Danse et psychanalyse

Vecteur, responsable Sarah Dibon

 

 

Participants actuels : Dominique Corpelet, Daphné Leimann, Chicca Loro, Mathilde Madelin, Élisabeth Marcenac, Lilia Nabais et Céline Guillaume.

Nous nous retrouvons chaque mois le mercredi à 21h au 43 rue de Fleurus 75006 Paris.

Pour rejoindre le vecteur, contacter Sarah Dibon>

 

 

 

 Danse & Psychanalyse

À suivre l’orientation de Lacan quant à l’enseignement de l’artiste au psychanalyste, celle de sa fameuse indication dans son Hommage fait à Marguerite Duras, du ravissement de Lol V. Stein, « […] le seul avantage qu’un psychanalyste ait le droit de prendre de sa position, lui fût-elle donc reconnue comme telle, c’est de se rappeler avec Freud qu’en sa matière, l’artiste toujours le précède et qu’il n’a donc pas à faire le psychologue là où l’artiste lui fraie la voie »(1). Qu’est-ce que le danseur, le chorégraphe et son œuvre dansée pourraient-ils apprendre au psychanalyste ?

Après avoir étudié en groupe de recherche différents textes relatifs aux questions du corps, du regard, de l’image et de l’objet :

– la retranscription d’une intervention de Laurent Goumarre « Qu’est-ce que la danse nous enseigne d’une approche contemporaine du corps ? » lors d’un séminaire de Marie-Hélène Brousse et Dominique Laurent intitulé « La politique des corps »(2),

l’objet du siècle de Gérard Wajcman (3),

l’image reine de Jacques-Alain Miller(4),

– la partie « Du regard comme objet petit a », particulièrement les séances « La ligne et la lumière » et « Qu’est-ce qu’un tableau ? » du Séminaire XI (5) ;

Et mené une conversation autour de diverses expositions et spectacles que nous offre Paris, la perspective de ce nouveau vecteur est d’aller à la rencontre des artistes et de leurs créations (notamment en explorant les arts affines à la danse comme les arts plastiques ou le cinéma), sur leurs lieux de répétitions ou d’interventions dans la Cité, et à l’issue de spectacles. Sarah Dibon

(1) Lacan J., « Hommage fait à Marguerite Duras, du ravissement de Lol V. Stein », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 192-193.

(2) Séminaire de Marie-Hélène Brousse et Dominique Laurent, La politique des corps, Soirée : « Qu’est-ce que la danse nous enseigne d’une approche contemporaine du corps ? » avec comme invité, Laurent Goumarre, 2008-2009, inédit.

(3) Wajcman G., L’objet du siècle, Paris, Verdier Poche, 2012.

(4) Miller J.-A., « L’image reine », La Cause freudienne, n° 94, Paris, Navarin, octobre 2016, pp. 18-28.

(5) Lacan J., Le Séminaire, livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1973, p. 65-109.

Nos travaux…

 

Les Rêves dansants. Sur les pas de Pina Bausch  : danser, parler

Pina Bausch crée Kontakthof(2) en 1978 avec la compagnie du Tanztheater de Wuppertal. En 2000, la pièce est remontée avec des personnes âgées de plus de 65 ans. En 2008, Kontakthof connaît une troisième version, avec des adolescents de 14 à 17 ans. Le documentaire Les rêves dansants témoigne du patient travail de répétition que Jo et Bénédicte, deux danseuses de la compagnie qui avaient participé à la création de la pièce en 1978, font avec des adolescents  qui ne sont pas des professionnels… Par Dominique Corpelet

Les Rêves dansants. Sur les pas de Pina Bausch

Pina Bausch a choisi de monter sa pièce Kontakthof, pour des adolescents de sa ville de Wuppertal. Ces mots de « rêves dansants »  ne sont pas sans résonance avec ce que nous disait Lacan «  l’affaire de ce qu’est pour les garçons, de faire l’amour avec les filles,(…) ils  n’y songeraient pas sans l’éveil de leurs rêves.»… Par Daphné Leimann

Dans l’après-coup des rêves dansants

Partons du postulat qu’on ne peut pas parler de la femme sans son rapport à l’homme et à l’Autre sexe. Dans son Propos directif pour un Congrès sur la sexualité féminine, Lacan évoque le chemin qui est celui de la sexualité féminine, du point de vue de son rapport au manque du père, au père en tant qu’il est finalement faillible, pas tout puissant. « Pourquoi ne pas admettre en effet que, s’il n’est pas de virilité que la castration ne consacre, c’est un amant châtré ou un homme mort (voire les deux en un), qui pour la femme se cache derrière le voile pour y appeler son adoration. » Par Sarah Dibon

Danse & psychanalyse

La beauté de ce film réside au-delà de la contemplation d’une œuvre accomplie. Au-delà de la belle image tant convoitée et du geste maîtrisé demandé par l’autre, auxquels ont particulièrement affaire ceux qui traversent « la plus délicate des transitions », celle située entre l’enfance et l’âge adulte. Par Sarah Dibon

S’engager dans son mouvement…

S’ENGAGER DANS SON MOUVEMENT…Entretien avec Pierre-Emmanuel Massoni et Grégory Alliot : « J’étais éducateur sportif à cette époque et je donnais des cours de fitness. Je commençais à toucher un peu à la danse par le hip hop. En prenant mon premier cours de danse contemporaine, là le déclic, le déclic de ma vie…Par Sarah Dibon