ÉDITO MARS 2022

Chères et chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois de mars sera riche en évènements.
Tout d’abord, en ce qui concerne notre Association, notre Assemblée Générale se tiendra le 10 mars prochain. Les membres sont attendus, nombreux. Notre bureau pourra enfin être constitué et nous permettre de mener à bien nos projets.
À la fin du mois, nous débuterons les Grandes Assises de l’Association Mondiale de Psychanalyse, entre le 31 mars et le 3 avril, sous le titre très suggestif, « La femme n’existe pas ». Les inscriptions sont encore ouvertes. N’hésitez pas à participer ! Des travaux d’une grande qualité seront présentés, aussi bien théoriques que cliniques, issus de toutes les écoles de l’AMP. Vous aurez l’occasion de pouvoir assister sans même vous déplacer du 31 mars au 2 avril, de 14h à 17h pour les séances plénières, et de 17h à 20h pour les simultanées au choix, et le dimanche 3 avril de 14h à 19h30. Une opportunité unique ! Sans oublier l’envoi du volume Scilicet, du Congrès, ainsi qu’un petit cadeau dans vos boîtes aux lettres.

En attendant ce grand moment, le précédent Bureau de l’Envers nous fait parvenir le message suivant :

« Comme vous savez le bureau de L’Envers de Paris 2020-21 a créé un réseau d’élaboration transversal dans notre association avec le thème d’étude commun : « Épars désassortis à l’époque de la globalisation ». Une torsion se manifeste entre « tous pareil », devant cette expérience collective planétaire, accentuée par la pandémie, et la dissymétrie, dans l’inconscient, de « l’un-tout-seul » qui nous fait des uns « épars désassortis 1» en relation au réel. La plupart de nos vecteurs et collectifs s’étaient mis au travail sur ce thème proposant des rencontres. La suite logique a été l’édition d’un numéro spécial d’Horizon Hors- Série qui garderait la trace de ces rencontres avec l’accord du Directoire de l’ECF. Ce numéro qui paraîtra fin mars 2022 sera distribué aux seuls membres de L’Envers de Paris et financé par la trésorerie de l’exercice 2021. Les amis et abonnés de l’Envers qui souhaitent recevoir un exemplaire pourront se mettre en relation avec Marga Auré cliquer ici >> ou Adela Bande-Alcantud, cliquer ici >>

Ont participé à la rédaction et édition : Rédactrices en Chef : Marga Auré et Laure De Bortoli. Rédacteurs en Chefs adjoints : Daphné Leimann et Pascal Pernot. Comité de rédaction : Adela Bande-Alcantud, Cinzia Crosali, Romain-Pierre Renou, Ana Inés Vasquez. Conseiller de Rédaction : Pascale Fari. Équipe de Rédaction et d’édition : Marie-Christine Baillehache, Martine Bottin, Adriana Campos, Marcela Fernandez, Isabelle Lebihan, Guillaume Libert, Corinne Prugnaud-Sardin, Claude Quenardel, Isabelle Ramirez, Sophie Ronsin, Olivier Talayrach, Claudia Vilela.

De la part de nos vecteurs, les nouvelles suivantes :

Théâtre et Psychanalyse a annulé la rencontre le 18 mars au théâtre de la Bastille autour du spectacle de François Gremaud sur « Phèdre ! ». En échange, il nous propose deux nouvelles rencontres :

Le 27 mars à 15h30 à l’Auguste théâtre, un Dom Juan de Molière mis en scène par Gianni Corvi. François Régnault a accepté d’être l’invité pour un débat à l’issue de la pièce, animé par Hélène de La Bouillerie. Vous pouvez réserver votre place en appelant au 0145385226, en précisant que vous venez de la part de L’Envers de Paris (pour avoir un prix préférentiel).

Le 15 mai à 15h au théâtre de l’Odéon, Kliniken de Lars Noren dans une mise en scène de Julie Duclos. Philippe Benichou sera l’invité pour échanger avec le vecteur, à l’issue de la représentation.

Corps et psychanalyse nous informe :
« Dans le cadre de notre thème de la mise en tension de l’objet a avec le vivant du corps, nous nous sommes intéressés au cas d’une analysante qui cherche à se soustraire à la castration que constitue la schize entre l’œil et le regard, en se faisant tout entière vision. Pour elle l’important est que le regard désirant reste du côté de l’autre, qu’il ne se voie pas. C’est ainsi que retournant comme un doigt de gant le regard omnivoyeur de notre monde post-moderne, elle cherche à se faire elle-même omnivoyeur pour ne plus se sentir regardée. Il s’agit d’être barré pour ne pas être barré : de ne pas y être pour mieux tout dominer du regard et échapper à l’angoisse du regard de l’Autre. Pour elle le seul moment où le réel de l’objet regard est suspendu, celui de l’Autre ou celui sur les autres, est celui de la danse, moment d’élision du sujet, moment de hors-champ mais moment d’être.

La prochaine réunion de ce vecteur aura lieu le mercredi 16 Mars à 20h30, en présentiel à Cachan.

