ÉDITO DE NOVEMBRE

L’épidémie de Coronavirus progresse en France, en Europe et dans le monde en cette deuxième vague de contagion. D’un couvre-feu à 21h00, nous sommes passés à un durcissement des mesures de protection, à Paris, en Ile-de-France et dans toute la France. Nous voici à nouveau en état de confinement national généralisé pour une période d’au moins quatre semaines qui pourrait être reconduite.

L’Envers de Paris en prend acte. Nous nous adaptons aux temps inédits que nous traversons et à ce changement d’époque. Nos réunions se réaliseront pendant cette période de confinement par visioconférence et par Zoom pour éviter de faire prendre des risques à chacun d’entre nous. Mais confinement n’est pas isolement et notre lien à nous, membres de L’Envers de Paris, c’est la psychanalyse. L’étude et la transmission de la psychanalyse. Notre lien est et sera un lien épistémique et clinique.

La journée d’étude de L’Envers de Paris que nous avions projetée est annulée. Plusieurs cartels se sont constitués et plusieurs groupes de L’Envers se sont mis au travail sur le thème des « Épars désassortis à l’ère de la globalisation (identifications, solitudes, angoisses, nouveaux nouages avec la psychanalyse) ». Nous diffuserons le produit de leurs études selon différentes voies de publication ou lors de réunions que nous programmerons par Zoom durant l’année 2021.

Vous trouverez publiées, actualisées sur notre site, les présentations de chaque collectif et vecteur de L’Envers de Paris, chacun selon sa singularité et son style. Chaque groupe annonce les activité ou projets à venir de cette année ainsi que le téléphone et le mail de la personne à contacter pour chacun des groupes. Vous pouvez vous joindre à nous pour travailler et étudier la psychanalyse lacanienne.

Les Journées d’études de l’École de la Cause freudiennes J-50 auront lieu cette année – compte tenue de la crise sanitaire et du respect des nouvelles mesures de confinement – par visioconférence les 14 et 15 novembre prochains. Le titre de ces journées, vous le connaissez : « Attentat sexuel ». Ce thème sera ciblé dans ses enjeux et ses résonnances actuelles à la lumière des outils théoriques et cliniques de Freud, Lacan et dans l’orientation donnée par Jacques-Alain Miller. La problématique de la sexualité toujours traumatique et troumatique sera exposée par une riche clinique dans les différentes séquences cliniques des salles simultanées samedi 14 novembre, ainsi qu’en plénière dimanche 15 novembre. Le trou non symbolisable du réel du sexe sera interrogé et nous poserons la question des conséquences actuelles du « non rapport sexuel » et les nouveaux arrangements entre les sexes. Il est toujours possible de s’inscrire à l’adresse suivante : https://www.attentatsexuel.com

Vous y trouverez également les arguments, textes préparatoires et les informations pratiques des journées.

Quant à HORIZON no 65, Stella Harrison nous informe qu’il est désormais dans vos boîtes aux lettres. Nous espérons que vous y découvrirez lueurs et pépites nouvelles : « Si la porte n’est qu’entrouverte, n’ayez crainte et consentez à entrer ». À ce rendez-vous d’automne, nous vous attendons. Le titre et le thème de travail de ce numéro sont « Dire ou ne pas dire » : en relation à la surenchère de paroles et de dits qui envahissent notre actualité et les médias, comment la psychanalyse peut-elle nous éclairer ? Dans la première leçon du séminaire Silet (1994-1995) que nous avons le plaisir de publier dans ce numéro, Jacques-Alain Miller nous apprend à repérer ce qui se tait sous la parole dite en analyse. L’analyste permet à l’analysant non seulement d’accoucher de la parole mais de faire émerger sous son dire un silence. C’est le silence du fantasme et de la pulsion.

Philippe Benichou nous apprend l’excellente nouvelle d’une rencontre Zoom organisée par le collectif Théâtre et psychanalyse dans ce moment de réconfinement. Les mesures gouvernementales ne nous permettant pas d’organiser la rencontre annoncée le 28 novembre au Théâtre de la Reine blanche, le collectif Théâtre et psychanalyse vous propose une rencontre sous un format inédit. Les inscrits recevront un lien leur permettant de voir la pièce en captation vidéo puis seront invités à une rencontre Zoom, le samedi 28 novembre à 15h00, avec le metteur en scène Laurent Vacher et notre invitée de l’ECF, Francesca Biagi-Chai. Si vous souhaitez participer merci de vous inscrire en adressant un mail>> à Philippe Benichou. 

