ÉDITO D’AVRIL

Nous étions très nombreux connectés par Zoom pour participer à notre Assemblée générale ordinaire du 24 mars dernier. 79 membres ont assisté à une conversation animée dans laquelle nous avons constaté à quel point L’Envers de Paris avait trouvé en 2020 son élan dans l’affirmation d’un lien d’étude, entre ses membres et amis. Malgré les confinements successifs, les couvre-feux et la prolongation de la pandémie, ce lien de travail et de transmission de la psychanalyse a pu se poursuivre dans la plupart de nos groupes.

Le bureau de L’Envers a souhaité créer un réseau d’élaboration transversal pour notre association avec un thème d’étude commun. Une fois écarté le projet d’organisation d’une journée de L’Envers de Paris en juin prochain, nous avons programmé une série de soirées Zoom en 2021 sur le thème : Épars désassortis de la globalisation : nouvelles angoisses, nouvelles solitudes, nouveaux nouages avec la psychanalyse. Le 8 avril prochain nous tiendrons la soirée d’ouverture et nous aurons le plaisir de travailler avec Sonia Chiriaco qui conduira le débat avec les présentations d’Adela Bande-Alcantud, Cinzia Crosali, Romain-Pierre Renou et moi-même. La deuxième soirée est prévue le jeudi 24 juin, organisée par le Vecteur Lectures cliniques. Laurent Dupont sera notre invité pour orienter le débat et la conversation. D’autres rencontres sur ce thème sont aussi prévues pour le deuxième semestre. Le Seminario Latino de L’Envers de Paris prévoit une rencontre sur le « racisme » en septembre : Marie-Hélène Brousse sera notre invitée. Puis, probablement, une soirée inter-cartel. Avec ces rencontres, nous tirerons les conséquences de la lecture subversive que la psychanalyse lacanienne permet des nouvelles formes de lien social et des nouages inédits qu’elle propose à la pointe de la contemporanéité.

Un nouveau projet est en cours d’organisation, propulsé par Nathalie Georges-Lambrichs avec une rencontre entre Francesca Biagi-Chai et Patricia Janody. Elles sont toutes deux psychanalystes et psychiatres, avec un long parcours, et désireuses de nous transmettre leur expérience. Notez déjà dans vos agendas la date de cette soirée qui aura lieu le jeudi 10 juin. Nous vous donnerons plus d’information dans le prochain courrier.

Comme déjà annoncé dans l’édito de février, Thérese Petitpierre nous donne des nouvelles du Séminaire Les enfants de la science qui participe à la préparation du Congrès PIPOL 10. Vous trouverez dans notre site l’affiche qui en annonce le thème « Lorsque le désir d’enfant rencontre la science », l’argument, les noms et qualités des intervenants ainsi que les institutions partenaires. Une date vous sera communiquée dès que possible. C’est à partir de leur expérience clinique que François Ansermet et Nouria Gründler interrogeront ces six intervenants, tous enseignants-chercheurs, sur ce monde en mutation qui s’invente à travers les biotechnologies. Comment les contours s’en dessinent-ils aujourd’hui ? Comment l’avenir à plus ou moins long terme s’esquisse-t-il ? Comment les fantasmes des sujets ayant recours à la science pour traiter tel ou tel obstacle sur la voie de leur désir d’enfant rencontrent-ils ou vont-ils rencontrer les possibles qui leur sont/seront proposés ? À quels impossibles ces sujets vont-ils se trouver confrontés ? Quelles inconnues ? À quel réel ? C’est d’abord sous la forme de courtes vidéos que la conversation s’engagera. Le Webinaire Les enfants de la science sera un temps d’approfondissement de ces questions.

Et voici les propositions des rencontres de nos groupes et Vecteurs en avril ouvertes à ceux qui voudront se mettre à l’étude de la psychanalyse :

Le Vecteur Psynéma annonce que la fin du cycle 2020-2021, année marquée par la Covid-19 mais dont les réunions ont été maintenues via Zoom à un rythme soutenu. Une des quatre projections prévues a pu se réaliser en salle par un travail rigoureux et un excellent débat enchanté par le plaisir de se retrouver ensemble. Deux articles ont étés produits : l’un dans le n° 65 de la publication Horizon et l’autre sur le site de L’Envers de Paris. Le vecteur tiendra sa prochaine réunion le 11 avril à 20h00. Nous commencerons notre chemin par une lecture du film The Big Lebowski des frères Coen sorti en 1998. Excellent film à bien des égards, très joycien dans son esprit. Nous ferons le choix des films pour le prochain cycle 2021-2022 ainsi que pour la première projection-débat orientée par le thème des 51e Journées de l’ECF : « La norme mâle ». La lecture du Séminaire XXI de Lacan « Les non-dupes errent » orientera notre travail. Contact :Maria-Luisa Alkorta par mail>> ou Karim Bordeau par mail>>

