Édito mai 2017

Notre Journée du 10 juin

«Penser que la psychanalyse est exclusivement une expérience d’un par un, une expérience
intime échappant au chaos, au malaise qui prévaut au dehors, est une erreur.» [1] –
Jacques-Alain Miller

Chers collègues,

Et voilà que l’Envers de Paris, en choisissant de se pencher sur « Les nouveaux visages de la ségrégation », donne une incarnation puissante à ces mots très forts de Jacques-Alain Miller, prononcés tout récemment à Madrid. C’est une joie de constater que ce désir, surgi il y un peu plus d’un an à peine, de donner une orientation commune à nos initiatives autour d’un événement majeur, deviendra une réalité le 10 juin prochain : une Journée d’étude, une Journée clinique, pour réfléchir à ces manifestations haineuses qui ont implosé au milieu de nos vies, dans notre quotidien, avec le surgissement d’attentats d’une violence sans précèdent, sur notre sol et partout ailleurs, marquant dans nos modes de vie, brutalement, un avant et un après. Les effets de cette effraction se lisent un peu partout : de la géopolitique, aux mouvements sociétaux en passant par le champ de la subjectivité. Entre consolidation de préjugés et replis de tout bord, l’angoisse enserre l’individu autant que le collectif, remaniant sur son passage le relief de notre monde. En écrivant ces mots au lendemain du terrible attentat de Manchester, je pense à cette formule très juste d’Olivier Roy : « L’effet de terreur de Daech ne met pas les sociétés occidentales à genoux, il les radicalise à leur tour »[2] et à la journée organisée par le CPCT de Lyon en octobre dernier qui mettait elle-aussi cette question au travail sous l’intitulé « Qu’est-ce qui (me) radicalise ? »

Ces effets de défragmentation en cascade ne sont pas pour autant les seuls autour desquels s’installent les pratiques ségrégatives, à défaut de trouver des discours en mesure d’éponger le trop d’angoisse suscité par les remaniements, en constante accélération, de notre civilisation hypermoderne. Tout change vite, sans trêve, sans intervalle, transformant sans cesse un monde qui n’est plus ordonné par les anciens binaires de l’ordre symbolique mais aspiré par le vertige de ce régime illimité auquel Jacques Lacan a donné le nom de pas-tout.

Six séquences cliniques scanderont la Journée, entre exposés de fond et conversations cliniques autour des situations rencontrées par des praticiens intervenant dans des institutions où le réel de la ségrégation se présente sous des visages coriaces et pluriels. Des institutions s’inscrivant dans l’orientation lacanienne seront de la partie : Intervalle-CAP, parADOxes, L’EPOC, Lien POPI, Souffrances au Travail, aussi bien que des vecteurs cliniques de l’Envers comme TyA-Addictions et l’Atelier de Criminologie Lacanienne.

Nous sommes ravis d’accueillir nos invitées Zorah Harrach et Valérie Lauret, qui nous feront part de leurs expériences auprès des jeunes dans le dispositif de prévention des extrémismes violents où elles interviennent toutes les deux, dans une conversation animée par Philippe Lacadée.

Des collègues de l’ECF qui œuvrent avec rigueur pour l’élucidation de la haine et de la ségrégation propres au XXIe siècle, Éric Laurent et Clotilde Leguil, interviendront sur les aspects les plus aigus et les plus actuels de ces questions incandescentes tandis qu’Annie Dray-Stauffer et Sophie Gayard aborderont l’intime de la ségrégation dans la cure analytique.

Camilo Ramirez
Directeur de l’Envers de Paris

[1] Miller, J.-A. « Conférence à Madrid », in LQ 700
[2] Roy, O. Le Djihad et la mort, Seuil, Paris, 2016, p. 13.

La présence de chacun de vous nous importe pour faire vivre, autour d’un moment formidable, notre association de l’Envers et sa façon unique d’incarner l’orientation lacanienne dans Paris.

