Éclats de Paris

gemmes de l’Envers à Paris…

Collectif Théâtre et Psychanalyse

Infidèles Une voix off énonce : « Aucun échec ne résonne aussi cruellement dans l’inconscient qu’un divorce ». Ainsi s’ouvre le film que Liv Ulmann avait réalisé à partir d’un scénario d’Ingmar Bergman, Infidèles. L’histoire d’un homme qui s’adresse au souvenir...

Coby, un film de Christian Sonderegger

« Ceci n’est pas un documentaire » texte de Thérèse Petitpierre, faisant suite à la projection-débat du film Coby de Christian Sonderegger, organisée par le vecteur Champ-ContreChamp, le 29 mars 2018.

Logique du pire, ou la confrontation avec le réel

Le Théâtre de la Bastille présentait du 4 au 14 octobre 2017 la pièce « La logique du pire », inspirée par un essai du philosophe Clément Rosset et mis en scène par le canadien Etienne Lepage.
Le texte, écrit par le metteur en scène lui-même, très rythmé, scandé, comprend une dizaine de scènes courtes pour cinq personnage (…) par Alexandra Fehlauer

Yvette, Yvette, Yvette

L’aventure Yvette Guilbert et Freud continue… Dix ans après l’invitation de la Société Psychanalytique de Paris à créer un premier spectacle, le Théâtre du Soleil nous invite à présenter la Trilogie commencer cette saison !

La Leçon

À travers l’exagération, la drôlerie et le drame, La Leçon interroge le désir de celui qui apprend et de celui qui enseigne. En quoi cette jeune fille est-elle mauvaise élève ? Quelle leçon ce pédagogue veut-il lui donner ? … par Sarah Dibon

Le retour des fantômes

Des flux, des flots humains, des migrants, chosifiés, évalués, chiffrés, scannés, mis à distance par le discours de la science, comme pour ne pas pouvoir imaginer, se représenter en chair et en os, ces femmes, ces enfants, ces hommes qui tentent courageusement de se frayer une voie vers la vie et vers un avenir meilleur. (…) par Géraldine Caudron

Ludwig un roi sur la lune

Mise en scène Madeleine Louarn, texte Frédéric Vossier, collaboration artistique Jean-François Auguste, dramaturgie Pierre Chevallier, chorégraphie Loïc Touzé & Agnieszka Ryszkiewicz, musique Rodolphe Burger, avec Julien Perraudeau et les comédiens de l’atelier Catalyse.

À l’heure de la mobilisation qui nous rassemble se donne au Théâtre Gérard Philippe de St Denis, Ludwig un roi sur la lune. Et ce spectacle nous regarde.

Ce spectacle rassemble des musiciens et des acteurs hors du commun. Hors du commun c’est l’expression consacrée pour dire l’exceptionnel. Ce qu’ils sont. Mais plus encore ici, l’hors du commun désigne un espace où création musicale et création théâtrale dans la rencontre des corps, des voix, […] par Ariane Chottin

« La ronde » de Schnitzler ou de l’importance d’être importun

Ecrite en 1897, publiée en 1903, jouée en 1920, condamnée comme « œuvre pornographique d’un auteur juif » par les conservateurs antisémites autrichiens en 1921 puis brulée lors des autodafés de 1933, la pièce d’Arthur Schnitzler « La ronde » n’en finit de faire scandale. Traduite et scénarisée par Guy Zilberstein et mise-en-scène par Anne Kesler au Vieux-Colombier jusqu’au 8 Janvier, elle continue d’interroger notre 21° Siècle envahi par le discours de la science qui écrase toutes illusions désirantes et autorise toutes les formes de la pornographie, sur cette vérité que la psychanalyse vise et qui dérange : la sexualité comporte un impossible à dire. […] par Marie-Christine Baillehache

Beckett : la viduité du regard

En 1958, S. Beckett écrit sa pièce « La dernière bande ». Dans un dispositif dépouillé, clos et sombre, un homme seul, Krapp, dialogue avec une bande magnétique enregistrée par lui-même 30 ans plus tôt. Cet homme, dont le nom résonne avec « crap » / « merde » en anglais, a un rapport profondément désaccordé au monde qui lui fait face et le regarde. Son rapport morcelé au corps et à la langue l’oblige à lutter âprement pour avoir le sentiment d’exister. Réécouter rituellement sa bande enregistrée […] Marie-Christine Baillehache

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

Autour du vide, Pina Bausch

[…] Sa méthode de travail est de questionner ses danseurs, […] A partir de leurs réponses et parce qu’elle ne croit plus à la narration […], elle compose des fragments de tableaux aussi doux que cruels, aussi beaux que tristes, aussi compréhensibles qu’obscures. […] M.-C. Baillehache

Valère Novarina : une parole trouée en scène

« C’est en partant des lettres, en butant sur les consonnes, en soufflant les voyelles, en mâchant, en mâchant ça fort, qu’on trouve comment ça se respire et comment c’est rythmé. […] le texte pour l’acteur une nourriture, un corps. […] : le voir p’tit à p’tit s’ranimer quand on souffle dedans, refaire l’acte de faire le texte, le ré-écrire avec son corps. » V. Novarina