Le Vecteur Le corps, pas sans la psychanalyse engage sa réflexion sur le thème : « Du corps pulsionnel en pandémie ». Nous sommes repartis du signifiant d’Antigone (Séminaire VII) qui connecte les questions de la Loi dans la Cité, du Désir (« ne pas céder sur… ») et de la Jouissance, liées aux pulsions de vie et de mort. Comment le cas d’Antigone peut-il résonner au temps présent, pour mettre en rapport, autour du Corps, la Pulsion, la Violence et la Transgression ? Prochaine visioréunion le mercredi 14 Avril à 20h30. Contact : Geneviève Mordant par mail>> 

Le Collectif Théâtre et psychanalyse se réunira par Zoom le 22 avril pour revenir sur la rencontre Fanny et Alexandre et discuter de la nouvelle pièce pour laquelle nous proposerons bientôt une nouvelle rencontre. Contact : Philippe Benichou par mail>>

 Le Seminario Latino aura sa 4ème soirée, cette fois-ci se déroulant en français, autour du thème « Un monde sans dehors : affects et effets du malaise contemporain », le jeudi 15 avril à 21h00 par Zoom. Nous aurons le plaisir de recevoir à Pascale Fari en tant qu’extime de cette soirée qui comptera sur la participation de Juan Aliotti, Francesco Bernardi, Juan Rodriguez et Ana Inés Vasquez. La soirée sera animée par Patrick Almeida et Adriana Campos. Inscription : cliquez ici>>

Après votre inscription, vous recevrez un e-mail de confirmation contenant les instructions pour rejoindre le webinaire.

 Le Vecteur Psychanalyse et littérature se réunira par Zoom le Jeudi 22 avril à 20h00. Nous continuerons à déplier et à approfondir comment l’écriture littéraire de Nathalie Sarraute subvertit le Discours Capitaliste lié au Discours de la Science qui impose des objets plus-de-jouir de masse en toc. Par son savoir-faire apparaît la sonorité de la Lettre dans la chaîne discursive de son écriture, non seulement elle traite par la Lettre sa propre jouissance de corps a-normale, irréductible et incollectivisable, mais aussi elle la fait entendre, au-delà du sens, dans les équivoques de sa langue écrite. Son art littéraire fait sa place et donne forme à son Dire symptomatique qui n’est pas à comprendre mais dont on peut rire. Le texte « Taka l’Dire. Quand l’écriture résonne » sera notre appui et l’écrit de Lacan « Lituraterre » notre boussole. Contact : Marie-Christine Baillehache par mail>> ou par téléphone : 06 42 23 37 03.

 Le Vecteur Lectures cliniques continue d’organiser des réunions mensuelles par Zoom et poursuit son travail. Nous expérimentons ainsi ces nouvelles modalités d’échange et de discussion. Comme les fois précédentes, la séance s’ouvrira avec un « flash » proposé par un membre de la commission d’organisation sur le texte « Intuitions milanaises » de J.-A. Miller (Mental, n° 11&12). Nous poursuivons la lecture de l’ouvrage de J.-A. Miller, L’os d’une cure (Navarin, 2018) : deux participants exposeront leur lecture de la troisième partie. La deuxième partie de la séance sera consacrée à la présentation, suivie d’une discussion d’un cas clinique par une autre participante. Contact : Adela Bande-Alcantud par mail>>  ; et Pascale Fari par mail>>

 Le Vecteur Lectures freudiennes, nous informe en contact avec Mme Elise Wiener-Kral, responsable aux éditions Eres de la collection Scripta, pour la relecture de nos traductions des trois derniers textes de Freud : « Constructions dans l’analyse », « Analyse finie et analyse infinie », « La division du Ich dans les processus de défense ». Une publication en version bilingue est prévue pour le second semestre 2021. Par ailleurs nous avons entrepris une première relecture de notre traduction de l’article de Freud de 1915 « Complément métapsychologie à la doctrine du rêve ». Pour nous contacter : 06 47 13 89 91.

 Voilà donc tout ce programme de travail ouvert à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’étude de la psychanalyse.