Voici les nouvelles que nous apporte Geneviève Mordant du groupe Le corps, pas sans la psychanalyse : lors de notre dernière réunion, et au vu des nouvelles directives concernant les conditions sanitaires, nous avons été saisis d’une « inquiétante étrangeté » en rapport avec le propre intitulé de notre vecteur « Le corps, pas sans la psychanalyse ». Conviendrait-il maintenant de renverser la proposition, ce qui donnerait « La psychanalyse, pas sans le corps » ? Nous avons ré-évoqué La Cause du désir no 97, intitulé « Internet avec Lacan », et nous nous sommes posé la question : « où s’achemine la psychanalyse sans les corps en présence, réduits à une image et une voix. Quels nouveaux symptômes vont émerger ? » Prochaine réunion le mercredi 18 novembre à 18h. Contact : mail >> à Geneviève Mordant. 

Le groupe Psynéma annonce sa prochaine réunion pour le 21 novembre sur Zoom à 15h00. Lors de notre dernière réunion nous avons mis à l’étude le film de Luis Buñuel Tristana dont nous avons prévu la projection le 12 décembre au patronage laïque Jules Valles suivie d’un débat public – si, bien entendu, les mesures de confinement nous le permettent. Si cette projection publique était impossible à réaliser, nous étudierions d’autres modalités pour la mettre en œuvre. Nous vous tiendrons informés. Entre temps, notre groupe se met à l’étude de « Lituraterre » et d’une partie de la « Radiophonie » de Lacan. Contact : Karim Bordeau par mail >> 

Ayant commencé à préciser la nature et la fonction du trait unaire chez Lacan, le vecteur Psychanalyse et Littérature continuera à en approfondir les fondements et les conséquences, tout particulièrement en lien avec la « globalisation et les épars désassortis » qui caractérisent notre époque. Le Cours de Jacques-Alain Miller des 22 mai et 5 juin 2002 du « Désenchantement de la psychanalyse » sera notre boussole essentielle. Nous nous réunirons le lundi 9 novembre à 20h00 par Zoom. Pour nous rejoindre, contacter Marie-Christine Baillehache par mail >> 

Le collectif Lectures freudiennes termine la relecture et les corrections de l’article de Freud, rédigé en 1915 : Metapsychologische Ergänzung zur Traumlehre – « Complément métapsychologique à la doctrine du rêve ». Cette traduction est l’aboutissement de deux ans et demi de travail de notre groupe ; une publication chez Eres dans une édition bilingue, est espérée. Il s’agit pour nous en ce moment d’argumenter par des notes nos choix de traduction : « amourosité » pour Verliebheit, « irritation » pour Reiz, « comblement » pour Erfüllung et enfin « défait » ou « tombé en morceau » pour zerfallen à propos du Ich. C’est un texte traversé par cette question du statut du Ich, à lire avec cet autre article de Freud, « La division du sujet dans les processus de défense », que nous avons également traduit et qui sera publié prochainement avec trois autres textes. La prochaine réunion aura lieu le 3 novembre à 21h00 par Zoom. Pour participer vous pouvez contacter Susanne Hommel par mail>>

Voici les nouvelles du vecteur Lectures cliniques. Pour soutenir notre désir de travail (via Zoom pour l’instant…), nous nous recentrons sur l’objet propre du vecteur : les lectures cliniques – au pluriel, chaque texte et chaque cas étant unique en son genre. Ainsi, nous allons plonger ensemble dans la lecture de L’Os d’une cure de Jacques-Alain Miller. Et nous continuons également la discussion des cas cliniques présentés par les participants. Contacts : Adela Bande-Alcantud par mail>>  et Pascale Fari par mail>> 

