Vecteur Psynéma

Responsables Karim Bordeau et Maria-Luisa Alkorta

Notre prochaine séance de travail sera le 6 décembre, à 20h chez Maria-Luisa Alkorta. Nous poursuivrons notre lecture du Séminaire XVIII. Le film A Touch of Sin de Jia Zhangke, sorti en 2013, sera mis à l’étude afin de préparer au mieux notre projection-débat qui aura lieu 25 janvier 2020 au Patronage laïque Jules Vallès à14h.  Anne Ganivet, membre de l’ECF,  sera notre invitée. 

 Ce qu’il y a sous le Ciel

Notre dernière séance de travail a été consacrée à la lecture de la première leçon du Séminaire XVIII, D’un discours  qui ne serait pas du semblant. Dans son Séminaire précédent, L’envers de la psychanalyse, Lacan avait déjà qualifié, sans la nommer comme telle, la place du semblant dans le mathème du discours du maître comme suit : « La place dont il s’agit sera dite fonctionner comme place d’ordre, de commandement, tandis que la place qui lui est sous-jacente dans mes divers petits schémas, dits à quatre pattes, est la place de la vérité qui pose bien son problème. »(1) Lacan précise que cette place du semblant est celle à partir de quoi une économie est concevable : « Il s’agit du semblant comme objet propre dont se règle l’économie de discours. (…) Un sujet ne saurait être que le produit de l’articulation signifiante»(2). « Qui ne voit que l’économie, même celle de la nature, est toujours un fait de discours, celui-là ne peut saisir que ceci indique qu’il ne saurait s’agir ici de la jouissance qu’en tant qu’elle est elle-même, non seulement fait, mais effet de discours. »(3) On retrouve là le pari pascalien mettant en effet  en jeu un plus-de-jouir dont un Autre serait le recéleur. 

Ce qui situe la dimension de la vérité non pas comme valeur mais comme comme mi-dire : « L’interprétation n’est pas mise à l’épreuve d’une vérité qui se trancherait par oui ou par non, elle déchaîne la vérité comme telle. Elle n’est vraie qu’en tant que vraiment suivie. »(4) Ce qui met l’interprétation au  niveau  de l’oracle comme les mythes le démontrent : « la vérité parle Je », non pas pour dire la vérité car il n’y a pas de semblant de discours ou de métalangage pour en juger.

Nous avons été arrêté par la façon, plutôt énigmatique, dont Lacan conçoit la naissance d’un signifiant-maître ou d’une « société » de signifiants, et ce à partir du « rejet de quelque chose ». Ce qui n’est pas sans faire penser au texte de Freud relatif à la dénégation… Quoi qu’il en soit, un certain jeu de langage conditionne, selon Lacan, l’émergence de l’inconscient, soit « l’émergence d’une certaine fonction du signifiant »(5) : « L’inconscient et son jeu, cela veut dire que, parmi les nombreux signifiants qui courent le monde, il va y avoir en plus le corps morcelé ».(6) Karim Bordeau

[1]  Lacan J., Le Séminaire, livre XVII, L’envers de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1991, p. 118.

[2] Lacan J., Le Séminaire, livre XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006, p.18.

[3] Ibid., p. 21.

[4] Ibid., p.13.

[5] Ibid., p. 21.

[6] Ibid., p.16.

 

Nos Travaux…

Femmes et politique

Je  vais retracer à grands traits quel a été le cheminement logique quant à notre travail de lecture dont le film de Paul Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, a été la source. Le premier temps logique  : politique, discours et féminisation… Par Karim Bordeau

Atome, Atome, quel joli mot !