Pour accompagner cette journée qui se déroulera dans le très beau lieu du Campus des Cordeliers, le peintre Salvatore Puglia, exposera des œuvres, dont l’une est celle de notre affiche, et proposera des estampes sur notre thème de travail. Une librairie aux ouvrages choisis vous attendra ainsi que d’autres surprises au fil de la journée et pour sa clôture.

Je vous invite à vous inscrire dès à présent par chèque ou par PayPal en cliquant sur ce lien : goo.gl/RK0Bxu
Prix : 40 euros
Etudiants et demandeurs d’emploi : 15 euros
Chèques à l’ordre de l’Envers de Paris, à envoyer à L’Envers de Paris, 50 rue Bichat, 75010 Paris.
Rendez-vous donc le 10 juin au Campus des Cordeliers à 9h, 21 rue de l’Ecole de Médecine 75006, Métro Odéon.

Vous trouverez dans ce numéro, plusieurs contributions issues de plusieurs vecteurs à la préparation de notre Journée aussi bien que les annonces de les activités à venir.

 

Visages de la ségrégation dans l’optique des Vecteurs


Marga Auré : Le sujet comme tel est un immigré
Marie-Christine Baillehache : Les Lumières de Marivaux sur « L’ile des esclaves »
Philippe Benichou : Deux personnages d’exception
Karim Bordeau : La fiction des Aliens dans le cinéma
Géraldine Caudron : Le retour des fantômes
Corinne Chabot : « …de qui sommes–nous frères ? »
Ariane Chottin : Le portrait du diable
Laure de Bortoli : Ni espoir ni désespoir, un au-delà
Guido Reyna : Une hystoire de Sinbad
Pierre-Yves Turpin : Rencontre avec Thomas Bellorini

Évènements à la Une

Gaël Faye : mi-dire un « Petit pays »

Par une succession de 31 chapitres courts, de 31 petits tableaux pointillistes qui s’achèvent le plus souvent sur une chute lourde de menaces, G. Faye parvient de façon subtile et efficace à laisser entrevoir le réel innommable qui se tapit derrière les mots rassurants et les apparences séduisantes d’une Afrique coloniale. Chaque dernière phrase est là pour faire saisir au lecteur la fragilité du présent travaillé par des forces meurtrières. Le récit se déroule au Burundi, pays voisin du Rwanda, parcourt les jours heureux de l’enfance de « Gaby » pendant l’année 1993 et se termine avec les massacres racistes des Hutus contre les Tutsis d’Avril à Juin 1994.
Par ce pointillisme littéraire […] par Philippe Doucet

BAAL

Après Les Liaisons dangereuses, Christine Letailleur monte la deuxième version de Baal, (1919) première pièce de Brecht (traduction Éloi Recoing) dont il fera cinq versions. La première, qu’il voulait intituler « Baal danse, Baal bouffe, Baal se transfigure », écrite juste après la Grande Guerre « constitue la matrice originelle et sans doute l’essence même de son œuvre à venir ». […] Christiane Page

Lecture Freudiennes. Passé, présent, avenir

[…] Le texte que nous avons choisi pour la suite est «  Die Zukunft einer Illusion  » – L’Avenir d’une illusion, 1927. Freud a rédigé ce texte entre les deux Guerres Mondiales. Freud écrit que le présent doit être devenu le passé pour avoir un point d’appui pour juger ce qui est à venir.

