ÉDITO DE SEPTEMBRE

J’espère que vous avez passé un bel été, doux et reposant.

Et nous voilà prêts ! L’actuel bureau de L’Envers conclura son mandat en décembre et nous avons fait le plein de désir et d’énergie pour le travail qui nous reste encore à accomplir durant ces derniers mois de l’année. L’étude et la transmission de la psychanalyse à Paris sera notre objectif prioritaire.

Les 51e Journées de l’ECF approchent. Elles auront lieu par visio-conférence les 20 et 21 novembre prochain sous le titre La Norme Mâle. Les thèmes d’étude sont passionnants et ils concernent notre hyper et postmodernité à l’ère de « l’Autre qui n’existe pas »[i]. La psychanalyse est une praxis subversive à l’envers du discours du Maître et ces journées proposent un questionnement qui traverse notre clinique par-delà les coordonnées dictées par la norme ou la normalité. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien >> 

Le dimanche 12 septembre à 19h00, L’Envers de Paris, en partenariat avec l’ACF-IdF, vous propose d’assister à l’avant-première du film La voix d’Aïda et de converser avec sa réalisatrice Jasmila Zbanic au cinéma Le Trianon de Sceaux (3 bis, rue Marguerite Renaudin 92330 Sceaux – Gare de Sceaux, RER B direction « Robinson »). La conversation avec la réalisatrice sera animée par Luc Garcia* et Camilo Ramirez*. Stéphanie Debaye, directrice du cinéma, sera présente en tant que modératrice de cette séance.

L’Envers de Paris a le plaisir de vous inviter à sa 3e soirée sur le thème du travail choisi cette année : « Épars désassortis de la globalisation » organisée par le Seminario Latino de L’Envers de Paris sous le titre « L’Yadl’Un à l’ère du racisme et de la ségrégation ». Nous écouterons les interventions de : Ariel Altman, Monica Guerra, Flavia Hofstetter, Pablo Llanque et Nayahra Reis. La soirée est coordonnée par Patrick Almeida*. Nous aurons pour invitée Marie-Hélène Brousse* qui sera l’extime de cette soirée qui se déroulera en visio-conférence le mercredi 22 septembre à 21h00. Vous pouvez déjà vous inscrire en cliquant sur ce lien >>

La rentrée s’annonce riche pour le collectif Théâtre et psychanalyse de L’Envers de Paris avec les représentations de deux pièces magnifiques prévues en septembre et octobre : Comme tu me veux, de Pirandello le dimanche 26 septembre au théâtre de l’Odéon à 15h00. La pièce sera suivie d’un débat animé par Hélène de La Bouillerie* avec Stéphane Braunshweig, metteur en scène et directeur du théâtre de l’Odéon et Cinzia Crosali*. Le vecteur Théâtre et psychanalyse se réunira le 10 septembre pour préparer ces rencontres. Le groupe est ouvert. Pour les intéressés, contacter Hélène de la Bouillerie par mail >> 

Vous la découvrirez la seconde pièce prévue en octobre à la fin de l’édito.

Voici les propositions des réunions de nos groupes ouvertes à toutes celles et tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la psychanalyse :

Le Vecteur Psynéma de L’Envers de Paris tiendra sa prochaine réunion le 2 septembre à 21h00. Nous donnons comme toile de fond à nos réunions préparatoires des événements-cinéma la lecture du Séminaire XXI de Lacan, Les non-dupes errent. La préparation de l’après-midi cinéma du 16 octobre à 14h00 (qui aura lieu au Patronage Laïque Jules Vallès autour du film de Kubrick, Full Metal Jacket) est inscrite au programme de cette réunion. La préparation de cet événement s’inscrit dans l’étude préparatoire des prochaines journées de l’ECF sur La norme mâle. Nous assisterons à la projection intégrale du film suivie d’un débat avec François Leguil* qui sera notre invité. Cela sera l’occasion de revisiter la filmographie de Kubrick, cinéaste fondamental. Vous pouvez déjà noter pour le 11 décembre 2021 une rencontre autour du film Klute de Pakula dans le cadre de la thématique de L’Envers de Paris : « Épars désassortis de la globalisation ». Film singulier – de quoi dire.

