ÉDITO D’OCTOBRE

Nous avons eu la joie de nous retrouver le mois passé, à nouveau ensemble, avec nos corps, après une si longue absence. Certains groupes de notre association ont pu déjà s’organiser pour mettre en place des réunions publiques malgré la présence du coronavirus dans notre ville et de la pandémie persistante. C’est un moment exceptionnel et inédit qui exige de nous une constante créativité pour s’adapter à la nouvelle situation tout en poursuivant notre effort et notre désir d’étude et de transmission de la psychanalyse. Bien entendu, durant ces réunions, nous avons été spécialement vigilants et nous avons multiplié les mesures de protection. Nous resterons toujours attentifs à la progression du virus pour reprendre, dans la plus grande normalité possible, nos réunions en suivant les prescriptions gouvernementales.

Nous avons eu le plaisir de recevoir à la librairie Libralire Guy Briole et Camilo Ramirez pour converser longuement autour du livre, récemment paru, Haine et pulsion de mort au 21ème siècle. Le groupe Psynéma a pu poursuivre sa collaboration avec le Patronage Jules Vallès en recevant le 3 octobre Laura Sokolowsky pour une conversation menée à la suite de la projection du film de Kenji Mizoguchi, Les contes de la lune vague (1953).

Cet après-midi du groupe Psynéma s’inscrivait dans le cadre de la préparation des Journées de l’ECF, dont le titre et thème d’étude choisi est Attentat sexuel. Ces journées d’études auront lieu au Palais des Congrès de Paris les 14 et 15 novembre prochains si la situation sanitaire nous le permet. Notre équipe diffuse en temps et en heure par Face Time, Twitter et Instagram les boussoles et la newsletter Desacorps pour entrer dans le vif de l’étude du thème.

Le groupe Psynéma nous annonce le programme d’étude des prochains mois. Ses membres travaillent sur le thème de l’exil et des frontières et vont poursuivre leur lecture de « Lituraterre » dont le sujet est la frontière entre savoir et jouissance. Tristana de Luis Buñuel sera l’occasion d’un prochain film-débat le 12 décembre prochain au Patronage Laïque. Nous avons prévu trois réunions préparatoires les 2 et 21 novembre ainsi que le 5 décembre. Les personnes intéressées peuvent contacter : Karim Bordeau (06.07.23.39.29) ou Maria Luisa Alkorta par mail>>

La soirée de rentrée des cartels pour l’année 2020-2021 est programmée le 15 octobre à 21h dans les locaux de l’École. Cette soirée sera aussi dédiée à la préparation des journées de l’ECF « Attentat sexuel » et aura pour titre « Il y a ATTENTAT sexuel, il n’y a pas de RAPPORT sexuel ». Aurélie Charpentier-Libert s’occupe de son organisation en relation avec l’ACF-IDF, et Beatriz Gonzalez-Renou, secrétaire aux cartels de l’ECF, en est l’invitée. Nous écouterons les interventions d’Alice Ha-Pham, Pierre-Ludovic Lavoine et Guillaume Libert. Après le débat, nous passerons au tirage au sort des nouveaux cartels, ce qui constitue un moment très important de la vie de notre École. La présence se fera sur inscription à : cartelsedp@gmail.com

Et voici quelques nouvelles de nos groupes et de notre vie associative pour le mois d’octobre :

 Le Collectif Lectures Freudiennes nous fait part d’une excellente et joyeuse nouvelle. Les Éditions Eres ont annoncé à Susanne Hommel la publication de la traduction des derniers textes de Freud, en édition bilingue, que ce groupe a traduits et travaillés depuis quelques années. Ils se sont rencontrés au début du mois de septembre pour continuer son travail de relecture et porter les dernières corrections au texte de Freud Metapsychologische Ergänzung zur Traumlehre – Complément métapsychologique à la doctrine du rêve , rédigé par Freud en 1915. Ils traduisent actuellement les notes rédigées par Freud. La prochaine réunion aura lieu le 6 octobre 21 heures chez Susanne. Vous pouvez la contacter par mail>>

Le collectif Théâtre et psychanalyse se réunira par Zoom le jeudi 22 octobre à 21h pour préparer les deux premières rencontres de la nouvelle saison 2020/2021. Le programme de l’année s’annonce de façon formidable avec les dates suivantes que vous pouvez d’ores et déjà noter dans vos agendas:

Au Théâtre de la Reine Blanche, le samedi 28 novembre à 19h Giordano Bruno, le souper des cendres, adaptation et mise en scène de Laurent Vacher. Nous aurons comme invitée : Francesca Biagi-Chai. Dans ce même Théâtre, le dimanche 13 décembre à 16h, Liza et moi, histoires de mères et de filles, de Sandrine Delsaux, mise en scène de Sophie Thebault, avec comme invitée : Rose-Paule Vinciguerra.

