Éclats de l’Envers – octobre 26
by bonus edp-2027 | Nov 3, 2026 | Éclats & textes
Thème annuel : « L’inconscient, c’est la politique »
by bonus edp-2027 | Sep 30, 2026 | Vecteur, Seminario Latino
Tourments
by bonus edp-2027 | Sep 30, 2026 | Éclats & textes, Vecteur, Psynéma
Notre programme : Le corps, entre objet et écriture
by bonus edp-2027 | Sep 25, 2026 | Vecteur, Le corps pas sans la psychanalyse
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Quels paris pour le sujet ?
- Éclats de l’Envers – octobre 26
Éclats de l'Envers
octobre 2026
Que reste-t-il lorsque le savoir ne suffit pas à tout saisir ? Ce nouveau numéro d’Éclats nous conduit là où quelque chose résiste à se refermer. - Thème annuel : « L’inconscient, c’est la politique »
Seminario Latino de l’Envers de Paris
Année 2026-2027 Thème annuel : « L’inconscient, c’est la politique » Co-responsables : Pablo Llanque Nieto et Marlith Pachao - Tourments
Tourments
Marie MajourUne femme dans la tourmente de Mikio Naruse (1964) retrace le destin tragique de Reiko (Hideko Takamine), une veuve de guerre qui, depuis la mort de son mari, gère avec abnégation l’épicerie de sa belle-famille, dorénavant concurrencée par l’arrivée des supermarchés. À cette menace, vient s’ajouter le retour de Koji, le frère cadet de son mari. Inquiet de l’avenir de Reiko...
- Notre programme : Le corps, entre objet et écriture L’axe de notre travail de cette année sera le corps dans la perspective post #MeToo, le temps ayant libéré la parole, voire parfois l’avoir trop exposée, à défaut de ne plus savoir où et comment accueillir ses débris. Nous entrerons dans le vif du sujet à travers le livre de Neige Sinno, Triste tigre, qui nous permettra d’aborder plusieurs aspects de la violence et plus particulièrement de l’inceste : son aspect familial, culturel, sociologique, philosophique, juridique, féministe, littéraire, psychologique… Mais avant tout, il nous permettra d’appréhender ses effets subjectifs, dans la mesure où l’écriture de Neige Sinno donne à lire le corps tel qu’il se déploie dans l’acte même de l’écriture, saisissant l’impossible à dire, propre au trauma, mais aussi constitutif de la parole et donc d’une portée universelle. Son écriture ne pouvait se tenir plus près de ce qu’elle tisse comme toile au bord de ce trou qui la constitue, permettant au sujet non pas de tourner la page du viol, ni d’en constituer une nouvelle adresse comme cela aurait pu se produire dans la perspective d’une écriture littéraire, mais plutôt de cerner ce qui, au plus près de la jouissance de l’Autre qui l’envahit, saisit ce retournement propre à l’objet petit a que nomme ce corps étranger, le Tigre. Triste, car inépuisable au fond et inatteignable dans sa vérité, mais parvenant néanmoins à tracer un premier trait de séparation – celui de pouvoir et vouloir se tenir au bord de ce monde du mal absolu qui bâtit son être. Il ne peut s’y dessiner qu’une sortie, celle du désir, qui sera aussi le vecteur de notre lecture, de nos lectures.

