Lectures freudiennes

Collectif, responsable Susanne Hommel

Ces dernières années nous avons traduit : Deuil et Mélancolie (1917), Constructions dans l’analyse (1937), Analyse finie et analyse infinie (1937) La division du Ich dans les processus de défense (1938). Ces quatre derniers textes écrits par Freud au crépuscule de sa vie seront publiés chez Eres dans l’année à venir, en édition bilingue. Ce fut l’occasion d’un important travail de relecture et de notes. A la sortie de ce livre, c’est avec joie que nous transmettrons cette expérience.

Ce groupe de travail est ouvert à toute personne ayant le désir de traduire Freud.
Pour participer contacter  Susanne Hommel> 

Nous nous retrouvons chaque mois chez Susanne Hommel à 21h
au 9 rue de Grenelle 75007 Paris

Participants actuels : Niels Adjiman, Jocelyne Clarke, Christine Hyot, Michèle laboureur, Brigitte Lehmann, Guillermo Crosetto, Nathalie Menier.

 

 

« Une langue entre autres n’est jamais que l’ensemble des équivoques
que son histoire 
y a laissé persister. » (1)

 

Dans Le moment de conclure Lacan écrit que l’on ne peut pas traduire, qu’on ne parle jamais d’une langue que dans une autre langue. Il nous indique la voie, son attention à transmettre l’inédit de l’événement Freud lorsqu’il le traduit : création au plus près du son, corporéité du mot et de la lettre, primauté logique. En ce sens traduire relève d’une expérience analogue à celle d’une séance analytique, faite de trouvailles, de surprises, de coupures, de pertes.  Depuis 40 ans Susanne Hommel s’est attelée à cette tâche de traduire Freud et de le traduire à plusieurs(2). Au fil des groupes qui se font et se défont autour de cette tâche, un  choix perdure : rester au plus près du texte freudien et faire valoir l’intraduisible.

Chaque mois notre collectif se réunit autour d’un texte de Freud que nous avons choisi de traduire pendant l’année. Il n’est pas nécessaire de comprendre l’allemand pour participer à ce travail, éprouvant par là que traduire répond de l’incompréhensible, du passage entre les langues. Au-delà de la langue des dictionnaires, lalangue de chacun est à l’œuvre, mais aussi les langues. Lorsque nous achoppons sur un terme de Freud, nous convoquons sa traduction en hébreu, anglais, espagnol, portugais, ou telle autre langue familière à l’un d’entre nous, pour trouver là entre les langues, une solution qui nous convienne, une façon peut être de s’extraire « de l’immobilité, de la jouissance et de la soumission à un signifiant »(3). Dans ce babel on entend les choix d’une langue, ses préférences, une topologie même, prenons le français où gît la langue des Lumières, l’allemand où gît le corps et l’espace.

Il y a un enjeu politique et conceptuel à traduire Freud : proposer de traduire Einriss des Ich par fissure du Ich plutôt que par déchirure du moi, le verbe mit-teilen par faire-part plutôt que par communiquer, le verbe verlassen par laissé en plan plutôt qu’abandonner.

Mais aussi s’autoriser à jouer des équivoques et de se laisser guider par le signifiant : Ichveranderung traduit par altération pour garder la correspondance entre Anderung et alter par exemple. C’est aussi oser traduire verliebheit par amourosité, condensant amour et morosité. Nathalie Menier

(1) Lacan J., L’étourdit, Autres écrits, Paris, Seuil, 2001.
(2) Textes publiés : Esquisse d’une psychologie, Paris, Eres, 2011 et « Fétichisme » ainsi que de nombreux  articles sur ce travail parmi lesquels : « La langue est battue, la violence dans tout travail avec la langue », Tresses n° 49, décembre 2016-janvier 2017, pp. 67-73.
(3) Ibid., p. 72.

Nos rencontres

Narcissisme et égoïsme coïncident

Collectif « Lectures Freudiennes », L’accent sera mis sur les restes diurnes en tant qu’ayant fonction de sculpteurs du rêve, le Jeudi 5 juillet à 21h chez Susanne Hommel.

Compléments métapsychologiques à la doctrine du rêve

Dans l’état de sommeil le dormeur se débarrasse des couches qui le protègent du monde extérieur, de ses vêtements, et des couches psychiques qui le protègent de son état de détresse fondamentale, il est en état de Hilflosigkeit. […] par Susanne Hommel

Collectif « Lectures Freudiennes »

Nous avons continué à traduire et à commenter le texte de Freud « Compléments métapsychologiques à la doctrine du rêve », écrit en 1917, notre prochaine rencontre aura lieu le 6 mars 2018, 21 heures à Paris.

en fin d’analyse…

« Alors là il faudrait s’attacher aux tout derniers textes de Freud parce qu’il y a affaire, en effet, à ce qui se découvre en fin d’analyse aussi bien dans « Analyse finie et infinie » qui a été écrit au début de 1937 […] par Suzanne Hommel

Nouvelles traductions de Freud, par Suzanne Hommel

Nous avons terminé la traduction des trois derniers textes de Freud :
« Konstruktionen in der Analyse » – Constructions dans l’analyse » (1937), « Die Ichspaltung im Abwehrvorgang » – La division du sujet dans le processus de défense – (1938), et (…) Les trois textes seront publiés en bilingue par l’édition Éres.
Nous entamerons la traduction de (…) par Suzanne Hommel

Lecture Freudiennes. Passé, présent, avenir

[…] Le texte que nous avons choisi pour la suite est «  Die Zukunft einer Illusion  » – L’Avenir d’une illusion, 1927. Freud a rédigé ce texte entre les deux Guerres Mondiales. Freud écrit que le présent doit être devenu le passé pour avoir un point d’appui pour juger ce qui est à venir.

Lectures freudiennes

Nous avons envoyé le 31 janvier 2017 trois textes traduits à l’éditeur. Il s’agit de «Deuil et mélancolie» (1917), de «Constructions dans l’analyse» (1937) et de «La division du sujet dans le processus de défense» (1938).

C’est le dernier texte de Freud qu’il n’a pas pu terminer. La plume lui est tombée des mains. La mort a interrompu la rédaction de cette «Division du sujet dans le processus de défense».

La semaine prochaine je ferai parvenir la traduction de «Analyse finie et analyse infinie» (1937) à l’éditeur.
Par ailleurs nous commencerons le 28 février 2017 la traduction de «Avenir d’une illusion» que Freud a écrit en 1927. [Susanne Hommel]

lectures freudiennes : … l’enfant en détresse est capable de choisir…

Déjà dans le courrier de novembre j’ai proposé une lecture précise de l’oeuvre freudienne. Dès le début, dès « L’Esquisse » écrit en 1895 Freud écrit que l’enfant en détresse est capable de choisir : il est capable de réaliser le travail nécessaire à l’intérieur de son corps pour produire un événement de satisfaction, ein Befriedigungserlebnis.
Dans un de ses derniers écrits « Die endliche und die unendliche Analhyse »,- L’analyse finie et l’analyse infinie – (1937), il défend la même idée : […] Suzanne Hommel

Le Ich, en mesure de choisir …

L’Esquisse a été publié en bilingue en 2011 aux Editions Érès. Les traductions que nous terminons, dont « L’Analyse finie et l’analyse infinie » seront publiées en bilingue.
Nous nous rencontrons le 2 novembre 2016 chez Susanne Hommel.