Le vecteur El Seminario Latino tiendra sa deuxième soirée, cette fois-ci se déroulant en espagnol, autour du thème « Quel usage du rêve aujourd’hui ? » – « ¿Qué uso del sueño en la contemporaneidad ? » En suivant le fil rouge du XIIe Congrès de l’AMP « Le rêve. Son interprétation et son usage dans la cure lacanienne », nous aurons le plaisir de recevoir Fabian Fajnwaks qui interviendra à propos des « Rêves dans l’orientation de l’inconscient réel » (« Los sueños en la orientación del inconsciente real ») et Carolina Koretzki qui nous parlera sur « Le sommeil de la raison produit des monstres. Qu’est-ce qui réveillerait aujourd’hui ? » (« El sueño de la razón produce monstruos ¿ Qué despertaría hoy ? »). La soirée sera animée par Patrick Almeida et Soledad Peñafiel ; rendez-vous le mercredi 25 novembre à 21h00 sur Zoom. Le lien Zoom sera envoyé aux 100 premiers inscrits par mail>> 

Enfin, nous avons le plaisir de publier trois nouveaux articles sur notre site, textes issus soit du travail fait au sein du groupe ou vecteur auquel leur auteur participe – « La figure des morts » de Maro Rumen-Doucoure, et « Introduction au trait unaire de Lacan » –, soit produit d’un travail en cartel – « Du consentement dans la législation : une question qui ne cesse pas ? »

Je vous souhaite une bonne santé et de la force. Restons en lien pour garder vif le désir d’étude et de transmission de la psychanalyse dans ces temps compliqués et inédits mais historiques.

 Marga Auré

L’avez-vous lu ?
Introduction au trait unaire de Lacan

Introduction au trait unaire de Lacan

Par Marie-Christine Baillehache
Dès les années soixante, la question essentielle qui parcourt l’enseignement de Lacan concerne le rapport entre le sujet du symbolique et le réel de la jouissance. La réponse qu’il apporte en 1959 dans Le désir et son interprétation repose sur la fonction métaphorique du Nom-du-Père permettant au sujet du symbolique de consentir à nouer sa pulsion à un signifiant particulier prélevé dans l’Autre.

La figure des morts

La figure des morts

Par Maro Rumen-Doucoure
Si la vie n’est possible que dans le refoulement de la mort à venir, quelles peuvent être les conséquences de l’absence de rites funéraires – interdits par précaution sanitaire – chez les personnes ayant été au contact des morts du Covid-19 ? Ma réflexion se base sur mon expérience de psychologue en EHPAD au cours du confinement du printemps 2020.

Traverser les murs. La folie de la psychiatrie à la psychanalyse

Traverser les murs. La folie de la psychiatrie à la psychanalyse

« Jamais — ah ! comme je voudrais que ce “jamais” fût exactement vrai, et que la routine ne m’ait pas entamé le cœur — jamais je ne me rends le matin à Henri-Rousselle pour suivre la présentation de malades de Lacan sans redouter ce qui va s’y dérouler. Vous m’excuserez de le dire très simplement : un homme, le malade, un infortuné, y rencontre sans le savoir une figure de son destin », préface de Jacques-Alain Miller

LA CONVERSATION CLINIQUE

LA CONVERSATION CLINIQUE

Ce livre propose au lecteur d’entrer dans les conversations cliniques que les psychanalystes peuvent avoir entre eux à propos du cas d’un patient. Il y trouvera ainsi l’exposé et la discussion de huit cas.

L’éros de l’Ure

L’éros de l’Ure

Par Rosana Montani-Sedoud
Dans Le Dialogue, François Cheng écrit un dialogue, non pas entre deux personnages, mais entre deux langues créant une partition où alternent à parts égales les voix de « deux langues complexes […] grandes, chargées qu’elles sont d’histoire et de culture » . Son livre est un témoignage intime de l’aventure linguistique et du travail minutieux et constant de F. Cheng au cœur des deux langues chinoise et française marquées par une écriture poétique.