De l’influence des Rayons Gamma sur le comportement des marguerites film du réalisateur Paul Newman inaugurait le nouveau cycle 2019-2020 du vecteur Psynéma. Choisi pour l’occasion ce film parle surtout des femmes et fait écho aux Journées de l’ECF « Femmes en psychanalyse ». Par ailleurs, ce beau film s’intégre aussi dans le thème « Démocratie » proposé pour ce  cycle par le Patronnage laïque  Jules Vallès avec lequel nous travaillons en partenariat depuis bientôt quatre ans… Par María Luisa Alkorta

Les femmes dans le cinéma des années 70

Paul Newman a fait un film magnifique, malheureusement méconnu, qui inspire une réflexion sur les femmes dans le cinéma des années 70. Dans ce film sublime De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, de Paul Newman sorti en 1972, il s’agit de faire le portrait d’un trio familial constitué d’une mère et de ses deux filles… Par Leïla Touati

Psynéma…

L’oeuvre  cinématographique de Jia Zhanke, jouant subtilement de la lettre et de la fiction, nous permettra de poursuivre notre réflexion quant au lien du politique et du pas-tout.  Quelques textes de Jean-Claude Milner seront à cet égard mis à l’étude… Par Karim Bordeau

Psynéma, événement J49 femmes en psychanalyse…

De l’influence des Rayons Gamma sur le comportement des Marguerites de Paul Newman, sorti en 1973, sera le prochain film projeté au Patronage laïque Jules Vallès le 12 octobre 2019 à 14h. Le débat qui suivra sera animé par Laura Sokolowsky, psychanalyste membre de l’ECF.

Psynéma, événement J49 femmes en psychanalyse…

De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites de Paul Newman, sorti en 1973, sera le prochain film projeté au Patronage laïque Jules Vallès le 12 octobre 2019 à 14H. Le débat qui suivra sera animé par Laura Sokolowsky, notre invité, et l’équipe de Psynéma. Cette rencontre s’inscrira dans l’esprit des prochaines journées de l’ECF intitulées Femmes en psychanalyse qui auront lieu le 16 et 17 novembre 2019… Par Karim Bordeau

Vecteur Psynéma

Notre séance du 18 juin 2019  a été consacrée dans un premier temps  au choix des 3 films qui seront projetés prochainement au Patronage laïque Jules Vallès : De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites de Paul Newman (1972), M. Le Maudit de Fritz Lang (1931), A Touch of Sin de Jia Zhangke (2013). Le film de P. Newman sera projeté le 12 octobre 2019 dans son intégralité et suivi d’un débat. Cette rencontre s’inscrira dans le thème des J.49 de l’École de la Cause freudienne : « Femmes en psychanalyse » qui auront lieu les 16 et 17 novembre 2019. Par Karim Bordeau et Maria Luisa Alkorta

Psynéma, « Femmes et contingence »

  Femmes et contingence par Karim Bordeau La rencontre du 13 avril 2019, qui a eu lieu au Patronage Laïque Jules Vallès avec la projection du film Minority Report de Spielberg, a été l’occasion d’une réflexion autour du réel de la contingence et de son nouage à...

Psynéma…

C’est sur le statut de la contingence au sens lacanien du terme que s’est noué le débat ; l’utopie d’un discours sensé dominer le monde, sans reste, ni perte, et qui serait accointé à des algorithmes  « vivants », sorte de « nouvelle alliance » monstrueuse du corps et de la parole, est montrée d’une façon saisissante par Spielberg. Par Karim Bordeau

Moment de conclure

Psynéma poursuit sa route en mettant à l’étude Minority Report(1) de Steven Spielberg, sorti en 2002. Une projection intégrale du film, suivie d’un débat, aura lieu au Patronage laïques Jules Vallès (Paris 15ième) le 13 avril à 14H.

Freud, Lacan, Hitchcock sortant de la caverne platonicienne…

Le texte qui suit noue les principales références textuelles et psychanalytique travaillées à l’occasion de l’étude de L’ombre d’un doute d’Alfred Hitchcock, sorti en 1943 ; film extraordinaire articulant de façon subtile la triade du doute, de l’ombre et de l’objet. L’allégorie de la caverne de Platon(1), peuplée de ses étranges ombres, est à cet égard un texte fondamental interrogeant la fonction de l’image dans le discours. par Karim Bordeau

Renseignements et inscriptions

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