Psynéma avril

Notre dernière séance a été consacrée à un large débat autour des deux films que nous avons finalement choisis quant à l’exposition future de nos travaux sur le phénomène « alien » dans le cinéma : The Thing de Carpenter (1982) plus que jamais d’actualité — et Invasion of the Body Snatchers de Kaufman (1978) qui a ses antécédents notoires — lui aussi d’une actualité politique brûlante. Entre ces deux derniers films, impossible ici de ne pas insérer l’énigmatique Alien de R.Scott sorti en 1979. Il est incontestable que ces trois longs métrages se répondent quant au noeud de la jouissance et du corps dont il est question. Cette triplicité a marqué par ailleurs son époque, parfois après coup comme pour The Thing — il s’agirait maintenant de démontrer ce qu’elle implique comme dire.
[…]

Psynema Mars

La séance du mois de février a permis au groupe de dégager le choix des deux films autour desquels s’organisera la soirée d’exposition des travaux du Vecteur. Ces deux films sont The Thing de John Carpenter (1982) et L’invasion des profanateurs (The Invasion of the Body Snatchers) de Philip Kaufman (1978).
Ces deux films se répondent en bien des points : l’alien s’empare du corps de l’homme sans qu’il s’en rende compte […]

Les nouveaux visages de la ségrégation

Une soirée préparatoire à la Journée du 10 Juin de l’Envers de Paris sur « Les nouveaux visages de la ségrégation » aura lieu le Mercredi 26 Avril 2017, de 21 à 23 heures, atelier 7 du CentQuatre – Paris (5 rue Curial, 75019), en liaison avec L’Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultation (L’EPOC),

avec la participation de Thierry Jacquemin, psychiatre, psychanalyste membre de l’ECF, Geneviève Mordant et Guido Reyna, membres du Vecteur- recherche de l’Envers de Paris « Le corps, pas sans la psychanalyse », et Thomas Bellorini, chef-de-chœur et metteur en scène d’un spectacle réalisé à partir de « Le dernier voyage de Sindbad » d’Erri de Luca, qui fait écho aux drames des migrants. (…)

Soudain l’été dernier

« Ce qui me passionne dans Soudain l’été dernier, c’est la manière dont la réalité se révèle sous les airs du plus terrifiant des fantasmes ». C’est ainsi que Stéphane Braunschweig présente ce qui fait la valeur de cette pièce de Tennessee Williams qu’il met en scène au Théâtre de l’Odéon. Est-ce cette réalité qui heurta l’auteur au point qu’il dit avoir quitté la projection du film qui en fut tiré, horrifié par une approche littérale qui en méconnaissait la dimension métaphorique ? (…) Philippe Benichou