Contact : cliquer ici >>

Addictions, pour sa part, nous écrit :
« Notre prochaine Conversation Clinique & Addictions aura lieu le lundi 14 mars prochain en présence. Pierre Sidon présentera un cas de prise en charge institutionnelle d’un sujet alcoolique sous le titre : « un étranger mélancolique ». Renseignements et inscriptions sur : cliquer ici >> ».

Cinéma et Psychanalyse a également prévu de poursuivre la lecture du séminaire XXI, « Les non -dupes errent » -, le 27 mars. Et ils préparent la projection du film Network de Sidney Lumet, qui aura lieu au patronage laïque Jules Valles le 16 avril à 14 h. Après le film, nous débattrons avec Beatriz Renou Gonzalez qui a accepté d’être leur invitée. Cet évènement s’inscrit en tant que préparatoire aux prochaines journées de l’Ecole de la Cause Freudienne, sous le thème : « Je suis ce que je dis ».
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Le Seminario Latino de L’Envers de Paris tiendra sa troisième soirée par Zoom, cette fois-ci en espagnol, autour du thème de « El inconsciente del niño, hoy » (« L’inconscient de l’enfant, aujourd’hui »). Comment l’acte analytique opère, aujourd’hui, dans sa lecture du savoir insu de l’inconscient de l’enfant et des modes de jouir du parlêtre contemporain ? Nous aurons le plaisir d’entendre l’intervention de deux collègues : Beatriz Gonzalez-Renou nous parlera de « Lo que los niños dicen, lo que los niños hacen » (« Ce que disent les enfants, ce que les enfants font ») et Adela Fryd abordera la question de « Los niños amos » (« Les enfants maîtres »). La soirée sera animée par Patrick Almeida et Adriana Campos ; rendez-vous par Zoom le mercredi 23 mars à 21h00 en vous connectant directement au lien ci-dessous (pas besoin d’inscription préalable) : cliquer ici >>
Pour tout renseignement, contacter le comité d’accueil du vecteur du Seminario Latino de L’Envers de Paris par mail : cliquer ici >>

Le Vecteur des Lectures cliniques s’est réuni le 12 février par Zoom autour du premier chapitre des notes de Jacques Lacan « Sur l’homme aux loups » L’Oedipe inachevé et inversé. Les questions et les commentaires présentés par Pauline Bebin et Nadine Daquin, tout comme le cas clinique de Brigitte Lehmann, ont suscité une discussion passionnante à laquelle ont pris part la majeure partie des participants du Vecteur.
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Pour sa part, le Vecteur Psychanalyse et Littérature, nous communique son projet :
En 1952 dans Les romans de la sagesse, A. Kojève fait l’éloge du roman de R. Queneau Le Dimanche de la vie, reconnaissant en Valentin Bru le Sage qui, ayant atteint le bonheur de la Fin de l’Histoire, consacre « ses vastes loisirs à l’identification du néant de sa certitude subjective avec le néantissement de l’Etre-en-soi temporel 2». Dans son roman, R. Queneau, qui édita en 1947 l’Introduction à la lecture de Hegel de Kojève, tourne malicieusement en dérision ce bonheur du Sage et met-en-scène « le dimanche de la vie qui nivelle tout et éloigne tout ce qui est mauvais 3» en installant Valentin Bru devant une horloge. « Il dut donc renoncer à développer son commerce et ce fut sa dernière tentative pour effacer son oisiveté. Il ne lui resta plus que la vacuité même du temps. Alors il essaya de voir comment le temps passait, entreprise aussi difficile que de se surprendre en train de s’endormir. Assis à sa caisse, il regardait la grande horloge fixée au-dessus du magasin de meussieur Poncier, et il suivait la marche de la grande aiguille.4 » De Valentin Bru et de sa vérité sans reste, Lacan fait un fainéant et un vaurien sans désir dans un monde réglé par « la grande machine […] désormais réglé au dernier carat de ce néant matérialisé qu’est la conception du savoir 5».
C’est cette malice dénonciatrice avec laquelle R. Queneau pointe l’incertitude du sujet quant à son désir et tourne en dérision le Sage kojèvien que nous continuerons de suivre lors de notre réunion-Zoom du Vendredi 18 Mars à 20h30. Rosana Montani nous en présentera sa lecture.
Contact : cliquer ici >> ; tél : cliquer ici >>

1.  Lacan J., « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 573.
2.  Alexandre Kojève, Les romans de la sagesse, Revue Critique N° 60, 1952, p. 387-397.
3. Jacques-Alain Miller, « Marginalia », Le désir et son interprétation, Paris, Ed. de La Martinière, 2013, p. 596.
4. Raymond Queneau, Le Dimanche de la vie, Paris, Ed. Gallimard, 1952, p. 160.
5. Jacques-Alain Miller, op. cit., p. 595.

Le programme des Grandes Assises Virtuelles internationales de l’AMP est bientôt prêt.

En attendant, découvrez les thèmes des plénières, jour après jour.