Édito octobre 2019

Chers membres et amis de L’Envers de Paris,

L’automne est là, et comme souvent, l’après-coup de la rentrée nous entraîne dans l’élan parisien, foisonnant de nouveautés.

Nous rentrons aussi dans la dernière ligne droite vers les J-49 de l’ECF « Femmes en psychanalyse ». La précision et la subtilité cliniques seront au cœur des simultanées du samedi. Et la journée du dimanche promet un feu d’artifice allant des témoignages des AE à la rencontre avec les invités : Delphine HorvilleurPascal Quignard et Paul B. Preciado. Rendez-vous le 16 et 17 novembre au Palais des Congrès. Pour s’inscrire, il suffit d’un clic>.

Pour preuve, la Nuit blanche de l’AMP, qui aura lieu ce samedi 5 octobre au local de l’ECF. Nous le savons bien, la nuit, il se passe des choses, et cette nuit blanche promet des lectures, des projections, et d’autres intermèdes. Une perspective vers le 12e Congrès de l’AMP, « Le rêve. Son interprétation et son usage dans la cure lacanienne ». Avec Marie-Hélène Brousse*, Hervé Castanet*, Laurent Dupont*, Clotilde Leguil*, François Rouan, Gérard Wajcman*. Congrès AMP>

A travers différentes activités préparatoires, L’Envers de Paris est sur les starting-block vers les J-49 :

Le vecteur Champ / Contre-champ / Hors-champ organise une projection du film Une femme est une femme, de Jean-Luc Godard, suivie d’un débat animé par François Ansermet* et Nouria Gründler. Samedi 5 octobre à 14h, cinéma Saint-André des Arts.

Le vecteur Psynémapropose la projection du film De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (1973) de Paul Newman. Samedi 12 octobre à 14h, Patronage laïque Jules Vallès. Karim Bordeau nous envoie un texte préparatoire où il met en relief un fragment du séminaire de J. Lacan Encore, à partir duquel les participants à ce vecteur vont aborder le débat suivant la projection.

La soirée de rentrée des Cartels, organisée par l’EdP et l’ACF-IdF, aura lieu le mardi 15 octobre au local de l’ECF. Le thème choisi avec soin par Serena Guttadauro et l’équipe de Paris-Cartels : « Lectures du féminin. Pas toute dans le savoir » résonne également avec les J-49Avec les interventions de Maria Novaes ; « Ni plus, ni moins : Pas toute dans le savoir », Soledad Peñafiel ; « Un trou dans le savoir », Andrea Castillo ; « De la jouissance »Marie-Hélène Brousse* animera la discussion. Par la suite aura lieu le tirage au sort pour la constitution de nouveaux cartels.

La rencontre avec Marie Monge, réalisatrice, autour de son film Joueurs, est à point. Plusieurs membres de L’Envers de Paris ont pris part à cet événement vers les J-49. La projection sera suivie d’une conversation avec Gustavo Freda* et Florence Hautecoeur.

Dans ce premier long métrage, présenté en 2018 à Cannes, Marie Monge fait le portrait d’Ella, jeune femme emportée par l’élan d’une rencontre imprévue. L’héroïne de Marie Monge, sait quelque chose du vertige propre au désir noué à la jouissance. Jeudi 17 octobre à 20h, aux Ateliers Varan.

Le mardi 22 octobre à 20h, rendez-vous à la Maison de l’Amérique Latine pour une performance étonnante. Il s’agit du travail de Florence M.-Forsythe, Laure Guizerix, Sylvia Lipa-Lacarrière et Carol-Ann Willering. Quatre artistes qui proposent un cycle théâtrale intitulé Autour des femmes. Elles ont accepté de nous rejoindre dans la préparation vers les J-49, à travers la lecture du texte Quand Madame Mao rencontre Eva Braun. Ce fragment permet de saisir de quoi est fait le lien de certaines femmes à la civilisation, pour le meilleur comme le pire. Dans son cours Les us du laps, Jacques-Alain Miller notait que lorsqu’on l’on veut savoir un peu plus sur un homme de pouvoir, il est opportun de s’intéresser à la femme qui partage sa vie. Francesca Biagi-Chai* animera le débat.

Lectures freudiennes reprend son travail autour du texte de Freud Complément métapsychologique à la doctrine du rêve (1916). Mardi 1 octobre à 21h.

Le vecteur Théâtre et Psychanalyse, démarre sa nouvelle saison en force avec deux rencontres en octobre. Dimanche 6 octobre à 15h, à l’Espace Cardin pour Le Misanthrope, de Molière. Représentation suivie d’une discussion avec Alain Françon, metteur en scène et Bénédicte Jullien*.

Le dimanche 27 octobre à 16h au Théâtre de la Porte Saint-Martin, nous aurons le grand plaisir de retrouver Zabou Breitman autour de sa mise en scène de La dame de chez Maxim, de G. Faydeau. Spectacle suivi d’une conversation avec Clotilde Leguil*. Ces deux rencontres seront animées par Philippe Benichou.

Et last but not least, le Bal des J-49>, « Venez comme vous êtes ! » nous disent les organisateurs.

Je vous souhaite un très bon mois d’octobre.

Beatriz Gonzalez-Renou,
directrice de l’Envers de Paris

*Psychanalyste membre de l’ECF

L’avez-vous lu ?

