Vecteur Psynéma

Responsables Karim Bordeau et Elisabetta Milan-Fournier

Notre  prochaine réunion se tiendra le 23 février 2019 à 15H.  Au programme de cette séance : le choix du film pour la projection-débat au PJVL qui aura lieu le 13 avril 2019 – la dernière de notre trilogie « infernale » qui avait commencé avec A Serious Man des frères Coen.

renseignements et inscriptions :  Karim Bordeau

Trois projections, dans la très belle et spacieuse salle du Le Patronage Laïque Jules Vallès à Paris sont d’ores et déjà programmées :

 

le 13 octobre 2018,

le 19 janvier 2019,

Le 23 février 2019,

le 13 avril 2019.

 

Opération Hitchcock

par Karim Bordeau

La rencontre du 13 octobre  2018,  qui s’est  déroulée  au Patronage  Laïque  Jules Vallès,  autour du film A Serious Man des frères Coen, a été l’occasion d’échanges fructueux nouant la thématique des prochaines Journées de l’Ecole de la Cause freudienne  — intitulées  Gai, Gai, marions-nous ! La sexualité et le mariage dans l’expérience analytique  — et  celle proposée par le Patronage  – Le Réel et l’Utopie. Le film  montre en effet que l’utopie  qui se supporte d’une topologie où le « se faire deux », disons-le plutôt avec une accent lacanien :     « le sphère deux », est quelque peu mis à mal par ce que Freud a scandé du terme de répétition, en tant que la répétition est  celle de la  rencontre manquée d’un réel qui ne cesse pas d’insister.

La formule de Lacan : « nous savons maintenant que l’humour  est le transfuge  dans le comique de la fonction même du « surmoi »(1), trouve dans le film  en question un écho singulier. C’est une comédie plutôt réussie, qui fait mouche. Rappelons ici  que  Freud  avait déjà montré dans son texte Der Humor(2) les affinités  de l’humour  avec l’instance du surmoi dont  l’injonction de jouissance— Jouis ! —  est  dès le prologue du film  mise au premier plan. D’une drôle de façon…! D’où peut être l’effet d’angoisse que provoque à l’occasion  A Serious Man.  Ce qui n’enlève rien à la puissance articulatoire de celui-ci  et au « gain de plaisir » que l’oeuvre d’art induit comme tel. Ce que notre invitée, Valeria Sommer-Dupont, a montré d’une excellente façon au cours du débat qui a suivi la projection du film(3). Freud formulait qu’un tel plus-de-jouir, provoqué par un formalisme travaillé et une esthétique singulière, n’est pas sans rappeler  « une prime de séduction ou un plaisir préliminaire »(4). Bref Freud pointe -là dans  son texte une topologie, — quant à la façon dont l’artiste « récupère » en quelque sorte son plus-de-jouir —, dont Lacan a montré les affinités avec la Bouteille  de Klein et le plan projectif, dans son écrit  « Hommage fait à Marguerite Duras, du ravissement de Lol V. Stein »(5). Il s’agit en effet d’une topologie où l’objet comme surface, sans extériorité ni intériorité, subvertit nos intuitions naïves de l’espace et du temps, et dont la pulsion fait le tour. L’effet de division s’en déduit, pas sans tremblements.

(1) Lacan J., Ecrits, Seuil, Paris, 1966, p. 769.
(2) Freud S., L’inquiétante étrangeté et autres essais, Gallimard, Collection Folio, p. 328 , in « L’humour ».
(3)  Cf.  le texte de l’intervention de  Valeria Sommer-Dupont.
(4) Ibid.,  p. 46, in « Le créateur littéraire et la fantaisie».
(5) Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 194 -195.

(6) Ibid., pp. 361-374, in «Allocution sur les psychoses de l’enfant »,  « Note sur l’enfant».
(7) Lacan J., Ecrits, op.cit., p.125.
(8) Lacan y fait  expressément référence dans ce texte.

 

Travaux

Moment de conclure

Psynéma poursuit sa route en mettant à l’étude Minority Report(1) de Steven Spielberg, sorti en 2002. Une projection intégrale du film, suivie d’un débat, aura lieu au Patronage laïques Jules Vallès (Paris 15ième) le 13 avril à 14H.

