Éclats de Paris : gemmes de l’Envers à Paris…

Ludwig un roi sur la lune

Mise en scène Madeleine Louarn, texte Frédéric Vossier, collaboration artistique Jean-François Auguste, dramaturgie Pierre Chevallier, chorégraphie Loïc Touzé & Agnieszka Ryszkiewicz, musique Rodolphe Burger, avec Julien Perraudeau et les comédiens de l’atelier Catalyse.

À l’heure de la mobilisation qui nous rassemble se donne au Théâtre Gérard Philippe de St Denis, Ludwig un roi sur la lune. Et ce spectacle nous regarde.

Ce spectacle rassemble des musiciens et des acteurs hors du commun. Hors du commun c’est l’expression consacrée pour dire l’exceptionnel. Ce qu’ils sont. Mais plus encore ici, l’hors du commun désigne un espace où création musicale et création théâtrale dans la rencontre des corps, des voix, […] par Ariane Chottin

« La ronde » de Schnitzler ou de l’importance d’être importun

Ecrite en 1897, publiée en 1903, jouée en 1920, condamnée comme « œuvre pornographique d’un auteur juif » par les conservateurs antisémites autrichiens en 1921 puis brulée lors des autodafés de 1933, la pièce d’Arthur Schnitzler « La ronde » n’en finit de faire scandale. Traduite et scénarisée par Guy Zilberstein et mise-en-scène par Anne Kesler au Vieux-Colombier jusqu’au 8 Janvier, elle continue d’interroger notre 21° Siècle envahi par le discours de la science qui écrase toutes illusions désirantes et autorise toutes les formes de la pornographie, sur cette vérité que la psychanalyse vise et qui dérange : la sexualité comporte un impossible à dire. […] par Marie-Christine Baillehache

Beckett : la viduité du regard

En 1958, S. Beckett écrit sa pièce « La dernière bande ». Dans un dispositif dépouillé, clos et sombre, un homme seul, Krapp, dialogue avec une bande magnétique enregistrée par lui-même 30 ans plus tôt. Cet homme, dont le nom résonne avec « crap » / « merde » en anglais, a un rapport profondément désaccordé au monde qui lui fait face et le regarde. Son rapport morcelé au corps et à la langue l’oblige à lutter âprement pour avoir le sentiment d’exister. Réécouter rituellement sa bande enregistrée […] Marie-Christine Baillehache

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

Don Juan : rire du Pas-Tout

[…] En s’emparant du « Don Juan » de Molière, et à l’instar de son héros qui remet en question les représentations et les certitudes établies par le Discours Maitre, le choix de mise-en-scène de J-F Sivadier bouscule les règles stables du théâtre classique et fait de la scène théâtrale « une piste de cirque où se succèdent, dans une dramaturgie de zapping, une succession de numéros interchangeables. ». […] Par Marie-Christine Baillehache

Autour du vide, Pina Bausch

[…] Sa méthode de travail est de questionner ses danseurs, […] A partir de leurs réponses et parce qu’elle ne croit plus à la narration […], elle compose des fragments de tableaux aussi doux que cruels, aussi beaux que tristes, aussi compréhensibles qu’obscures. […] M.-C. Baillehache

la dispute

Mardi 26 juillet, à 21h, dans le cadre du festival Paris quartier d’été, l’ENVERS DE PARIS et le vecteur Champ-Contrechamp, organise un débat avec François Regnault et Jacques Vincey à l’issue de la représentation de La dispute, pièce de Marivaux, mise en scène par Jacques Vincey.
Soirée animée par Nouria Gründler et Catherine Meut.

Valère Novarina : une parole trouée en scène

« C’est en partant des lettres, en butant sur les consonnes, en soufflant les voyelles, en mâchant, en mâchant ça fort, qu’on trouve comment ça se respire et comment c’est rythmé. […] le texte pour l’acteur une nourriture, un corps. […] : le voir p’tit à p’tit s’ranimer quand on souffle dedans, refaire l’acte de faire le texte, le ré-écrire avec son corps. » V. Novarina

La folie entre nous

réalisé par Fernanda Fontes Vareille le 7 avril 2016 à 21h30 Cinéma l'Arlequin 76 rue de Rennes Paris 6e Tarifs 4,00€ à 7,00€ Éclats de Paris Point de rencontre pour les Parisiens cinéphiles, le cinema L'Arlequin, en Avril, hébergera la 18° édition du Festival du...

Vue du père

Sarah Dibon "Eddie, la chance, ça vient pas facilement. Faut l'aider à avoir la sienne." [1] (Béatrice) A propos de Vu du Pont (A view from the bridge) d’Arthur Miller, du 10 octobre au 21 novembre 2015 aux Ateliers Berthier de l'Odéon -Théâtre de l'Europe. Nouvelle...

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