ÉDITO D’OCTOBRE

Cette rentrée, L’Envers de Paris retrouve une intense activité où beaucoup de nos réunions sont déjà prévues en présentiel. C’est un grand bonheur de pouvoir nous retrouver à nouveau ensemble car l’étude et la transmission de la psychanalyse a un autre poids avec nos corps ! Pour nos événements publics au théâtre, au cinéma, en librairie, ou dans les locaux de l’École, pensez à vous munir du « pass sanitaire » qui sera encore exigé à l’entrée.

Les J51 de l’ECF approchent. Elles auront lieu par visio-conférence les 20 et 21 novembre prochains sous le titre La Norme Mâle. Les thèmes d’étude sont passionnants et concernent notre hyper et postmodernité. Ces journées proposent un questionnement qui traverse notre clinique par-delà les coordonnées dictées par la norme ou la normalité. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien>> 

 

Nous préparons ces 51e Journées avec soin par l’organisation de plusieurs événements :

L’Envers de Paris prépare la rentrée des Cartels en partenariat avec l’ACF-IDF. Elle aura lieu jeudi 14 octobre à 21h00 en visioconférence. Nous entendrons le travail de deux intervenants, Laurence Maman et Nicolás Landriscini*, avec pour perspective le thème des prochaines journées de l’ECF La Norme Mâle que nous préparons avec plusieurs cartels constitués suite à « l’appel à cartels » de juin dernier. Dalila Arpin* sera notre invitée pour apporter son éclairage et discuter les textes présentés. Nous réfléchirons au malaise dans la virilité et aux inventions qui peuvent s’en dégager ! Enfin, la soirée se conclura par le tirage au sort des nouveaux cartels.

Le Vecteur Psynéma de L’Envers de Paris vous propose le film de Stanley Kubrick, Full Metal Jacket, le 16 octobre à 14h00, au Patronage Laïque Jules Vallès (72 Av. Félix Faure, 75015 Paris). Nous vous invitons à un après-midi préparatoire aux J51 de l’ECF sur La Norme Mâle avec la projection intégrale du film suivie d’un débat avec François Leguil* qui sera notre invité. Le « pass sanitaire » sera exigé à l’entrée. Vous pouvez réserver votre place en vous inscrivant par ici>> 

Par ailleurs, ce Vecteur tiendra sa prochaine réunion le 10 octobre, consacrée à la lecture de la leçon de Lacan du 8 janvier 1974, du Séminaire XXI, « Les non-dupes errent ». Nous interrogerons la problématique topologique de l’orientation du sens. Et pour terminer l’année en beauté, le 11 décembre aura lieu la projection-débat de Klute, film de A. J. Pakula. Avec ce film nous travaillerons sur le thème de l’étude proposée cette année à L’Envers de Paris « Épars désassortis de la globalisation ». Les intéressés souhaitant participer aux activités de ce groupe peuvent contacter, pour tout renseignement, Karim Bordeau, par mail>> ; ou Maria Luisa Alkorta, par mail>> 

Voici d’autres informations concernant nos soirées de travail proposées en octobre :

Le collectif Théâtre et Psychanalyse de L’Envers de Paris s’est réuni le 29 septembre pour préparer la prochaine rencontre qui aura lieu le 8 octobre à 21h00 au théâtre de la Bastille, autour de la pièce adaptée du roman de Balzac Illusions perdues, et mise en scène par Pauline Bayle. Deborah Gutermann-Jacquet* viendra débattre avec Pauline Bayle à l’issue de la représentation. Le collectif a organisé dimanche 26 septembre une nouvelle rencontre dans le cadre du partenariat avec le théâtre de l’Odéon. Nombreux étions-nous à assister à la magnifique représentation de Comme tu me veux, de Pirandello. La pièce fut suivie d’un débat passionnant animé par Hélène de La Bouillerie* avec Stéphane Braunschweig, directeur du théâtre de l’Odéon – que le collectif rencontrait pour la quatrième fois – et Cinzia Crosali*.

