2ème conversation : La psychiatrie, aujourd’hui et demain…

Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité

Le secteur psychiatrique, tel qu’il a été voulu dès 1960, reste à ce jour l’échelle d’organisation la plus importante des lieux de soins en santé mentale, et la psychanalyse y a régné longtemps comme référence théorique et pratique. Mais diverses menaces pèsent sur lui et se pose la question des alternatives : fonctionnera-t-il autrement ou sera-t-il remplacé ?
Par ailleurs la psychiatrie s’exerce dans des lieux très divers, dont certains inventés par des psychanalystes, et selon des modalités orientées par le symptôme, le projet thérapeutique, la 
temporalité, etc.

Le propos de cette 2ème conversation sera d’évoquer la place de la psychanalyse dans ces lieux, comment elle s’y est perpétuée, comment elle s’est adaptée ou modifiée au gré des évolutions sociales mais aussi économiques et politiques.

Nos invités, tous les trois psychiatres respectivement dans un secteur psychiatrique de la grande couronne parisienne, en centre de traitement d’addictologie et en clinique privée, témoigneront de leur pratique actuelle et de la place faite à la psychanalyse dans leurs établissements.

Car la psychanalyse ne tient pas seulement par les murs qui la contiennent mais comme effet de discours, comme mode de réponse à la demande dont Jacques Lacan disait :
« C’est dans le registre du mode de réponse à la demande du malade qu’est la chance de survie de la position proprement médicale »(1)

Xavier Gommichon, délégué de l’ACF Île-de-France
Beatriz Gonzalez Renou, directrice de L’Envers de Paris.

Rendez-vous le mercredi 28 novembre à 20h au 92 bis, Bld du Montparnasse 75014, Paris.

(1) La place de la psychanalyse dans la médecine. Conférence et débat du Collège de Médecine à La Salpetrière, 1966.

Marge de manœuvre : la trouver, s’en saisir

Dans l’après-coup de la 1re Conversation du mercredi 10 octobre 2018, vous pouvez lire le texte de Florence Hautecoeur : (…) D’un côté, la subversion du psychiatre et de la psychiatrie par la science, l’économie ou le pouvoir dont on croit user, mais que l’on finit, à son insu, par servir. De l’autre, la responsabilité de chaque clinicien orienté par la psychanalyse : ne pas renoncer et ne pas céder sur son désir…