Et voici encore les premières dates pour 2021 : Au Théâtre de la Bastille, le samedi 16 janvier à 21h, Coriolan de William Shakespeare, spectacle de François Orsoni. Notre invitée sera : Marie-Hélène Blancard. Au Théâtre Rond Point, le dimanche 31 janvier à 15h30, Le Syndrome de l’oiseau de Pierre Tré-Hardy, mise en scène de Sara Giraudeau et Renaud Meyer. Notre invitée cette fois sera Hélène Bonnaud. Nous avons encore bien d’autres œuvres au programme que nous annoncerons plus tard.

Le vecteur « Le corps, pas sans la psychanalyse », lors de la première réunion de l’année en septembre, a entamé la discussion d’un texte proposé par une participante sur les conséquences des manques de rituels funéraires observés dans les EHPAD au plus fort de la pandémie. Puis nous avons suivi la ligne que nous avions annoncée : l’étude des « Intuitions Milanaises » de Jacques-Alain Miller (Mental no 11&12), dans la visée particulière de la question du corps. Prochaine réunion le Mercredi 21 Octobre. Contact : Geneviève Mordant, par mail>>, ou au 06.08.26.49.46.

S’inscrivant dans l’orientation proposée pour la prochaine journée de L’Envers, le vecteur Lectures cliniques consacre ses prochaines séances au travail du texte de Jacques-Alain Miller, « Intuitions Milanaises » (Mental no 11&12) ainsi qu’à la présentation et à la discussion de cas cliniques issus de la pratique des participants. Contact : Adela Alcantud, mail>> & Pascale Fari, mail>> 

Le vecteur Psychanalyse et Littérature a entamé sa recherche sur le rapport qu’entretient la littérature contemporaine à notre civilisation mondialisée, en s’éclairant du texte de Jacques-Alain Miller de 2002, « Intuitions Milanaises » (Mental no 11&12), où il re-problématise la formule de Lacan « l’inconscient c’est la politique » en la resituant dans notre époque. Lors de notre prochaine réunion du mercredi 21 octobre, nous poursuivrons notre questionnement sur la machine économique qui fonctionne toute seule indépendamment de toute subjectivité de son opérateur. Lieu et heure de réunion : 66 Rue de Saintonge Paris 75004 à 20h30. Pour se joindre à nous, contacter Marie-Christine Baillehache par mail>> ; ou au 06.42.23.37.03.

 Marga Auré

Au-delà du confinement

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Par Marie-Christine Baillehache
Le surgissement imprévisible du réel sans loi de la Covid 19 est venu trouer l’Autre et a confronté chacun à un vide de sens chargé d’étrangeté angoissante. Cette contingence réelle a introduit dans la vie de chacun une rupture dans ses liens fondamentaux à l’Autre de l’articulation signifiante et à l’énigme de l’objet a cause de son désir qui rend sa parole vivante.

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Par René Fiori
La planétarisation de l’uniformisation a trouvé depuis quelques années son accélérateur avec le « déchaînement du processus numérique » . Ce déchaînement institue un nouvel ordre, où « le vivant est saisi par le numérique » . Cette « volonté anonyme » qui y « est à l’œuvre » introduit une nouvelle variante de la pulsion de mort. Le signifiant numérique n’est pas le signifiant du symbolique.

Étoffes du Rêve

Étoffes du Rêve

Par Guido Reyna
L’irruption du réel incarnée actuellement par la pandémie du COVID-19, opère comme une expérience traumatique massive et généralisée pour l’ensemble des parlêtres, comme « la présence d’une jouissance qui n’est pas prise dans la machine fictionnelle, interdictrice »

Quoi de neuf ? (WhatsApp ?)

Quoi de neuf ? (WhatsApp ?)

Par Flavia Hofstetter
« Madame, je peux continuer avec vous par Skype quand je partirai à Londres ? » Non, fut ma réponse. C’était il y a un an. L’analyse ? Il faut que les corps y soient, cela me semblait une évidence. Le confinement a tout bouleversé, et a modifié ma pratique sans que j’aie le temps d’y réfléchir. Tout est allé vite.

Une analyse AVEC son corps, aussi !

Une analyse AVEC son corps, aussi !

