Littérature

Ce groupe de travail est animé par
Marie-Christine Baillehache

« Il est clair désormais que les puissances sombres du surmoi se coalisent avec les abandons les plus veules de la conscience pour mener les hommes à une mort acceptée pour les causes les moins humaines, et que tout ce qui apparaît comme sacrifice n’est pas pour autant héroïque. »
Jacques Lacan, « La psychiatrie anglaise et la guerre », L’Evolution psychiatrique, 1947, fascicule III, p. 311.

Notre Vecteur Psychanalyse et Littérature se réunit assidument une fois par mois à 20h à l’Hôtel Hilton-Paris-Opéra.

Nous poursuivrons jusqu’en Juin 2016 notre travail sur le texte de 1971 de J. Lacan « Lituraterre », puis nous commencerons une nouvelle recherche articulant la question de la haine éclairée par l’enseignement de J. Lacan de 1953 à 1973 et de la littérature.
Nous travaillerons à partir du roman de Ta-Nehisi Coates, Une colère noire : lettre à mon fils, Ed. Autrement 2016.

Renseignements et inscriptions

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Prochaines dates 2017

Mardi 17 Octobre
Mardi 7 Novembre
Mardi 5 Décembre
à 20h30

Lieu des réunions
7 Rue Linné
Paris 75005

Contact
06 42 23 37 03
01 43 37 04 97
m-christine.baillehache@orange.fr

Nos rencontres précédentes

LOLIT(a) : les deux faces du fantasme

Au scandale que suscite, au Etats-Unis et en France, son roman Lolita, Nabokov répond avec Flaubert et Madame Bovary : « Le livre traite de l’adultère et il contient des situations et des allusions qui ont choqué le régime prude et philistin de Napoléon III. […] par Marie-Christine Baillehache

Lolita : Une écriture de la perversion

HUMBERT HUMBERT ET LA PERVERSION
Au cœur de la perversion il y a l’œil désirant. Dans le roman Lolita de Nabokov, il y a une illustration de cet œil désirant pervers qui va chercher son objet, découper son objet, à travers la fenêtre du fantasme : Il m’arrivait par exemple… par Philippe Doucet

LOLITA : un défi au langage

Emigré aux Etats-Unis depuis 1940, où il est professeur de littérature à Cornell University et entomologiste chargé de recherche au Muséum of Comparative Zoology de Harvard, V. Nabokov écrit Lolita, en 1955, en plein Maccarthisme. Jugé trop scandaleux, […] par M.-C. Baillehache

Prévert, le chant de la race

Nous reprendrons notre vecteur le 13 Septembre, en nous orientant du thème des J47: « Apprendre. Désir ou dressage », et en l’articulant au roman de Nabokov « Lolita » et des deux films qu’en ont fait Kubrick (62) et Adrian Lyne (97).

Les Lumières de Marivaux sur «L’ile des esclaves»

L’intelligence du théâtre de Marivaux vient de sa satire dénonciatrice des dangers d’une société fondée sur la ségrégation esclavagiste
Dans une interview accordée à La Nouvelle Edition, Jean-Marie Lepen injurie la Première Dame de France en la traitant de «Madame Cougar», la désignant ainsi comme un animal carnassier d’Amérique. Lors du 3° débat de la campagne présidentielle américaine, Donald Trump injurie Hillary Clinton en la traitant de «Nasty woman». (…) par Marie-Christine Baillehache

Gaël Faye : mi-dire un « Petit pays »

Par une succession de 31 chapitres courts, de 31 petits tableaux pointillistes qui s’achèvent le plus souvent sur une chute lourde de menaces, G. Faye parvient de façon subtile et efficace à laisser entrevoir le réel innommable qui se tapit derrière les mots rassurants et les apparences séduisantes d’une Afrique coloniale. Chaque dernière phrase est là pour faire saisir au lecteur la fragilité du présent travaillé par des forces meurtrières. Le récit se déroule au Burundi, pays voisin du Rwanda, parcourt les jours heureux de l’enfance de « Gaby » pendant l’année 1993 et se termine avec les massacres racistes des Hutus contre les Tutsis d’Avril à Juin 1994.
Par ce pointillisme littéraire […] par Philippe Doucet

Le corps imaginaire, le corps parlant et le racisme

[…] L’économie de la jouissance liée à l’image du corps est toute entière centrée sur l’affirmation et la protection du corps contre « le plus grand danger » : « Les bandes de jeunes hommes qui avaient transformé leur peur en rage » et qui sont « capables de te briser la mâchoire, de te piétiner le visage, de t’abattre même, à la seule fin d’éprouver ce pouvoir, de se délecter de la puissance de leur corps. Et cette jouissance sauvage, ces agissements spectaculaires faisaient résonner leur nom. » Le corps et l’image du corps sont au carrefour du réel (le corps disloqué), de l’imaginaire (le pouvoir sur le semblable) et du symbolique (se faire un nom). […] par Philippe Doucet

Psychanalyse et littérature

Par l’angle de l’expérience sensible indémontrable ou par l’angle du cérémonial, la religion est pour Freud une illusion résorbable par la psychanalyse. C’est ce point de vue freudien sur la religion que J-A Miller, dans « Religion, psychanalyse », reconsidère pour l’articuler à l’analyse que Lacan propose de la religion.
Ecartant la dimension de l’ « expérience subjective vécue, privatisée » qui rattache la religion au rapport direct, sans cérémonial, à la vérité du […] Marie -Christine Baillehache

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