Psychanalyse et psychiatrie

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

« psychanalyse et pédopsychiatrie : questions et variétés de réponse ». La soirée fut riche, vivante, comme la question de la place de la psychanalyse, qui apparaît se dégager de l’inertie actuelle, idée que nous pourrions proposer comme une des réponses possibles, en conclusion de ce cycle. Cette inertie, bien présente de nos jours, est largement due au S1 émanant des évaluations en psychiatrie notamment… Par Aurélie Pascal

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Le Cycle “Psychiatrie, psychanalyse et malaise social” proposé par la BPI du Centre Pompidou et animé par Clotilde Leguil tiendra sa prochaine rencontre sur le thème : “Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?”. Avec Éric Laurent, psychanalyste membre de l’ECF et de l’AMP et Mathieu Bellahsen, psychiatre, chef de service à l’Hôpital d’Asnières-sur-Seine.

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie est le lieu destiné à accueillir et traiter la souffrance de l’enfant lorsque celle-ci prend des formes particulièrement aigües. Mais elle est aujourd’hui confrontée aux exigences propres de l’époque : rentabilité et efficacité ; avec son corolaire : bilans, évaluations, prescriptions médicamenteuses, rigueur budgétaire, etc. Cette tendance conduit-elle pour autant à l’impasse, voire au déclin de la pédopsychiatrie ?

Entre psychiatrie et neurosciences quel avenir pour le diagnostic ?

Entre psychiatrie et neurosciences quel avenir pour le diagnostic ?

Soirée préparatoire au congrès PIPOL 9 « L’inconscient et le cerveau : rien en commun », l’Envers de Paris et l’ACF Île-de-France ont organisé la 4e conversation sur le thème « Psychanalyse et psychiatrie » le mercredi 17 avril. Éric Laurent et Patrick Landman ont abordé  la question : « Entre psychiatrie et neurosciences, quel avenir pour le diagnostic ? ». Par Patrick Almeida et Aurélie Pascal

4ÈME CONVERSATION : LA PSYCHIATRIE, AUJOURD’HUI ET DEMAIN…

4ÈME CONVERSATION : LA PSYCHIATRIE, AUJOURD’HUI ET DEMAIN…

La question diagnostique est un enjeu crucial pour la psychiatrie, et la classification internationale des maladies mentales, autrement appelée DSM, qui prétendait à l’exhaustivité symptomatique « athéorique » est aujourd’hui très critiquée pour cette même exhaustivité.
Dès lors, comment accorder les psychiatres sur une nosographie commune sans en passer par la psychopathologie, ou le concept d’inconscient, comme a tenté de le faire le DSM ?

Faut-il enfermer pour soigner ?

Faut-il enfermer pour soigner ?

Depuis plusieurs années des psychanalystes sont au contact de justiciables et de condamnés notamment à travers des pratiques du champ psychiatrique et social. Ces pratiques ont été bouleversées par l’extension importante des obligations et injonctions de soins. La psychanalyse se retrouve ainsi de plus en plus sollicitée souvent très loin de ce qui fait le cœur d’une démarche de soins fondée sur la demande individuelle… Par Marie Majour

Au-delà du confinement

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Par Marie-Christine Baillehache
Le surgissement imprévisible du réel sans loi de la Covid 19 est venu trouer l’Autre et a confronté chacun à un vide de sens chargé d’étrangeté angoissante. Cette contingence réelle a introduit dans la vie de chacun une rupture dans ses liens fondamentaux à l’Autre de l’articulation signifiante et à l’énigme de l’objet a cause de son désir qui rend sa parole vivante.

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Par René Fiori
La planétarisation de l’uniformisation a trouvé depuis quelques années son accélérateur avec le « déchaînement du processus numérique » . Ce déchaînement institue un nouvel ordre, où « le vivant est saisi par le numérique » . Cette « volonté anonyme » qui y « est à l’œuvre » introduit une nouvelle variante de la pulsion de mort. Le signifiant numérique n’est pas le signifiant du symbolique.

Étoffes du Rêve

Étoffes du Rêve

Par Guido Reyna
L’irruption du réel incarnée actuellement par la pandémie du COVID-19, opère comme une expérience traumatique massive et généralisée pour l’ensemble des parlêtres, comme « la présence d’une jouissance qui n’est pas prise dans la machine fictionnelle, interdictrice »

Quoi de neuf ? (WhatsApp ?)

Quoi de neuf ? (WhatsApp ?)