Les intéressés souhaitant participer cette année aux activités de ce groupe peuvent contacter Karim Bordeau par mail>> ; ou Maria Luisa Alkorta par mail>> 

Le collectif Le corps pas sans la psychanalyse de L’Envers de Paris fera sa rentrée avec une première réunion le 9 Septembre à 20h30, à partir de ce que nous avions annoncé dans le dernier ParisLeaks, et en particulier sur le thème du corps et de la jouissance féminine. Les intéressés peuvent contacter Geneviève Mordant par mail>> 

Le Vecteur Psychanalyse et littérature de L’Envers de Paris se réunira par Zoom le jeudi 16 septembre à 20h00 et commencera son étude de l’écriture de Raymond Queneau en l’articulant à la lecture que fait Lacan du savoir absolu et de la fin de l’histoire de Hegel. Rosana Montani nous présentera son travail sur le cours de Lacan du 12 janvier 1955 du séminaire II Le Moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, ainsi que sur le cours de Jacques-Alain Miller du 12 janvier 1994 « Donc, je suis ça ». Nous commencerons notre lecture de l’œuvre de R. Queneau par Zazie dans le métro. Contact : Marie-Christine Baillehache au 06.42.23.37.03. ; ou par mail >>

Le Vecteur T&A de L’Envers de Paris reprendra ses réunions sur la clinique et les addictions ! Pas de clinique sans transfert, pas de transfert sans présence des corps. Alors, au défi de la pandémie, nous vous attendons avec votre clinique, vos questions et l’envie de tous de reprendre le travail ensemble. More coming, stay tuned ! Les intéressés peuvent contacter Pierre Sidon* par mail>> 

Le Vecteur Lectures cliniques de L’Envers de Paris est un espace de réflexion clinique. Le travail est centré sur la psychanalyse appliquée en institution et s’adresse en priorité à des nouveaux venus désireux d’étudier des textes de référence et de mettre au travail leurs interrogations sur la pratique. Pour certains, c’est leur première occasion de prendre la parole, de présenter un exposé et d’en débattre à plusieurs.

Qu’est-ce qu’une clinique orientée par la psychanalyse ? Comment lire la clinique pour en dégager la singularité ? Le vecteur propose une lecture de textes de référence (Jacques Lacan, Jacques-Alain Miller, Éric Laurent…) sur la pratique d’orientation lacanienne. Nous faisons le pari que cette lecture à plusieurs aide à découvrir et à redécouvrir de quoi est faite la boussole de la clinique lacanienne. Nous avons à cœur de faire des liens et des allers-retours entre les textes et la pratique des participants qui y exposent des cas cliniques.

Le premier cycle de notre vecteur s’est terminé en juin dernier. Un nouveau cycle va s’ouvrir cet automne avec de nouveaux participants et une permutation d’une partie du cartel d’organisation. Les réunions de vecteur auront lieu le samedi de 15 h à 18 h, une fois par mois sauf pendant les vacances scolaires, soit 5 à 6 samedis d’ici juin 2022.

Si vous êtes intéressé, merci de nous contacter par mail>>

* * *

Noter dans votre agenda ces quelques événements à ne pas rater prévus dès à présent en octobre :

Nous aurons enfin la joie de voir représenter Les Illusions perdues d’après Balzac au théâtre de la Bastille. Le collectif Théâtre et psychanalyse de L’Envers de Paris vous propose en effet le vendredi 8 octobre une représentation de cette pièce qui avait été annulée à cause de la Covid-19 et qui vient donc d’être reprogrammée. Elle sera suivie d’une rencontre avec Pauline Bayle, metteuse en scène, et Deborah Gutermann-Jacquet*.

La soirée de rentrée des Cartels avec le tirage au sort des nouveaux cartels est organisée en partenariat entre L’Envers de Paris et l’ACF-IDF. Elle aura lieu le jeudi 14 octobre à 21h00, par webinaire, en présence de Dalila Arpin* qui nous a fait le plaisir d’accepter de discuter les textes présentés. Les inscriptions seront ouvertes très bientôt.