A très bientôt,

Marga Auré

 

L’avez-vous lu ?
L’éros de l’Ure

L’éros de l’Ure

Par Rosana Montani-Sedoud
Dans Le Dialogue, François Cheng écrit un dialogue, non pas entre deux personnages, mais entre deux langues créant une partition où alternent à parts égales les voix de « deux langues complexes […] grandes, chargées qu’elles sont d’histoire et de culture » . Son livre est un témoignage intime de l’aventure linguistique et du travail minutieux et constant de F. Cheng au cœur des deux langues chinoise et française marquées par une écriture poétique.

Désir de dormir et désir du rêve

Désir de dormir et désir du rêve

Par Niels Adjiman
Si Freud s’attache dans L’Interprétation des rêves à cerner l’essence de l’activité psychique du rêve, il ne faudrait pas croire que l’œuvre princeps clôt toute réflexion sur le rêve : elle est le fondement d’un édifice qui ne cesse en réalité de se construire, auquel Freud ajoute régulièrement de nouvelles pierres.

La vérité n’est pas le vrai

La vérité n’est pas le vrai

Par Isabelle Magne
La vérité en psychanalyse est une problématique centrale dans « Constructions dans l’analyse » , de même que dans son commentaire détaillé par Jacques-Alain Miller, « Marginalia de Constructions dans l’analyse » . Voilà le point qui m’a particulièrement intéressée dans l’étude de ces deux textes dans le cadre du vecteur « Lectures cliniques » de L’Envers de Paris.

Cosmos et cosmétique

Cosmos et cosmétique

Par Elisabetta Milan
Ad astra, en route vers les étoiles… Pourquoi le cosmos fascine-t-il tant les humains depuis toujours ? De manière à la fois surprenante et saisissante, Lacan nous donne des indications dans son « Ouverture à la Section clinique ».

L’interprétation comme réveil

L’interprétation comme réveil

Par Alexandra Escobar
Étymologiquement, le mot interprétation est dérivé du mot latin interpretatio. Inter, « ce qui se situe entre », pretare, « ce qui est proche », et praesto, « ce qui est présent ». L’interprétation désigne l’action d’expliquer, de donner une signification (à une chose obscure).

ACTUALITÉ DE LA HAINE

ACTUALITÉ DE LA HAINE

Le discours analytique, de Freud et Lacan spécialement, jette sur la haine une lumière encore neuve et bien plus efficiente que bien des discours qui prétendent la dissoudre en la dénonçant, et ne font trop souvent que la renforcer.
Ce livre suit un trajet de la haine à la joie, du rejet de l’Autre à un usage possible de l’intime altérité qui habite chacun.

Psychanalyse et psychiatrie

3ème conversation : La psychiatrie, aujourd’hui et demain…

3ème conversation : La psychiatrie, aujourd’hui et demain…

Justice et psychiatrie maintiennent entre elles un lien étroit et complexe où se révèle la façon dont chaque époque traite de la folie et de ses conséquences sociales. En matière de santé mentale, la justice intervient à deux niveaux : au niveau pénal, elle détermine un certain degré de privation de liberté. à un autre niveau, elle prévoit des mesures de protection, tant pour le sujet lui-même – quand celui-ci ne semble pas jouir de toutes ses facultés mentales – que pour la société.

2ème conversation : Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité

2ème conversation : Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité

La 2éme Conversation s’est tenue le mercredi 28 novembre 2018 à Paris. Elle avait pour thème : « Les lieux de soins de la psychiatrie : rupture et continuité ». Le propos était d’évoquer la place de la psychanalyse dans ces lieux, comment elle s’y est perpétuée, comment elle s’est adaptée ou modifiée au gré des évolutions sociales mais aussi économiques et politiques…

Marge de manœuvre : la trouver, s’en saisir

Marge de manœuvre : la trouver, s’en saisir

Dans l’après-coup de la 1re Conversation du mercredi 10 octobre 2018, vous pouvez lire le texte de Florence Hautecoeur : (…) D’un côté, la subversion du psychiatre et de la psychiatrie par la science, l’économie ou le pouvoir dont on croit user, mais que l’on finit, à son insu, par servir. De l’autre, la responsabilité de chaque clinicien orienté par la psychanalyse : ne pas renoncer et ne pas céder sur son désir…

Au-delà du confinement

INTERNET SOUS TRANSFERT

INTERNET SOUS TRANSFERT

Par Nayahra Reis
En novembre 2017, le numéro 97 de La Cause du Désir intitulé « Internet avec Lacan », s’interrogeait sur les effets de l’internet et de la technologie dans la subjectivité des sujets contemporains et sur les enjeux de la pratique de séances analytiques et de supervisons online, réalisée par certains courants analytiques en Chine et un peu partout dans le monde.

