vecteur littérature et psychanalyse

Responsable Marie-Christine Baillehache

 

 Prochaines dates de réunion 2018-2019

Mardi 18 Septembre 2018
Mardi 23 Octobre 2018
Mardi 20 Novembre 2018
Mardi 18 Décembre 2018

 

Demandes d’informations, et inscriptions 
Marie-Christine Baillache>
06 42 23 37 03
01 43 37 04 97

Lieu des réunions à 20h30
7 Rue Linné
Paris 75005

Le Vecteur Psychanalyse et littérature, constitué depuis 7 ans, compte actuellement 7 membres.  Chacun y est venu depuis son propre horizon : professeur de littérature, graphiste, doctorant, psychologues, psychanalyste, chanteur lyrique, et, pour son gout singulier de la littérature nourrissant de sa trouvaille notre recherche : Conrad, Marai, Nabokov, Angot, Quignard, kundera, Samoyault, Alferi, … Notre réunion mensuelle assidue est le moment d’échanges soutenues, riches et fructueux  à partir du texte d’un qui soutient, ce soir là, sa lecture approfondie d’un roman communément lu. La structure de Cartel et la fonction du +1 du Vecteur veillent à écarter les enjeux imaginaires et à soutenir le transfert de travail. La possibilité d’une production écrite rigoureuse, précise, articulée et pouvant être éditée dans le cadre de l’Envers de Paris prolonge cet espace de parole orienté par les concepts lacaniens. Le rapport de Lacan à la littérature est fondé sur son rapport au savoir, au signifiant et à la Lettre. Lire tel roman c’est chercher dans le détail de l’énonciation singulière de son auteur ce qui éveille la vie et le désir, donne sa forme sensible à la mort et enseigne à la psychanalyse elle-même. La littérature n’est pas « une activité décorative »(1). Elle expose « la place et l’énergie du sujet, voir son manque » et se porte au lieu du plus grand risque et de la plus grande compromission : « le réel même de la langue »(2). La littérature cherche à représenter l’impossible Réel. Et si c’est ce qui fait son gout des mots, c’est aussi ce qui fait ses folies singulières.

Face au Discours de la Science qui domine notre XXI° Siècle, la littérature est à même d’opposer son nouage singulier de la cause du désir au langage : joui-sens. C’est dans les interstices de la Science qu’elle travaille. R. Barthes la fait équivaloir à une « tricherie salutaire […] qui permet d’entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d’une révolution permanente »(3).

« Ne vous arrive-t-il pas de rencontrer des fautes d’orthographe particulièrement heureuses, comme si le scripteur écrivait alors sous la dictée non de la loi scolaire, mais d’un commandement mystérieux qui lui vient de sa propre histoire – peut-être même de son corps ? »(4)

Dans le cadre de l’orientation de L’Envers de Paris d’ouvrir les travaux des différents Vecteurs sur la Cité, notre Vecteur Psychanalyse et littérature travaille à organiser, dans une librairie parisienne, une soirée avec un auteur étudié. Marie-Christine Baillehache.

(1) R. Barthes, « Lettre à Bernard-Henri Levy », 1977, Œuvres Complètes T. V, Ed. Seuil, 2002, p. 314.
(2) R. Barthes, « Leçon inaugurale au Collège de France », 1977, Œuvres Complètes T. V, Ed. Seuil, 2002, p. 434-435.
(3) R. Barthes, « Leçon », Idem, p. 433.
(4) R. Barthes, « Accordons la liberté de tracer. », 1976, « Le bruissement de la langue. Essais critiques IV. », Ed. Seuil, 1984, p. 58.

Nos rencontres précédentes

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

Compte rendu « Psychanalyse et littérature » du 10 Avril 2018. Le rapport essentiel du sujet est son rapport à l’Autre en tant que dans ce rapport le sujet puisse rencontrer un Autre lui-même sujet, un Autre lui-même subjectivable.

Tous les matins du monde de Pascal Quignard

L’Histoire, la musique comme passion du silence et l’objet à jamais perdu sont les thèmes centraux que P. Quignard entremêle  pour interroger encore/en-corps le langage dans son rapport de tension au silence et à la musique.

l’expérience du fantasme

Durant cette Année 2018, le Vecteur Psychanalyse et littérature orientera son travail avec la phrase de Lacan : « l’expérience du fantasme est intimement tissée à l’œuvre. Dés lors, il devient possible que celle-ci exprime cette dimension, le réel du sujet, qui est l’avènement de l’être au-delà de toute réalisation subjective possible » […] par Marie-Christine Baillehache

Compte rendu de la réunion du 6 Février

Compte rendu de la réunion du Vecteur Psychanalyse et littérature du 6 Février : Durant cette Année 2018, le Vecteur Psychanalyse et littérature orientera son travail avec la phrase de Lacan : « l’expérience du fantasme est intimement tissée à l’œuvre. Dés lors, il...

Nabokov à l’épreuve du Réel

Lolita est une œuvre de longue haleine. Nabokov le dit, il n’y a aucune source d’inspiration biographique à l’origine de ce roman, si ce n’est le Réel de son corps se manifestant brutalement par une maladie : « C’est à Paris, à la fin de 1939 […] par Alexandre Pécastaing et Marie-Christine Baillehache

LOLIT(a) : les deux faces du fantasme

Au scandale que suscite, au Etats-Unis et en France, son roman Lolita, Nabokov répond avec Flaubert et Madame Bovary : « Le livre traite de l’adultère et il contient des situations et des allusions qui ont choqué le régime prude et philistin de Napoléon III. […] par Marie-Christine Baillehache

Lolita : Une écriture de la perversion

HUMBERT HUMBERT ET LA PERVERSION
Au cœur de la perversion il y a l’œil désirant. Dans le roman Lolita de Nabokov, il y a une illustration de cet œil désirant pervers qui va chercher son objet, découper son objet, à travers la fenêtre du fantasme : Il m’arrivait par exemple… par Philippe Doucet

LOLITA : un défi au langage

Emigré aux Etats-Unis depuis 1940, où il est professeur de littérature à Cornell University et entomologiste chargé de recherche au Muséum of Comparative Zoology de Harvard, V. Nabokov écrit Lolita, en 1955, en plein Maccarthisme. Jugé trop scandaleux, […] par M.-C. Baillehache

Prévert, le chant de la race

Nous reprendrons notre vecteur le 13 Septembre, en nous orientant du thème des J47: « Apprendre. Désir ou dressage », et en l’articulant au roman de Nabokov « Lolita » et des deux films qu’en ont fait Kubrick (62) et Adrian Lyne (97).