Paris, c’est aussi les enseignements de l’École de la Cause Freudienne

Enseignement de la passe 2015-2016 Opacité et approches du réel   Lacan, dans son dernier enseignement, offre la perspective de « ne pas se faire leurrer de quelque fin plate »1 quand on termine son analyse, et il offre la passe à « ceux qui se risquent à témoigner au mieux de la vérité menteuse »2. Si elle est menteuse, c’est que le réel ne peut que mentir : exclu du sens, il reste opaque. Donner du sens au réel est possible dans la clinique sous transfert, mais c’est une voie de mirage. Jacques-Alain Miller3 nous a exhorté à renoncer à la transparence devant l’opacité, sans céder sur l’élucidation. En fin d’analyse, dans l’outre-passe, il s’agit de porter, au mieux, quelque lumière sur cette opacité. Que recouvre-t-elle ? La jouissance, toujours présente une fois le symptôme déchiffré, le corps qui en est affecté et qui parle à partir d’elle, point du refoulement originaire freudien. Comment parle-t-il alors que « nous n’avons aucune idée du réel parce que le langage est un mauvais outil »4 ? Si le langage, qui donne au sujet des airs d’être, est un mauvais outil pour le réel, il s’agira de rendre compte de comment l’écriture peut opérer face à des bouts de réel, de comment un bord de semblant peut situer le noyau de la jouissance, ou de quel autre artifice a-t-il été fait usage. Sans oublier « que tout doit être repris au départ à partir de l’opacité du sexuel »5. Cinq soirées seront proposées dans l’année : chacun des cinq A.E. en exercice proposera un thème pour une soirée afin d’approfondir ces questions. Il choisira un extime pour en animer la conversation. Les autres A.E. pourront, selon leur désir, s’y joindre pour intervenir. Danièle Lacadée Labro et Michèle Elbaz   Notes :   1 – Lacan J., « Joyce Le Symptôme », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 570. 2 – Lacan J., « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », op. cit., p. 572. 3 – Miller J.-A., « Semblants et sinthome », Scilicet, Semblants et sinthome, VIIe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse – Paris 2009, collection Rue Huysmans, ECF, 2009, p. 24. 4 – Lacan J., Le Séminaire, leçon du 15 novembre 1977, inédit. 5 – Lacan J., Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 64.   Les mardis 8 décembre 2015, 12 janvier, 8 mars, 10 mai et 14 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h 15
Lien social et Identification à la lumière du « Y a de l’Un », Marie-Hélène Brousse Le débat a traversé l’Atlantique. Aux USA la grande question actuelle s’énonce ainsi : Identity Politics. Elle a commencé à faire parler d’elle dans les « gender studies », version US du « Il n’y a pas de rapport sexuel », mais elle n’a pas tardé à se diffuser à toutes les minorités dites raciales ou encore religieuses. Partout le trivial « je suis… » a changé de statut en s’affranchissant des évidences que garantissaient le Nom-du-Père et ses traditions. En Europe elle se pose aussi, de façon plus conflictuelle et à la fois moins crue. Ainsi l’expression « jeunes de la diversité » s’est imposée dans le discours. La science et les techno-sciences ont transformé aujourd’hui les coordonnées traditionnelles des discours identitaires. L’époque du Un-tout-seul mis en évidence par Jacques-Alain Miller exige de la psychanalyse d’autres coordonnées que celles mises en évidence par la Massenpsychologie freudienne qui reste attaché au Un de l’exception. L’enseignement de Lacan permet de développer une autre orientation. À la Massenpsychologie vient répondre le lien social c’est-à-dire les discours comme prescription des modes de jouir. Émancipées du Nom-du-Père évanouissant, selon quelles modalités s’opèrent aujourd’hui les identifications ? Les mardis 24 novembre, 15 décembre 2015, 26 janvier, 16 février, 22 mars, 12 avril, 24 mai et 21 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h15