Le jeudi 21 octobre à 21h00, L’Envers de Paris propose une soirée animée par Agnès Vigué-Camus* ayant pour titre : « Être ou naître poème ? Ce que nous pouvons apprendre des poètes ». Nathalie Georges-Lambrichs* est psychanalyste et écrit des poèmes, dont le dernier Tomber des nues est paru aux éditions du Canoë en mars 2021. Une lecture de quelques-uns de ces textes, empruntant la forme brève du haïku, sera suivie d’une conversation avec : Dominique Corpelet*, Stella Harrison*, Claude Luca-Georges, Rosana Montani, Pierre Malengreau*, Ginette Michaux* et Myriam Mitelman*. Ce sera l’occasion de revenir sur les affinités de la poésie et de la psychanalyse en cherchant à enquêter sur le savoir-faire des poètes pour éclairer quelques points brûlants qui touchent à l’expérience analytique et à la fin de l’analyse.

Soirée en visio-conférence : pour vous inscrire, cliquer sur ce lien>>

Voilà donc de quoi se mettre en route pour faire vivre la psychanalyse dans notre ville !

Marga Auré

[i] Cf. Laurent É. et Miller J.-A., «L’orientation lacanienne. L’Autre qui n’existe pas et ses comités d’éthique», enseignement tenu dans le cadre du département de l’université Paris 8, cours de 1996-1997, inédit.

* Psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.

Vidéos

L’avez-vous lu ?
À la rencontre de Jasmila Zbanic

À la rencontre de Jasmila Zbanic

Par Nathalie Georges-Lambrichs
« Comment faire pour que des masses humaines, vouées au même espace, non pas seulement géographique mais à l’occasion familial, demeurent séparées » ? Lacan a posé cette question dans sa fameuse « Allocution sur les psychoses de l’enfant »

L’École des femmes , ou Arnolphe à l’école d’Agnès

L’École des femmes , ou Arnolphe à l’école d’Agnès

Par Bernadette Colombel
En 1662, Molière monte au théâtre L’École des femmes qui fera scandale, et pour cause! Même si ce n’était pas l’intention première de l’auteur, le ton est donné : le sabotage de la « norme-mâle ».

La réduction subjective n’est pas pathétique

La réduction subjective n’est pas pathétique

Par Noa Farchi
Dans le chemin d’une analyse, le sujet rencontre un obstacle qui s’impose à lui comme limite et qui donne substance au chemin en tant que tel. J.-A. Miller élève cette rencontre à la dignité de l’os d’une cure.

Epars Désassortis

Épars désassortis de la globalisation

Épars désassortis de la globalisation

Par Marga Auré
Nous traversons actuellement une situation de crise mondiale au caractère inédit. Des millions de personnes sur la planète se sont retrouvées presque en même temps sous la contrainte de dispositifs de confinement à peu près semblables, une fois décrété dans chaque pays l’état d’urgence sanitaire répondant à la nécessité de freiner la diffusion de la pandémie de Covid-19.

Des particules élémentaires à des épars désassortis

Des particules élémentaires à des épars désassortis

Par Romain-Pierre Renou
Je souhaite revenir plus en détail sur l’emploi non standard que fait Lacan du terme « épars » dans cette formule d’« épars désassortis » que nous avons retenue pour notre titre.

L’angoisse comme objection au « pour-tous »

L’angoisse comme objection au « pour-tous »

Par Cinzia Crosali
Les bouleversements de notre époque ne sont pas sans répercussion sur le lien social, que nous savons, depuis Lacan, être un effet du discours : « il y a du discours : et je le situe du lien social » disait Lacan dans l’Étourdit, et il ajoutait qu’à ce lien social « se soumettent les corps qui, ce discours, labitent » . Les corps : ce sont justement les corps à être propulsés sur le devant de la scène sociale dans notre époque et à s’articuler aux nouvelles manifestations d’angoisse.