Freud, Lacan, Hitchcock sortant de la caverne platonicienne…

Le texte qui suit noue les principales références textuelles et psychanalytique travaillées à l’occasion de l’étude de L’ombre d’un doute d’Alfred Hitchcock, sorti en 1943 ; film extraordinaire articulant de façon subtile la triade du doute, de l’ombre et de l’objet. L’allégorie de la caverne de Platon(1), peuplée de ses étranges ombres, est à cet égard un texte fondamental interrogeant la fonction de l’image dans le discours. par Karim Bordeau

Psynéma dans l’après-coup…

On connaît l’attention extrême d’Alfred Hitchcock pour les cadrages et les plans, dont les story-boards sont d’une minutie sans pareille. Cependant, les dialogues aussi ont une importance capitale et dans L’ombre d’un doute (1943), son premier film véritablement américain, ils viennent complexifier voire subvertir le poids des images. Dans ce film, les deux personnages principaux, pourtant présentés d’une manière similaire dans beaucoup de scènes, s’opposent profondément quant à leur éthique d’appréhender le monde, que leur dire révèle sans… l’ombre d’un doute ! Par Maria Luisa Alkorta et Elisabetta Milan-Fournier

Circuler ! Y’ a rien à voir !

    En savoir plus sur le vecteur Psynéma>Circuler ! Y’ a rien à voir ! Par Karim Bordeau Le vecteur Psynéma poursuit son travail autour de l’utopie et du réel. La dernière projection-débat qui s’est tenue au Patronage laïque Jules Vallès le 19 janvier 2019, consacrée...

Psynéma, présente l’ombre d’un doute…

Dans son texte fondamental « Deuil et mélancolie » Freud parle de « l’ombre de l’objet perdu » dont le Moi est la proie. Dans le débat qui suivra la projection du film nous verrons ce qu’Hitchcock nous enseigne sur ce point et d’autres : En quoi nous transporte-t-il au joint des passions de la Cité et du « malaise dans la culture » ? Par Karim Bordeau

Psynéma, « De l’ombre à la lettre »

La  dernière séance de Psynéma  a été consacrée au film Shadow of a Doubt d’Alfred Hitchcock. Notre débat s’’est noué pour l’essentiel ⎯ à partir de références textuelles très précises  ⎯  autour de l’ombre et de la lettre  comme objet (a).  Dans son écrit sur La lettre volée Lacan parle en effet de la « la proie de l’ombre » projetée par la lettre, ombre que devient le sujet dès qu’’il la possède ⎯ avec ce renversement topologique qu’il en est possédé… Par Karim Bordeau

Psynéma, dans l’après-coup du film Serious Man

Dans « l’après-coup… » de la rencontre du 13 octobre 2018, autour du film A Serious Man des frères Coen, lire le texte de Valeria Sommer Dupont : “le ronron, c’est sans aucun doute la jouissance du chat. Que ça passe par son larynx ou ailleurs, moi je n’en sais rien, quand je les caresse, ça a l’air d’être de tout le corps” J. Lacan.

Psynéma

  Psynéma prépare activement le prochain ciné-débat qui aura lieu de 13 octobre 2018 à 14h dans la salle du Patronage Laïque Jules-Vallès à Paris.   A Serious Man est sans doute le film le plus mystérieux des frères Coen, dont l’opacité du prologue, sorte de conte...

Vecteur Psynéma

Notre dernière  séance de travail  a consisté  pour l’essentiel à serrer de plus près le nœud : plaisir-bonheur-utopie. Nous avons déchiffré à cet effet quelques passages du célèbre livre de Thomas More intitulé L’Utopie, et aussi des parties du texte du dialogue platonicien La République. Par Karim Bordeau

Jackie Brown de Quentin Tarantino

La prochaine réunion de Psynéma aura lieu le 7 avril chez Carole Herrmann. Nous verrons quelle suite donner à nos travaux en les nouant à la nouvelle politique de l’Envers de Paris.

Projection-Débat de Jackie Brown de Q.Tarantino

Psynéma se consacre activement, dans la hâte, à la préparation de la projection-débat qui aura lieu le 10 mars dans les locaux du Patronage Laïque Jules Vallès à Paris, à 14H. Jackie Brown de Q.Tarantino, sorti en 1998, sera l’objet d’étude de cette rencontre.

À Serge Cottet

[…] La prochaine exposition de nos travaux aura lieu le 27 janvier 2018 au Patronage laïque Jules Vallès, à 14h. Elle s’inscrira sous la thématique : « Résister, exister ». Le film Docteur Folamour (1964) de Stanley Kubrick sera projeté dans son intégralité, et suivi d’un débat. Une réunion de travail aura lieu le 6 janvier 2018 à 16h chez Carole Herrmann. […] par Karim Bordeau

Renseignements et inscriptions

11 + 12 =