Le jeudi 21 octobre à 21h00, L’Envers de Paris propose une soirée, animée par Agnès Vigué-Camus*, ayant pour titre : Être ou naître poème ? Ce que nous pouvons apprendre des poètes. Nathalie Georges-Lambrichs* est psychanalyste et écrit des recueils de poèmes, dont le dernier, Tomber des nues, est paru aux éditions du Canoë en mars 2021. Une lecture de quelques-uns de ces textes, empruntant la forme brève du haïku, sera suivie d’une conversation avec Dominique Corpelet*, Stella Harrison*, Claude Luca-Georges, Pierre Malengreau, Ginette Michaux Myriam Mitelman* et Rosana Montani. Ce sera l’occasion de revenir sur les affinités de la poésie et de la psychanalyse en cherchant à enquêter sur le savoir-faire des poètes pour éclairer quelques points brûlants qui touchent à l’expérience analytique et à la fin de l’analyse.

Voici une importante information du Vecteur Lectures Cliniques de L’Envers de Paris avec l’annonce de la permutation de ses responsables : à partir d’octobre, ce vecteur est sous la responsabilité de Janis Gailis et de Ricardo Schabelman*. Ce Vecteur propose une lecture de textes de référence (J. Lacan, J.-A. Miller, É. Laurent…) sur la pratique d’orientation lacanienne. Nous faisons le pari que cette lecture à plusieurs aide à découvrir et à redécouvrir de quoi est faite la boussole de la clinique lacanienne. Nous avons à cœur de faire des liens et des allers-retours entre les textes et la pratique des participants qui y exposent des cas cliniques. Les réunions de Vecteur ont lieu le samedi de 15h00 à 18h00, une fois par mois, sauf pendant les vacances scolaires, soit 5 à 6 samedis entre novembre 2021 et juin 2022. C’est parfois la première occasion de prendre la parole, de présenter un exposé et d’en débattre à plusieurs. Pour que chacun puisse présenter son travail, le nombre de participants est limité. La commission d’organisation du vecteur est composée par : Alexandra Escobar, Pascale Fari*, Janis Gailis, Ricardo Schabelman*, Andrea Souza Paleari, Ana Ines Vasquez. Un deuxième cycle va s’ouvrir en novembre prochain pour deux années scolaires (jusqu’en juin 2023). Il reste quelques places et quelques jours pour adresser votre demande par mail>> ; ou contacter les responsables.

Le Vecteur Lectures freudiennes de L’Envers de Paris travaille actuellement à l’édition de leur traduction des trois derniers textes de Freud : « Constructions dans l’analyse » (1937), « Analyse finie et analyse infinie » (1937), « La division du Ich dans le processus de défense » (1938), dont la publication chez Eres est prévue au printemps 2022. Un entretien avec Stella Harrison à ce propos, sera publié dans le prochain numéro d’Horizon. Par ailleurs nous commençons la traduction de l’article de Freud de 1919 « Un enfant est battu » – « Ein Kind wird geschlagen » – le mercredi 6 octobre 2021. Les intéressés peuvent contacter Susanne Hommel par mail>> ; ou Nathalie Menier par mail>>

Le Vecteur Psychanalyse et Littérature de L’Envers de Paris a fait sa première réunion de rentrée en septembre. Rosana Montani a mis en tension le Savoir Absolu hégélien et l’insolence iconoclaste décidée de Zazie, le personnage central du roman de Raymond Queneau Zazie dans le métro. Vous pourrez lire son texte sur le site de L’Envers de Paris. Lors de notre réunion d’octobre, nous approfondirons le rapport au langage de R. Queneau et sa mise en forme littéraire novatrice dans ce même roman Zazie dans le métro. Nous y interrogerons spécifiquement la place qu’il donne à l’insolite, au surprenant et au ludique par son introduction dans son écriture du langage-parlé-populaire. Le texte de P. Doucet servira d’appui aux remarques et aux questionnements de chacun. Notre prochaine réunion aura lieu par Zoom le lundi 18 octobre à 20h00. Contact : Marie-Christine Baillehache par mail>>