Quelques tours dans « L’étourdit », Philippe La Sagna Il s’agira de déplier certains passages du texte de Jacques Lacan de 19721. Ce texte est la reprise d’une conférence donnée par Lacan à la fin du Séminaire XIX. Nous en lirons quelques extraits en essayant de ne pas quitter le niveau de la phrase. Nous ne lirons donc pas tout le texte mais nous ferons des « tours ». Nous attendons de l’auditoire des questions mais aussi des contributions. Donc ceux qui le souhaitent pourront transmettre leur mail pour rendre ces échanges plus faciles2. Comme le soulignait J.-A. Miller le 17 novembre 2004 : « Ce qui se dit est dans ce qui s’entend. » Pour prendre donc en compte « ce qui s’entend » au niveau des participants, le programme sera défini au fur et à mesure. Nous examinerons d’abord la question du dire et du dit qui renvoie à la difficile relation entre la linguistique, la logique et la psychanalyse. Le vrai, le faux, l’existence, l’universel, comme le singulier, l’impossible, le nécessaire et le contingent constituent les éléments de la logique, voire de tout discours. Mais dans la psychanalyse ils ne peuvent se penser sans partir de la jouissance des corps. C’est un écart majeur par rapport au formalisme logique qui cherche à établir un discours sans équivoque, ou un discours qui ne resterait pas un semblant de discours. C’est un écart par rapport à l’ontologie et aussi par rapport au structuralisme ! Il s’agit de savoir à quoi sert un discours, ce que soulevait déjà de façon naïve le tournant du pragmatisme en linguistique. La parole au niveau du discours n’est pas communication mais moyen d’action, moyen d’obtenir satisfaction. Autrement dit l’équivoque du langage et la jouissance des corps sont nouées. Le dire que Lacan révise et introduit pour nous devient, dans cette perspective, « l’autre » de la jouissance : « La jouissance, ça, ça existe. Il faut qu’on puisse en parler. Moyennant quoi, il y a quelque chose qui est autre, et qui s’appelle le dire. »3 Cette jouissance qui fait matière pour le droit et la politique est celle du corps en tant que corps sexué. Ceci implique que ce corps n’est pas seul. La logique des discours que Lacan avance et qui part de la question de la jouissance articulée au lien social succède à la logique du signifiant et reprend de façon originale ce qui était resté en arrière dans les élaborations premières de Lacan sur la parole et la vérité. Lacan ainsi se distingue du structuralisme en prenant à bras le corps les relations sociales à partir des relations entre les hommes et les femmes, leurs relations au corps sexué. La question de la sexualité freudienne est donc entièrement reprise dans un examen serré du ressort logique des mythes freudiens. Depuis l’Œdipe jusqu’à ceux sur l’origine de la culture et les impasses sexuelles qu’ils supposent pour les hommes et les femmes. Ces impasses se calculent logiquement à partir du dire de Freud que Lacan nous démontre être : « Il n’y a pas de rapport sexuel. » Tout cela suppose de réviser complètement ce que nous définissons comme le sexuel et nécessite donc d’écrire autrement la sexuation. Dans cette perspective l’homme devient le touthomme avec à l’horizon un papludun, une femme est l’hétéros, la pastoute qui rencontre l’hommoinzin ou pas. L’être devient parlêtre, la langue la lalangue, le signifiant le semblant, l’absence ab-sens, la pudeur dé-sens. Ces torsions de la langue déploient déjà une stratégie de sortie du sens et d’affirmation du réel qui sera encore plus sensible plus tard avec le sinthome. Il s’agit d’écrire contre le sens avec des mathèmes, mais surtout avec une topologie, voire dans un langage « ordinaire » neuf. Ce texte est aussi un point de capiton dans la topologie de Lacan. Depuis le début des années 60 Lacan est passé de la topologie du graphe et de ses circuits à celle du cross-cap qui se parachève dans ce texte pour mieux ouvrir la perspective topologique à venir des nœuds. Enfin et surtout, ce texte est un texte qui traite de l’interprétation, qui en traite tout au long du texte et nous donne un éclairage sur la fin de la cure. Ces deux questions serviront pour nous de point de départ pour articuler ce que peut être une politique lacanienne aujourd’hui.   1 – Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 449 à 495. 2 – En adressant un mail à plasagna@free.fr 3 – Lacan J., Le Séminaire livre XIX, … ou pire, Paris, Seuil, 2011, p. 226.   Les mercredis 2 décembre 2015, 6 janvier, 3 février, 23 mars, 6 avril, 18 mai et 15 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1 rue Huysmans, 75006 Paris – 21h 15