Par Flavia Hofstetter
« Madame, je peux continuer avec vous par Skype quand je partirai à Londres ? » Non, fut ma réponse. C’était il y a un an. L’analyse ? Il faut que les corps y soient, cela me semblait une évidence. Le confinement a tout bouleversé, et a modifié ma pratique sans que j’aie le temps d’y réfléchir. Tout est allé vite.

Une analyse AVEC son corps, aussi !

Une analyse AVEC son corps, aussi !

Par Geneviève Mordant
Pourquoi ce titre, qui pourrait faire envers à l’avers du nom d’un vecteur que j’anime à L’Envers de Paris : « Le corps, pas sans la psychanalyse » ?
Lors de ma demande d’analyse j’étais aux prises avec les difficultés de lalangue dans mon expression du Un du corps .

Comme dans un mauvais film…

Comme dans un mauvais film…

Par Soledad Peñafiel
De loin on regardait l’épidémie. Ça arrivait aux autres, particulièrement aux italiens, qui étaient vraiment touchés par le Covid-19 qui avait son origine en Chine. Tous ces morts, tous ces malades… ça dévoilait quelque chose d’improbable, d’impossible. C’était comme regarder un mauvais film, on regardait mais sans croire vraiment que ça puisse se reproduire ici.

Écouter, voir..

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Frédérique Voruz est comédienne. Lalalangue est son œuvre dont Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil qui l’accueille, a nommé « Une confession héroïque ». C’est un seule en scène autobiographique, le récit d’une analyse sous forme de spectacle, l’exposé d’un trauma et des symptômes d’une enfant qui se reconstruit grâce à la psychanalyse, et surtout grâce au personnage de la psychanalyste, qui fait irruption tout au long du spectacle pour le ponctuer de ses saisissantes interprétations. Il y est parlé du langage familial et du poids des mots. Philippe Benichou

Théâtre & psychanalyse

Théâtre & psychanalyse

La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau est étonnamment contemporaine malgré les 120 années qui séparent la présente représentation de la première en 1899(3). Entièrement basée sur le quiproquo, elle est un prototype du désir qui ne cesse de circuler, dans un jeu de cache-cache de l’objet leurre du désir par rapport auquel chacun se positionne… Par Bernadette Colombel

Lire encore…

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Par Grigory Arkhipov
Dans la pensée occidentale, il y a une forte tradition de considérer le rire et le risible à travers le prisme du jugement. Ce jugement peut être esthétique (le risible est « une laideur non accompagnée de souffrance » , note Aristote), intellectuel (nous rions de ce que nous estimons être stupide) ou moral (le rire châtie la vanité, selon Bergson). Il y a un autre paradigme qui, au contraire, inscrit le rire dans la discontinuité du jugement.

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin Par Karim Bordeau J’ai cru bon d’ouvrir la projection du film par une référence au texte du penseur chinois Mencius qui se trouve dans Les quatre livres (comprenant la Grand Étude, l’Invariable Milieu, les Entretiens de Confucius...

La touche du sinthome

La touche du sinthome

Le 21 janvier 2020 a eu lieu la projection de A Touch of Sin, film de Jia Zhang ke, au Patronage laïque Jules Vallès, suivi d’un exposé d’Anne Ganivet-Poumellec, membre de l’ECF. Un débat animé s’en est suivi avec un public très intéressé.
La lecture de Confucius et du Séminaire XXIV de Lacan fut le fil conducteur de la préparation du débat, autour de l’écriture et de la poésie chinoise.
A. Gannivet-Poumellec préleva dans le scénario du film cette pépite : « reconnais ta faute » et montra avec finesse et justesse la singularité de chaque personnage. Son analyse permit de croiser le discours analytique et l’œuvre d’art, ce qui est le but de ces rencontres du vecteur Psynéma.

Femmes et politique

Femmes et politique

Je  vais retracer à grands traits quel a été le cheminement logique quant à notre travail de lecture dont le film de Paul Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, a été la source. Le premier temps logique  : politique, discours et féminisation… Par Karim Bordeau

Contacter l'Envers de Paris

Veuillez cocher cette case pour envoyer le formulaire !

2 + 1 =