Patrick Almeida et l’équipe éditorial du Vecteur Seminario Latino de L’Envers de Paris prévoient une réunion en octobre afin de peaufiner leur thématique de travail pour l’année 2021/2022 « L’inconscient, aujourd’hui ? ». Cela s’inscrit à la suite de leur dernière soirée de septembre qui a été consacrée à la thématique annuelle de L’Envers de Paris sur « L’un du monde de la globalisation : les épars désassortis, entre racisme et ségrégation ». Quelle place dans le monde contemporain pour ce qui fait trou, béance, voire discontinuité au discours du maître ? Entre la jaculation du Yadl’Un des épars désassortis et leurs objets lathouses, leurs addictions et leurs identités prêt-à-porter, comment l’acte analytique opère, aujourd’hui, dans sa lecture du savoir insu de l’inconscient du sujet et des modes de jouir du parlêtre contemporain ? La prochaine soirée, dont la date sera annoncée prochainement, est prévue pour le mois de novembre en présentiel à la Maison de l’Amérique Latine, « passe sanitaire » et gestes barrières à l’appui. Pour tout renseignement contacter le comité d’accueil par mail>>

Le Vecteur Le corps pas sans la psychanalyse de L’Envers de Paris commence le travail de l’année avec une discussion à propos d’une vignette clinique que chacUn doit écrire à partir de son expérience, en rapport avec l’objet a pour le mettre en tension avec le vivant du corps, et mettre ainsi en relief comment la part de l’objet en relation au réel peut éclairer un trait de la singularité du sujet. Nous mettrons au travail La Troisième de Lacan. Prochaine réunion en « présentiel » à Cachan le jeudi 21 octobre à 20h30. Contact : Geneviève Mordant par mail>> 

Le Vecteur T&A de L’Envers de Paris reprendra ses réunions et activités en présentiel à partir de novembre. Nous vous tiendrons au courant. Les intéressés peuvent contacter Pierre Sidon par mail>>

Je vous souhaite pour ce mois-ci un bon travail de transmission de la Psychanalyse d’orientation lacanienne dans notre ville de lumières !

Marga Auré

* Psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.

Vidéos

L’avez-vous lu ?
À la rencontre de Jasmila Zbanic

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« Comment faire pour que des masses humaines, vouées au même espace, non pas seulement géographique mais à l’occasion familial, demeurent séparées » ? Lacan a posé cette question dans sa fameuse « Allocution sur les psychoses de l’enfant »

L’École des femmes , ou Arnolphe à l’école d’Agnès

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En 1662, Molière monte au théâtre L’École des femmes qui fera scandale, et pour cause! Même si ce n’était pas l’intention première de l’auteur, le ton est donné : le sabotage de la « norme-mâle ».

La réduction subjective n’est pas pathétique

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Dans le chemin d’une analyse, le sujet rencontre un obstacle qui s’impose à lui comme limite et qui donne substance au chemin en tant que tel. J.-A. Miller élève cette rencontre à la dignité de l’os d’une cure.

Epars Désassortis

Épars désassortis de la globalisation

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Nous traversons actuellement une situation de crise mondiale au caractère inédit. Des millions de personnes sur la planète se sont retrouvées presque en même temps sous la contrainte de dispositifs de confinement à peu près semblables, une fois décrété dans chaque pays l’état d’urgence sanitaire répondant à la nécessité de freiner la diffusion de la pandémie de Covid-19.

Des particules élémentaires à des épars désassortis

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Par Romain-Pierre Renou
Je souhaite revenir plus en détail sur l’emploi non standard que fait Lacan du terme « épars » dans cette formule d’« épars désassortis » que nous avons retenue pour notre titre.

L’angoisse comme objection au « pour-tous »

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Par Cinzia Crosali
Les bouleversements de notre époque ne sont pas sans répercussion sur le lien social, que nous savons, depuis Lacan, être un effet du discours : « il y a du discours : et je le situe du lien social » disait Lacan dans l’Étourdit, et il ajoutait qu’à ce lien social « se soumettent les corps qui, ce discours, labitent » . Les corps : ce sont justement les corps à être propulsés sur le devant de la scène sociale dans notre époque et à s’articuler aux nouvelles manifestations d’angoisse.

