouvelles conditions de la vie contemporaine situent maintenant la fiction à la place de la certitude ; si les élaborations fictionnelles, artistiques ou autres, étaient auparavant des repères fantasmatiques plausibles, elles deviennent actuellement des prémisses incontournables – des signifiants maîtres ? – qui orientent, bordent et contraignent la vie de tout un chacun, sur le mode du « pour tous ».

Ce thème est la boussole qui orientera nos réflexions de cette année, pour les mettre en œuvre dans le cadre de nos activités respectives, dans nos pratiques et nos ateliers à visée thérapeutique. Nous explorerons les moyens de trouver comment il est possible de remettre en question les semblants faits pour tous et de reformuler, avec nos participants, des fictions ou des semblants à chaque fois singuliers pour que chacun puisse « faire avec » cette nouvelle réalité, dans son mental et dans son corps « … pas sans la psychanalyse » et ses pulsions.

Prochaines réunions de travail les Mercredis 10 Octobre, 14 Novembre et 12 Décembre

à 20h30

Renseignements et inscriptions : Geneviève Mordant>
                                                         Tél : 0608264946

Adresse : 24 Rue Galliéni, 94230 CACHAN (RER B station Arcueil- Cachan)

Compte rendus des dernières rencontres

Le corps, pas sans la psychanalyse…

Avoir un assistant ? Parfait : quelqu’un va m’aider à réaliser certaines tâches …. Pas tout à fait ! De nos jours un assistant n’est plus à tout coup une personne, mais souvent un logiciel. Il s’agit des « assistants vocaux », ces boîtes pleines de technologie, auxquelles il faut parler pour les faire fonctionner. Leur nom anglais n’est pas banal : « smartspeakers », que nous pouvons traduire littéralement par : parleurs intelligents. Si nous ne parlons plus d’intelligence uniquement pour les êtres humains, il reste évident que la parole est le propre du sujet. Quel est donc ce « parleur » ? Qui me parle ? À qui je parle ? par Marc Rumen-Doucoure

Le corps, pas sans la psychanalyse…

Dans la suite de nos réflexions, à propos du corps, sur notre rapport actuel au monstrueux et aux utopies, nous avons entamé un travail sur une mise en tension entre les fictions modernes et les sujets pris dans le monde d’aujourd’hui où la réalité est de plus en plus façonnée par l’accélération vertigineuse des productions d’une science mise au service des marchés. Par Geneviève Mordant

N’oublions pas ceux qui oublient

Quand les souvenirs de la vie, les gestes du quotidien, la reconnaissance des objets, mais aussi la mémoire des mots, s’appauvrissent, les sujets atteints de la maladie d’Alzheimer s’expriment souvent d’une façon répétitive et/ou incohérente(1)… Par Maro Rumen-Doucoure

Le corps, pas sans la psychanalyse

Quand les futuristes et les médias répondent aux besoins de rêve des sujets contemporains en s’appuyant sur les avancées de la science, maintenant asservie aux lois des sociétés transnationales et du marché mondialisé, ils élaborent et diffusent un discours plein de promesses sur un progrès scientifique dont la réalité n’a rien à voir avec les démesures qu’ils annoncent… Par Par Geneviève Mordant

Une hystoire de Sindbad

On pourrait lier la confrontation perpétuelle du sujet humain aux multiples visages de la ségrégation, comme une histoire sans fin avec laquelle il doit constamment composer son destin et trouver son désir. (…)
par Guido Reyna

Rencontre avec Thomas Bellorini

On peut voir se former, se condenser, mais aussi changer, évoluer différentes ségrégations, comme changent et évoluent dans la réalité de notre époque les multiples identifications des sujets en fonction des contingences de lieu et de circonstances. (…) par Pierre-Yves Turpin

Les nouveaux visages de la ségrégation

Une soirée préparatoire à la Journée du 10 Juin de l’Envers de Paris sur « Les nouveaux visages de la ségrégation » aura lieu le Mercredi 26 Avril 2017, de 21 à 23 heures, atelier 7 du CentQuatre – Paris (5 rue Curial, 75019), en liaison avec L’Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultation (L’EPOC),

avec la participation de Thierry Jacquemin, psychiatre, psychanalyste membre de l’ECF, Geneviève Mordant et Guido Reyna, membres du Vecteur- recherche de l’Envers de Paris « Le corps, pas sans la psychanalyse », et Thomas Bellorini, chef-de-chœur et metteur en scène d’un spectacle réalisé à partir de « Le dernier voyage de Sindbad » d’Erri de Luca, qui fait écho aux drames des migrants. (…)

Les nouveaux visages de la ségrégation

Une soirée de préparation à la Journée du 10 Juin de l’Envers de Paris sur le thème « Les nouveaux visages de la ségrégation » aura lieu le Mercredi 26 Avril 2017, de 21 heures à 23 heures au CentQuatre (5 rue Curial, 75019) avec la participation de Thierry Jacquemin, membre de l’ECF, de participants au Vecteur- recherche de l’Envers de Paris « Le corps, pas sans la psychanalyse », et de Thomas Bellorini, chanteur et metteur en scène, en liaison avec « L’Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultation » (L’EPOC) – Geneviève Mordant