Par Geneviève Mordant
Pourquoi ce titre, qui pourrait faire envers à l’avers du nom d’un vecteur que j’anime à L’Envers de Paris : « Le corps, pas sans la psychanalyse » ?
Lors de ma demande d’analyse j’étais aux prises avec les difficultés de lalangue dans mon expression du Un du corps .

Comme dans un mauvais film…

Comme dans un mauvais film…

Par Soledad Peñafiel
De loin on regardait l’épidémie. Ça arrivait aux autres, particulièrement aux italiens, qui étaient vraiment touchés par le Covid-19 qui avait son origine en Chine. Tous ces morts, tous ces malades… ça dévoilait quelque chose d’improbable, d’impossible. C’était comme regarder un mauvais film, on regardait mais sans croire vraiment que ça puisse se reproduire ici.

L’avez-vous lu ?
LA CONVERSATION CLINIQUE

LA CONVERSATION CLINIQUE

Ce livre propose au lecteur d’entrer dans les conversations cliniques que les psychanalystes peuvent avoir entre eux à propos du cas d’un patient. Il y trouvera ainsi l’exposé et la discussion de huit cas.

L’éros de l’Ure

L’éros de l’Ure

Par Rosana Montani-Sedoud
Dans Le Dialogue, François Cheng écrit un dialogue, non pas entre deux personnages, mais entre deux langues créant une partition où alternent à parts égales les voix de « deux langues complexes […] grandes, chargées qu’elles sont d’histoire et de culture » . Son livre est un témoignage intime de l’aventure linguistique et du travail minutieux et constant de F. Cheng au cœur des deux langues chinoise et française marquées par une écriture poétique.

Désir de dormir et désir du rêve

Désir de dormir et désir du rêve

Par Niels Adjiman
Si Freud s’attache dans L’Interprétation des rêves à cerner l’essence de l’activité psychique du rêve, il ne faudrait pas croire que l’œuvre princeps clôt toute réflexion sur le rêve : elle est le fondement d’un édifice qui ne cesse en réalité de se construire, auquel Freud ajoute régulièrement de nouvelles pierres.

La vérité n’est pas le vrai

La vérité n’est pas le vrai

Par Isabelle Magne
La vérité en psychanalyse est une problématique centrale dans « Constructions dans l’analyse » , de même que dans son commentaire détaillé par Jacques-Alain Miller, « Marginalia de Constructions dans l’analyse » . Voilà le point qui m’a particulièrement intéressée dans l’étude de ces deux textes dans le cadre du vecteur « Lectures cliniques » de L’Envers de Paris.

Cosmos et cosmétique

Cosmos et cosmétique

Par Elisabetta Milan
Ad astra, en route vers les étoiles… Pourquoi le cosmos fascine-t-il tant les humains depuis toujours ? De manière à la fois surprenante et saisissante, Lacan nous donne des indications dans son « Ouverture à la Section clinique ».

L’interprétation comme réveil

L’interprétation comme réveil

Par Alexandra Escobar
Étymologiquement, le mot interprétation est dérivé du mot latin interpretatio. Inter, « ce qui se situe entre », pretare, « ce qui est proche », et praesto, « ce qui est présent ». L’interprétation désigne l’action d’expliquer, de donner une signification (à une chose obscure).

Psychanalyse et psychiatrie

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

« psychanalyse et pédopsychiatrie : questions et variétés de réponse ». La soirée fut riche, vivante, comme la question de la place de la psychanalyse, qui apparaît se dégager de l’inertie actuelle, idée que nous pourrions proposer comme une des réponses possibles, en conclusion de ce cycle. Cette inertie, bien présente de nos jours, est largement due au S1 émanant des évaluations en psychiatrie notamment… Par Aurélie Pascal

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Le Cycle “Psychiatrie, psychanalyse et malaise social” proposé par la BPI du Centre Pompidou et animé par Clotilde Leguil tiendra sa prochaine rencontre sur le thème : “Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?”. Avec Éric Laurent, psychanalyste membre de l’ECF et de l’AMP et Mathieu Bellahsen, psychiatre, chef de service à l’Hôpital d’Asnières-sur-Seine.

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie est le lieu destiné à accueillir et traiter la souffrance de l’enfant lorsque celle-ci prend des formes particulièrement aigües. Mais elle est aujourd’hui confrontée aux exigences propres de l’époque : rentabilité et efficacité ; avec son corolaire : bilans, évaluations, prescriptions médicamenteuses, rigueur budgétaire, etc. Cette tendance conduit-elle pour autant à l’impasse, voire au déclin de la pédopsychiatrie ?

