L’actualité des revues

ORNICAR ? 61 – Voir

Voir est partout, tout le temps, si prégnant qu’il en serait presque l’oublié de notre expérience quotidienne. Avec Lacan, cette expérience sort de l’évidence. S’appuyant sur les observations de Merleau-Ponty, il disjoint la vision du regard et montre que le regard précède la vision.
« Ils ont des yeux pour ne pas voir. Pour ne pas voir quoi ? – justement que les choses les regardent », comme Lacan le pointe dans son Séminaire XI. Le sujet de la vision se défend contre sa vérité d’objet posé sous le regard : il est une tache, et cette tache a une fonction. Qu’est-ce qu’une tache, un trompe-l’œil, un voyeur, un tableau ? Qu’est-ce, au fond, que cet objet regard, qui peut, dans la névrose et notamment dans l’obsession, prendre une place si déterminante ? Ce sont à ces questions que les auteurs de ce numéro se confrontent. Pour en approcher le cœur, Jacques-Alain Miller choisit de se saisir des personnages de Diane et Actéon.

RÊVES ET FANTASMES CHEZ L’ENFANT

Mais je rêve !? Tu prends tes désirs pour des réalités ! Arrête tes histoires ! Même pas en rêve ! Ces discours courants voudraient chasser les rêves comme opposés à la réalité. Lacan révèle que la réalité et le désir – qui entretient les rêves – sont en continuité : le désir est l’essence de la réalité.

Rêves et fantasmes sont des productions de l’inconscient.

Dans le rêve, les choses irreprésentables viennent à se montrer, à se dire, sur un mode déplacé, tel un cauchemar tempéré. Dans le cauchemar qui réveille, l’angoisse fait signe d’un réel. Lacan pointe qu’on ne se réveille alors que pour continuer à rêver.

ORNICAR ? 61 – Voir

Voir est partout, tout le temps, si prégnant qu’il en serait presque l’oublié de notre expérience quotidienne. Avec Lacan, cette expérience sort de l’évidence. S’appuyant sur les observations de Merleau-Ponty, il disjoint la vision du regard et montre que le regard précède la vision.
« Ils ont des yeux pour ne pas voir. Pour ne pas voir quoi ? – justement que les choses les regardent », comme Lacan le pointe dans son Séminaire XI. Le sujet de la vision se défend contre sa vérité d’objet posé sous le regard : il est une tache, et cette tache a une fonction. Qu’est-ce qu’une tache, un trompe-l’œil, un voyeur, un tableau ? Qu’est-ce, au fond, que cet objet regard, qui peut, dans la névrose et notamment dans l’obsession, prendre une place si déterminante ? Ce sont à ces questions que les auteurs de ce numéro se confrontent. Pour en approcher le cœur, Jacques-Alain Miller choisit de se saisir des personnages de Diane et Actéon.

RÊVES ET FANTASMES CHEZ L’ENFANT

Mais je rêve !? Tu prends tes désirs pour des réalités ! Arrête tes histoires ! Même pas en rêve ! Ces discours courants voudraient chasser les rêves comme opposés à la réalité. Lacan révèle que la réalité et le désir – qui entretient les rêves – sont en continuité : le désir est l’essence de la réalité.

Rêves et fantasmes sont des productions de l’inconscient.

Dans le rêve, les choses irreprésentables viennent à se montrer, à se dire, sur un mode déplacé, tel un cauchemar tempéré. Dans le cauchemar qui réveille, l’angoisse fait signe d’un réel. Lacan pointe qu’on ne se réveille alors que pour continuer à rêver.