Psychanalyse et psychiatrie

Dans l’après-coup de la C-5 « psychanalyse et pédopsychiatrie »

Dans l’après-coup de la C-5 « psychanalyse et pédopsychiatrie »

« psychanalyse et pédopsychiatrie : questions et variétés de réponse ». La soirée fut riche, vivante, comme la question de la place de la psychanalyse, qui apparaît se dégager de l’inertie actuelle, idée que nous pourrions proposer comme une des réponses possibles, en conclusion de ce cycle. Cette inertie, bien présente de nos jours, est largement due au S1 émanant des évaluations en psychiatrie notamment… Par Aurélie Pascal

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?

Le Cycle « Psychiatrie, psychanalyse et malaise social » proposé par la BPI du Centre Pompidou et animé par Clotilde Leguil tiendra sa prochaine rencontre sur le thème : « Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ? ». Avec Éric Laurent, psychanalyste membre de l’ECF et de l’AMP et Mathieu Bellahsen, psychiatre, chef de service à l’Hôpital d’Asnières-sur-Seine.

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses

La pédopsychiatrie est le lieu destiné à accueillir et traiter la souffrance de l’enfant lorsque celle-ci prend des formes particulièrement aigües. Mais elle est aujourd’hui confrontée aux exigences propres de l’époque : rentabilité et efficacité ; avec son corolaire : bilans, évaluations, prescriptions médicamenteuses, rigueur budgétaire, etc. Cette tendance conduit-elle pour autant à l’impasse, voire au déclin de la pédopsychiatrie ?

Au-delà du confinement

Sortir du confinement en risquant son énonciation

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Par Marie-Christine Baillehache
Le surgissement imprévisible du réel sans loi de la Covid 19 est venu trouer l’Autre et a confronté chacun à un vide de sens chargé d’étrangeté angoissante. Cette contingence réelle a introduit dans la vie de chacun une rupture dans ses liens fondamentaux à l’Autre de l’articulation signifiante et à l’énigme de l’objet a cause de son désir qui rend sa parole vivante.

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Le tsunami numérique et sa planétarisation

Par René Fiori
La planétarisation de l’uniformisation a trouvé depuis quelques années son accélérateur avec le « déchaînement du processus numérique » . Ce déchaînement institue un nouvel ordre, où « le vivant est saisi par le numérique » . Cette « volonté anonyme » qui y « est à l’œuvre » introduit une nouvelle variante de la pulsion de mort. Le signifiant numérique n’est pas le signifiant du symbolique.

Étoffes du Rêve

Étoffes du Rêve

Par Guido Reyna
L’irruption du réel incarnée actuellement par la pandémie du COVID-19, opère comme une expérience traumatique massive et généralisée pour l’ensemble des parlêtres, comme « la présence d’une jouissance qui n’est pas prise dans la machine fictionnelle, interdictrice »

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Lalalangue, prenez et mangez-en tous

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Frédérique Voruz est comédienne. Lalalangue est son œuvre dont Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil qui l’accueille, a nommé « Une confession héroïque ». C’est un seule en scène autobiographique, le récit d’une analyse sous forme de spectacle, l’exposé d’un trauma et des symptômes d’une enfant qui se reconstruit grâce à la psychanalyse, et surtout grâce au personnage de la psychanalyste, qui fait irruption tout au long du spectacle pour le ponctuer de ses saisissantes interprétations. Il y est parlé du langage familial et du poids des mots. Philippe Benichou

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Par Laure de Bortoli
Tristana (1969) est un des trois films tournés par Luis Buñuel en Espagne, le pays de naissance dont il s’est exilé l’époque du franquisme.

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Dans la pensée occidentale, il y a une forte tradition de considérer le rire et le risible à travers le prisme du jugement. Ce jugement peut être esthétique (le risible est « une laideur non accompagnée de souffrance » , note Aristote), intellectuel (nous rions de ce que nous estimons être stupide) ou moral (le rire châtie la vanité, selon Bergson). Il y a un autre paradigme qui, au contraire, inscrit le rire dans la discontinuité du jugement.

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En guise d’ouverture d’A Touch of Sin Par Karim Bordeau J’ai cru bon d’ouvrir la projection du film par une référence au texte du penseur chinois Mencius qui se trouve dans Les quatre livres (comprenant la Grand Étude, l’Invariable Milieu, les Entretiens de Confucius...

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