Écouter, voir..

Théâtre & psychanalyse

Théâtre & psychanalyse

« Une femme chute, meurt, et voilà qu’elle se réveille, posant l’énigme de cet événement à ceux dont il excède le savoir, médecins du côté de la science, prêtres du côté de la religion. C’est autour de ce mystère incarné par une femme que Jeanne Candel et Samuel Achache nous propose leur création, librement inspirée par l’univers d’Edgar Allan Poe et par une œuvre inachevée de Debussy, associés aux motifs musicaux de Schubert et Schumann…

CHAMP / CONTRE-CHAMP / HORS-CHAMP

CHAMP / CONTRE-CHAMP / HORS-CHAMP

La Serendipity, c’est le fait de découvrir autre chose que ce que l’on cherche. Mais c’est surtout la capacité de s’en saisir. Parfois une Serendipity peut en cacher une autre. Dans le parcours d’une  œuvre centrée sur la fabrication de la vie, Prune Nourry est touchée par la maladie :  l’inconnu, l’inattendu, ce que l’on ne cherche pas n’est pas toujours du côté de la vie… Par François Ansermet

Psynéma, événement J49 femmes en psychanalyse…

Psynéma, événement J49 femmes en psychanalyse…

De l’influence des Rayons Gamma sur le comportement des Marguerites de Paul Newman, sorti en 1973, sera le prochain film projeté au Patronage laïque Jules Vallès le 12 octobre 2019 à 14h. Le débat qui suivra sera animé par Laura Sokolowsky, psychanalyste membre de l’ECF.

Collectif Théâtre & Psychanalyse

Collectif Théâtre & Psychanalyse

Alain Françon qui œuvre depuis 1971 sur les théâtres et qui, pour la première fois (!), monte une pièce de Molière, nous a fait le plaisir d’accepter de venir converser avec Bénédicte Jullien, psychanalyste, membre de l’Ecole de la Cause freudienne. Rendez-vous le 6 octobre avec l’Envers de Paris au Théâtre de la Ville.

Lire encore…

Femmes et politique

Femmes et politique

Je  vais retracer à grands traits quel a été le cheminement logique quant à notre travail de lecture dont le film de Paul Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, a été la source. Le premier temps logique  : politique, discours et féminisation… Par Karim Bordeau

À la ligne, feuillets d’usine de Joseph Ponthus

À la ligne, feuillets d’usine de Joseph Ponthus

Joseph Ponthus est pluriel. Intellectuel, qui a fait hypokhâgne-khâgne, et qui d’après ses interviews, a aiguisé sa pensée à la triade Marx-Foucault-Lacan. Journaliste indépendant. Educateur spécialisé, qui a travaillé dans un club de prévention francilien pendant de nombreuses années. Analysant. Grand amoureux. De la littérature, Dumas en particulier. De la poésie, Apollinaire en tête. De la chanson française, Barbara et Trenet, et internationale, Tom Waits… Par Coralie Haslé

Monologues de l’attente d’Hélène Bonnaud

Monologues de l’attente d’Hélène Bonnaud

Ce nouveau livre est un bijou de psychanalyse, vous y trouverez des trésors de vérité. L’écriture est toute en douceur, délicate, subtile, extrêmement précise. Certaines phrases ont valeur de coupure, elles forment un dire(8), deviennent extimes au récit de la petite histoire que se racontent les analysants. Ça résonne en vous, l’auteure a touché juste, en plein dans le mille ! On rit, on est ému, interloqué, suspendu aux vérités que recèlent les mystères de l’inconscient… Par Stéphanie Lavigne

L’inconscient au lycée…

L’inconscient au lycée…

Si l’on ajoute un métier impossible à un autre, est-ce que cela fait proliférer l’impossible ? Ou est-ce que cela l’annule, un peu à la manière des nombres opposés, dans les équations ? C’est la question que l’on peut se poser quand un professeur invite un psychanalyste dans sa classe. Rencontres improbables entre le professeur, l’analyste et l’élève qui s’avérèrent, disons-le sans ambages, d’authentiques rencontres. Depuis 2016, l’A.C.F. d’Île de France a monté un projet destiné aux lycéens de région parisienne…. Par Par Emilie Descout*

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