ecf-messager, vous connaissez ? 

Petit dialogue entre @mis

Ce n’est pas cette liste de diffusion intense de l’École de la Cause freudienne ?

J’en ai entendu parler…

Oh oui, intense ! Pour tout connaître de cette École et de sa petite flottille, les différentes ACF (l’École dans les régions).

Tout connaître, vraiment ? 

Tout connaître, on n’y arrive pas. Mais ECF-Messager, c’est : des informations nombreuses, des réflexions diverses sur le moment présent et son intérêt pour la psychanalyse, les news de l’orientation lacanienne, heure par heure, du sur mesure pour vous, pour la psychanalyse… Par exemple, un ami m’avait envoyé les petites vignettes cliniques que le Directoire avait suscitées, et qui préparaient l’événement Question d’École sur le contrôle. Et quel régal de découvrir deux fois par semaine les nouveautés du Blog des Journées de l’ECF !

Tout savoir aussi sur les cartels, Lacan Quotidien, les dernières parutions, les grands événements de la psychanalyse dans le monde (Association Mondiale de Psychanalyse) et bien d’autres choses encore.

Et je peux rejoindre cette liste ? 

Quand tu veux. C’est gratuit ! Tu le demandes au secrétaire de l’ECF grâce au formulaire de contact ci-desous…

Et tous ces messages, ce n’est pas trop ? 

Penses-tu ! Je me suis créé une boite type Gmail dédiée à cette liste, en un clin d’œil l’objet du message m’indique si je garde ou si je jette ; et pour éviter qu’ils finissent dans les spams, j’ai entré l’adresse ECF-Messager dans mes contacts.

Toi alors, tu as toujours un tour d’avance…

Allez, on y court vite ? Car ce messager change de jour en jour…

Formulaire d'inscription au courrier ecf-messager

8 + 10 =

Seminario Latino de París 2ème séance, 27 janvier

  SEMINARIO LATINO DE PARIS-ENVERS DE PARIS   El Seminario Latino de Paris vous invite à faire une lecture en espagnol du Séminaire de l’Orientation lacanienne, El Ultimísimo Lacan de Jacques-Alain Miller, édité par la Editorial Paidós.   Ce cours est...

Corps désirable

Le 20 mai 2016, Rencontre-Débat avec Hubert Haddad autour de son ouvrage Corps désirable. Soirée animée par M.H. Brousse et F. leguil. Ce qui, entre littérature et psychanalyse, peut être avancé sur l’éprouvé réel du corps pour chaque sujet…

Un oubli de son corps :

Jean Faucheur « Le cri », 2014 Geneviève Mordant Nous continuons d’explorer ce thème du corps et de l’impossible en interrogeant différents artistes, pour mettre en tension l’impossible et leur corps en tant qu’impliqué dans leur geste artistique respectif. Notre...

Gambling at the TyA

La référence aux idéations des joueurs est, aujourd’hui la bouteille à l’encre non plus seulement des sociologues mais aussi des rééducateurs de la pensée et du comportement…

La butée du corps

Nous projetons de continuer cette série de rencontres avec d’autres artistes, dans l’idée de reprendre en détails chacun des entretiens et d’en faire une synthèse sur le thème de l’impossible pour le corps-parlant.

Écouter, voir

Victime ! Compte-rendu de la soirée avec Richard Rechtman

Le 21 mai 2015 a eu lieu à l'Hopital pour adolescents Gombault Darnaud à Paris une soirée préparatoire au Congrès Pipol 7: Victime! Une conversation avec Richard Rechtman et François Leguil. Ricardo Schabelman propose pour Radio Lacan une chronique des points vifs de...

L’Europe psychanalytique enlevée !

En attendant, le 5 novembre, l’invitation de Bernard Henri Lévy à sa pièce inquiète Hôtel Europe, et le débat avec l’Envers de Paris, Philippe Benichou, Directeur de l’Envers de Paris a donné la parole à Jean-Daniel Matet : l’Europe de la psychanalyse en avance sur l’Europe politique en construction ?

Beckett : la viduité du regard

En 1958, S. Beckett écrit sa pièce « La dernière bande ». Dans un dispositif dépouillé, clos et sombre, un homme seul, Krapp, dialogue avec une bande magnétique enregistrée par lui-même 30 ans plus tôt. Cet homme, dont le nom résonne avec « crap » / « merde » en anglais, a un rapport profondément désaccordé au monde qui lui fait face et le regarde. Son rapport morcelé au corps et à la langue l’oblige à lutter âprement pour avoir le sentiment d’exister. Réécouter rituellement sa bande enregistrée […] Marie-Christine Baillehache

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

Don Juan : rire du Pas-Tout

[…] En s’emparant du « Don Juan » de Molière, et à l’instar de son héros qui remet en question les représentations et les certitudes établies par le Discours Maitre, le choix de mise-en-scène de J-F Sivadier bouscule les règles stables du théâtre classique et fait de la scène théâtrale « une piste de cirque où se succèdent, dans une dramaturgie de zapping, une succession de numéros interchangeables. ». […] Par Marie-Christine Baillehache

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