Genre et psychanalyse…

Dans « Ces corps qui comptent » (1993), Judith Butler se recentre sur la matérialité du corps pour répondre à ceux qui l’avaient accusée d’un constructivisme naïf. Sa réflexion tourne autour des possibilités de visibilité et viabilité des minorités, en essayant de démontrer que la matière est toujours prise dans le langage, un langage toujours-déjà politique, qui vient déterminer l’intelligibilité des corps… Par Anna Cominetti

Lectures Cliniques

Le travail au Vecteur « Lectures cliniques » de L’Envers de Paris produit des effets dans l’après-coup. La lecture d’un texte avant et après le vecteur est enrichie de la discussion. Certains termes interpellent, questionnent, plus que d’autres, d’autant plus quand les textes précédents y ont également fait référence. Par Isabelle Magne

Dans l’après-coup des rêves dansants

Partons du postulat qu’on ne peut pas parler de la femme sans son rapport à l’homme et à l’Autre sexe. Dans son Propos directif pour un Congrès sur la sexualité féminine, Lacan évoque le chemin qui est celui de la sexualité féminine, du point de vue de son rapport au manque du père, au père en tant qu’il est finalement faillible, pas tout puissant. « Pourquoi ne pas admettre en effet que, s’il n’est pas de virilité que la castration ne consacre, c’est un amant châtré ou un homme mort (voire les deux en un), qui pour la femme se cache derrière le voile pour y appeler son adoration. » Par Sarah Dibon

La chasse aux sorcières…encore d’actualité ?

La chasse aux sorcières...encore d’actualité ? Par Bernadette Colombel C’est en plein maccarthysme(1), connu également sous le nom de « Peur rouge » qu’ Arthur Miller, écrivain engagé, écrit une pièce de théâtre, Les Sorcières de Salem (2), jouée pour la première fois...

Psychanalyse et psychiatrie

2ème conversation : Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité

La 2éme Conversation s’est tenue le mercredi 28 novembre 2018 à Paris. Elle avait pour thème : « Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité ». Le propos était d’évoquer la place de la psychanalyse dans ces lieux, comment elle s’y est perpétuée, comment elle s’est adaptée ou modifiée au gré des évolutions sociales mais aussi économiques et politiques…

Marge de manœuvre : la trouver, s’en saisir

Dans l’après-coup de la 1re Conversation du mercredi 10 octobre 2018, vous pouvez lire le texte de Florence Hautecoeur : (…) D’un côté, la subversion du psychiatre et de la psychiatrie par la science, l’économie ou le pouvoir dont on croit user, mais que l’on finit, à son insu, par servir. De l’autre, la responsabilité de chaque clinicien orienté par la psychanalyse : ne pas renoncer et ne pas céder sur son désir…

Écouter, voir..

Trois séries, trois femmes…

« Les femmes des séries, qui sont les femmes du nouveau millénaire sont animées par quelque chose dont on ne sait pas grand-chose : pas d’idéaux, pas d’idéologies, pas de maîtres tout simplement. Femmes de ce temps, elles sont comme ce monde, sans limite, sans frontières, mais habitées par une force essentielle, inépuisable »(1). Gérard Wacjman.

Danse & psychanalyse

La beauté de ce film réside au-delà de la contemplation d’une œuvre accomplie. Au-delà de la belle image tant convoitée et du geste maîtrisé demandé par l’autre, auxquels ont particulièrement affaire ceux qui traversent « la plus délicate des transitions », celle située entre l’enfance et l’âge adulte. Par Sarah Dibon

LACAN SATYRICON Rencontre savante et psychanalytique

A la fin des années soixante, Federico Fellini réalisa un film inclassable à laquelle Lacan s’est référé dans le Séminaire XVII L’Envers de la psychanalyse. En ajoutant son nom au célèbre roman attribué à Pétrone, le cinéaste joua aussi de l’équivoque entre satire latine et satyre grec…

Théâtre & psychanalyse

L’intrigue se déroule autour de la découverte par le docteur Stockman de la contamination de l’eau des bains. Ce savoir, refusé ou nuancé par ce petit monde, produira chez lui une transformation en héros moderne. Un savoir, devenu La vérité. Par Stéphanie Lavigne

Lire encore…

Psynéma, « Femmes et contingence »

  Femmes et contingence par Karim Bordeau La rencontre du 13 avril 2019, qui a eu lieu au Patronage Laïque Jules Vallès avec la projection du film Minority Report de Spielberg, a été l’occasion d’une réflexion autour du réel de la contingence et de son nouage à...

Le corps, pas sans la psychanalyse…

Avoir un assistant ? Parfait : quelqu’un va m’aider à réaliser certaines tâches …. Pas tout à fait ! De nos jours un assistant n’est plus à tout coup une personne, mais souvent un logiciel. Il s’agit des « assistants vocaux », ces boîtes pleines de technologie, auxquelles il faut parler pour les faire fonctionner. Leur nom anglais n’est pas banal : « smartspeakers », que nous pouvons traduire littéralement par : parleurs intelligents. Si nous ne parlons plus d’intelligence uniquement pour les êtres humains, il reste évident que la parole est le propre du sujet. Quel est donc ce « parleur » ? Qui me parle ? À qui je parle ? par Marc Rumen-Doucoure

Psynéma…

C’est sur le statut de la contingence au sens lacanien du terme que s’est noué le débat ; l’utopie d’un discours sensé dominer le monde, sans reste, ni perte, et qui serait accointé à des algorithmes  « vivants », sorte de « nouvelle alliance » monstrueuse du corps et de la parole, est montrée d’une façon saisissante par Spielberg. Par Karim Bordeau

Le corps, pas sans la psychanalyse…

Dans la suite de nos réflexions, à propos du corps, sur notre rapport actuel au monstrueux et aux utopies, nous avons entamé un travail sur une mise en tension entre les fictions modernes et les sujets pris dans le monde d’aujourd’hui où la réalité est de plus en plus façonnée par l’accélération vertigineuse des productions d’une science mise au service des marchés. Par Geneviève Mordant

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