Psychanalyse et psychiatrie

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”

« psychanalyse et pédopsychiatrie : questions et variétés de réponse ». La soirée fut riche, vivante, comme la question de la place de la psychanalyse, qui apparaît se dégager de l’inertie actuelle, idée que nous pourrions proposer comme une des réponses possibles, en conclusion de ce cycle. Cette inertie, bien présente de nos jours, est largement due au S1 émanant des évaluations en psychiatrie notamment… Par Aurélie Pascal

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Le Cycle “Psychiatrie, psychanalyse et malaise social” proposé par la BPI du Centre Pompidou et animé par Clotilde Leguil tiendra sa prochaine rencontre sur le thème : “Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?”. Avec Éric Laurent, psychanalyste membre de l’ECF et de l’AMP et Mathieu Bellahsen, psychiatre, chef de service à l’Hôpital d’Asnières-sur-Seine.

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie est le lieu destiné à accueillir et traiter la souffrance de l’enfant lorsque celle-ci prend des formes particulièrement aigües. Mais elle est aujourd’hui confrontée aux exigences propres de l’époque : rentabilité et efficacité ; avec son corolaire : bilans, évaluations, prescriptions médicamenteuses, rigueur budgétaire, etc. Cette tendance conduit-elle pour autant à l’impasse, voire au déclin de la pédopsychiatrie ?

Au-delà du confinement

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Sortir du confinement en risquant son énonciation

Par Marie-Christine Baillehache
Le surgissement imprévisible du réel sans loi de la Covid 19 est venu trouer l’Autre et a confronté chacun à un vide de sens chargé d’étrangeté angoissante. Cette contingence réelle a introduit dans la vie de chacun une rupture dans ses liens fondamentaux à l’Autre de l’articulation signifiante et à l’énigme de l’objet a cause de son désir qui rend sa parole vivante.

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Par René Fiori
La planétarisation de l’uniformisation a trouvé depuis quelques années son accélérateur avec le « déchaînement du processus numérique » . Ce déchaînement institue un nouvel ordre, où « le vivant est saisi par le numérique » . Cette « volonté anonyme » qui y « est à l’œuvre » introduit une nouvelle variante de la pulsion de mort. Le signifiant numérique n’est pas le signifiant du symbolique.

Étoffes du Rêve

Étoffes du Rêve

Par Guido Reyna
L’irruption du réel incarnée actuellement par la pandémie du COVID-19, opère comme une expérience traumatique massive et généralisée pour l’ensemble des parlêtres, comme « la présence d’une jouissance qui n’est pas prise dans la machine fictionnelle, interdictrice »

Écouter, voir..

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Lalalangue, prenez et mangez-en tous

Frédérique Voruz est comédienne. Lalalangue est son œuvre dont Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil qui l’accueille, a nommé « Une confession héroïque ». C’est un seule en scène autobiographique, le récit d’une analyse sous forme de spectacle, l’exposé d’un trauma et des symptômes d’une enfant qui se reconstruit grâce à la psychanalyse, et surtout grâce au personnage de la psychanalyste, qui fait irruption tout au long du spectacle pour le ponctuer de ses saisissantes interprétations. Il y est parlé du langage familial et du poids des mots. Philippe Benichou

Lire encore…

Poésie de Tristana

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Par Laure de Bortoli
Tristana (1969) est un des trois films tournés par Luis Buñuel en Espagne, le pays de naissance dont il s’est exilé l’époque du franquisme.

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne

Par Grigory Arkhipov
Dans la pensée occidentale, il y a une forte tradition de considérer le rire et le risible à travers le prisme du jugement. Ce jugement peut être esthétique (le risible est « une laideur non accompagnée de souffrance » , note Aristote), intellectuel (nous rions de ce que nous estimons être stupide) ou moral (le rire châtie la vanité, selon Bergson). Il y a un autre paradigme qui, au contraire, inscrit le rire dans la discontinuité du jugement.

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin

En guise d’ouverture d’A Touch of Sin Par Karim Bordeau J’ai cru bon d’ouvrir la projection du film par une référence au texte du penseur chinois Mencius qui se trouve dans Les quatre livres (comprenant la Grand Étude, l’Invariable Milieu, les Entretiens de Confucius...

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