Littérature

Ce groupe de travail est animé par
Marie-Christine Baillehache

« Il est clair désormais que les puissances sombres du surmoi se coalisent avec les abandons les plus veules de la conscience pour mener les hommes à une mort acceptée pour les causes les moins humaines, et que tout ce qui apparaît comme sacrifice n’est pas pour autant héroïque. »
Jacques Lacan, « La psychiatrie anglaise et la guerre », L’Evolution psychiatrique, 1947, fascicule III, p. 311.

Notre Vecteur Psychanalyse et Littérature se réunit assidument une fois par mois à 20h à l’Hôtel Hilton-Paris-Opéra.

Nous poursuivrons jusqu’en Juin 2016 notre travail sur le texte de 1971 de J. Lacan « Lituraterre », puis nous commencerons une nouvelle recherche articulant la question de la haine éclairée par l’enseignement de J. Lacan de 1953 à 1973 et de la littérature.
Nous travaillerons à partir du roman de Ta-Nehisi Coates, Une colère noire : lettre à mon fils, Ed. Autrement 2016.

Renseignements et inscriptions

14 + 3 =

Prochaines dates

12 octobre 2016
9 novembre 2016
14 décembre 2016

à 20h

Lieu des réunions
L’Hôtel Hilton Paris Opéra
108 Rue Saint-Lazare
Paris 75009

Nos rencontres précédentes

Les Lumières de Marivaux sur «L’ile des esclaves»

L’intelligence du théâtre de Marivaux vient de sa satire dénonciatrice des dangers d’une société fondée sur la ségrégation esclavagiste
Dans une interview accordée à La Nouvelle Edition, Jean-Marie Lepen injurie la Première Dame de France en la traitant de «Madame Cougar», la désignant ainsi comme un animal carnassier d’Amérique. Lors du 3° débat de la campagne présidentielle américaine, Donald Trump injurie Hillary Clinton en la traitant de «Nasty woman». (…) par Marie-Christine Baillehache

Gaël Faye : mi-dire un « Petit pays »

Par une succession de 31 chapitres courts, de 31 petits tableaux pointillistes qui s’achèvent le plus souvent sur une chute lourde de menaces, G. Faye parvient de façon subtile et efficace à laisser entrevoir le réel innommable qui se tapit derrière les mots rassurants et les apparences séduisantes d’une Afrique coloniale. Chaque dernière phrase est là pour faire saisir au lecteur la fragilité du présent travaillé par des forces meurtrières. Le récit se déroule au Burundi, pays voisin du Rwanda, parcourt les jours heureux de l’enfance de « Gaby » pendant l’année 1993 et se termine avec les massacres racistes des Hutus contre les Tutsis d’Avril à Juin 1994.
Par ce pointillisme littéraire […] par Philippe Doucet

Le corps imaginaire, le corps parlant et le racisme

[…] L’économie de la jouissance liée à l’image du corps est toute entière centrée sur l’affirmation et la protection du corps contre « le plus grand danger » : « Les bandes de jeunes hommes qui avaient transformé leur peur en rage » et qui sont « capables de te briser la mâchoire, de te piétiner le visage, de t’abattre même, à la seule fin d’éprouver ce pouvoir, de se délecter de la puissance de leur corps. Et cette jouissance sauvage, ces agissements spectaculaires faisaient résonner leur nom. » Le corps et l’image du corps sont au carrefour du réel (le corps disloqué), de l’imaginaire (le pouvoir sur le semblable) et du symbolique (se faire un nom). […] par Philippe Doucet

Psychanalyse et littérature

Par l’angle de l’expérience sensible indémontrable ou par l’angle du cérémonial, la religion est pour Freud une illusion résorbable par la psychanalyse. C’est ce point de vue freudien sur la religion que J-A Miller, dans « Religion, psychanalyse », reconsidère pour l’articuler à l’analyse que Lacan propose de la religion.
Ecartant la dimension de l’ « expérience subjective vécue, privatisée » qui rattache la religion au rapport direct, sans cérémonial, à la vérité du […] Marie -Christine Baillehache

Mutation du religieux ou Retour du religieux …

[…] Pour O. Roy, la mondialisation est moins un discours qu’une séparation des discours qui écrase les religions incarnées dans une culture locale. Celle-ci entraine soit un isolement communautaire de l’entre-soi (les Amish, les juifs orthodoxes, les vieux catholiques,…) ; soit une universalisation absolu du religieux qu’O. Roy nomme « la sainte ignorance » ou « la religion sans culture ». […]
Par Marie-Christine Baillehache
Prochaine rencontre mercredi 9 novembre 2016

Lecture du texte de J.-A. Miller de 1985, Extimité

Dans son texte « Extimité », J-A Miller pose la question de savoir ce qui fait que l’Autre est Autre. Partant de la définition de Lacan situant le sujet comme l’Autre de l’Autre, il re-questionne à partir du séminaire de Lacan sur les psychoses ce qu’il en est de l’Autre de l’Autre comme « un Autre qui fait la loi à l’Autre. […] Marie-Christine Baillehache

La fraternité des corps

Dans son article « Le racisme 2.0 », E. Laurent nous rappelle en référence à Lacan que la fin du pouvoir des pères des années 70 a laissé place à « l’avènement d’une société des frères, accompagnée de l’hédonisme heureux d’une nouvelle religion du corps. » Dés Juin 72, Lacan a reconnu dans la « Fraternité des corps » la racine même du racisme. « Puisqu’il faut bien tout de même ne pas vous peindre uniquement l’avenir en rose, sachez que ce qui monte, qu’on n’a pas encore vu jusqu’à ses dernières conséquences, et qui s’enracine dans le corps, dans la fraternité du corps, c’est le racisme. » […] Prochaine rencontre du Vecteur Littérature, Mercredi 12 Oct. à 20h.
Marie-Christine Baillehache

Psychanalyse et littérature

Pour préparer notre Journée de l’Envers de Paris du 10 Juin 2017 sur « Les nouveaux visages de la ségrégation », le Vecteur « Psychanalyse et Littérature » reprendra son travail de recherche le Mercredi 14 Septembre à 20h à l’Hôtel Hilton Opéra. Nous articulerons le roman de Ta-Nehisi Coates, Une colère noire : lettre à mon fils, avec le texte d’Éric Laurent « Le racisme 2.0 » paru dans Lacan Quotidien N° 371.

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