Entre psychiatrie et neurosciences quel avenir pour le diagnostic ?

Entre psychiatrie et neurosciences quel avenir pour le diagnostic ?

Soirée préparatoire au congrès PIPOL 9 « L’inconscient et le cerveau : rien en commun », l’Envers de Paris et l’ACF Île-de-France ont organisé la 4e conversation sur le thème « Psychanalyse et psychiatrie » le mercredi 17 avril. Éric Laurent et Patrick Landman ont abordé  la question : « Entre psychiatrie et neurosciences, quel avenir pour le diagnostic ? ». Par Patrick Almeida et Aurélie Pascal

4ÈME CONVERSATION : LA PSYCHIATRIE, AUJOURD’HUI ET DEMAIN…

4ÈME CONVERSATION : LA PSYCHIATRIE, AUJOURD’HUI ET DEMAIN…

La question diagnostique est un enjeu crucial pour la psychiatrie, et la classification internationale des maladies mentales, autrement appelée DSM, qui prétendait à l’exhaustivité symptomatique « athéorique » est aujourd’hui très critiquée pour cette même exhaustivité.
Dès lors, comment accorder les psychiatres sur une nosographie commune sans en passer par la psychopathologie, ou le concept d’inconscient, comme a tenté de le faire le DSM ?

Faut-il enfermer pour soigner ?

Faut-il enfermer pour soigner ?

Depuis plusieurs années des psychanalystes sont au contact de justiciables et de condamnés notamment à travers des pratiques du champ psychiatrique et social. Ces pratiques ont été bouleversées par l’extension importante des obligations et injonctions de soins. La psychanalyse se retrouve ainsi de plus en plus sollicitée souvent très loin de ce qui fait le cœur d’une démarche de soins fondée sur la demande individuelle… Par Marie Majour

Écouter, voir..

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Frédérique Voruz est comédienne. Lalalangue est son œuvre dont Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil qui l’accueille, a nommé « Une confession héroïque ». C’est un seule en scène autobiographique, le récit d’une analyse sous forme de spectacle, l’exposé d’un trauma et des symptômes d’une enfant qui se reconstruit grâce à la psychanalyse, et surtout grâce au personnage de la psychanalyste, qui fait irruption tout au long du spectacle pour le ponctuer de ses saisissantes interprétations. Il y est parlé du langage familial et du poids des mots. Philippe Benichou

Théâtre & psychanalyse

Théâtre & psychanalyse

La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau est étonnamment contemporaine malgré les 120 années qui séparent la présente représentation de la première en 1899(3). Entièrement basée sur le quiproquo, elle est un prototype du désir qui ne cesse de circuler, dans un jeu de cache-cache de l’objet leurre du désir par rapport auquel chacun se positionne… Par Bernadette Colombel

Lire encore…

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Par Grigory Arkhipov
Dans la pensée occidentale, il y a une forte tradition de considérer le rire et le risible à travers le prisme du jugement. Ce jugement peut être esthétique (le risible est « une laideur non accompagnée de souffrance » , note Aristote), intellectuel (nous rions de ce que nous estimons être stupide) ou moral (le rire châtie la vanité, selon Bergson). Il y a un autre paradigme qui, au contraire, inscrit le rire dans la discontinuité du jugement.

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin Par Karim Bordeau J’ai cru bon d’ouvrir la projection du film par une référence au texte du penseur chinois Mencius qui se trouve dans Les quatre livres (comprenant la Grand Étude, l’Invariable Milieu, les Entretiens de Confucius...

La touche du sinthome

La touche du sinthome

Le 21 janvier 2020 a eu lieu la projection de A Touch of Sin, film de Jia Zhang ke, au Patronage laïque Jules Vallès, suivi d’un exposé d’Anne Ganivet-Poumellec, membre de l’ECF. Un débat animé s’en est suivi avec un public très intéressé.
La lecture de Confucius et du Séminaire XXIV de Lacan fut le fil conducteur de la préparation du débat, autour de l’écriture et de la poésie chinoise.
A. Gannivet-Poumellec préleva dans le scénario du film cette pépite : « reconnais ta faute » et montra avec finesse et justesse la singularité de chaque personnage. Son analyse permit de croiser le discours analytique et l’œuvre d’art, ce qui est le but de ces rencontres du vecteur Psynéma.

Femmes et politique

Femmes et politique

Je  vais retracer à grands traits quel a été le cheminement logique quant à notre travail de lecture dont le film de Paul Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, a été la source. Le premier temps logique  : politique, discours et féminisation… Par Karim Bordeau

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