La réponse des hommes de Tiphaine Raffier ou l’énigme de chacun. par Olivia Bellanco Le vecteur théâtre et psychanalyse de L’Envers de Paris nous emmène le 14 janvier 2024 au théâtre de l’Odéon pour découvrir la pièce de Tiphaine Raffier intitulée La réponse des...
L’Hôtel du Libre-Échange, usages possibles du langage par Bernadette Colombel Dans L’Hôtel du Libre-Échange [2], Feydeau, s’amusant avec le langage, en révèle les ressorts du comique, mais aussi comment chacun en fait un usage personnel tout autant qu’il est joué par...
Lacan Web Télévision s’entretient avec Stéphane Braunschweig. Stéphane Braunschweig est metteur en scène, et il a notamment été directeur du théâtre de l’Odéon de 2016 à 2024. Il est particulièrement reconnu pour son travail d’adaptation d’auteurs...
L’amante anglaise Eva Carrere-Naranjo L’interrogatoire de Claire Lannes, personnage principal de L’Amante anglaise de Marguerite Duras, s’écoute avec la même attention qu’une présentation de malade, l’oreille tendue par ce qui s’y dit et qui semble relever du...
La Mouette de Tchekhov par Olivia Bellanco Une femme, deux hommes. Voilà, la géométrie des intrigues qui s’enchevêtrent et se répondent dans la pièce La mouette d’Anton Tchekhov, mise en scène actuellement par Stéphane Braunschweig au théâtre de l’Odéon, traduction de...
L(a) Mouette : comédie shakespearienne de Tchekhov La première production de La Mouette fut un tel échec que Tchekhov était sur le point de suivre le destin de son personnage Tréplev : le suicide. C’est l’interprétation de Constantin Stanislavski qui apporta le succès...
Une femme dans la tourmente de Mikio Naruse (1964) retrace le destin tragique de Reiko (Hideko Takamine), une veuve de guerre qui, depuis la mort de son mari, gère avec abnégation l’épicerie de sa belle-famille, dorénavant concurrencée par l’arrivée des supermarchés. À cette menace, vient s’ajouter le retour de Koji, le frère cadet de son mari. Inquiet de l’avenir de Reiko...
Le corps, entre objet et écritureL’axe de notre travail de cette année sera le corps dans la perspective post #MeToo, le temps ayant libéré la parole, voire parfois l’avoir trop exposée, à défaut de ne plus savoir où et comment accueillir ses débris. Nous entrerons dans le vif du sujet à travers le livre de Neige Sinno, Triste tigre, qui nous permettra d’aborder plusieurs aspects de la violence et plus particulièrement de l’inceste : son aspect familial, culturel, sociologique, philosophique, juridique, féministe, littéraire, psychologique… Mais avant tout, il nous permettra d’appréhender ses effets subjectifs, dans la mesure où l’écriture de Neige Sinno donne à lire le corps tel qu’il se déploie dans l’acte même de l’écriture, saisissant l’impossible à dire, propre au trauma, mais aussi constitutif de la parole et donc d’une portée universelle. Son écriture ne pouvait se tenir plus près de ce qu’elle tisse comme toile au bord de ce trou qui la constitue, permettant au sujet non pas de tourner la page du viol, ni d’en constituer une nouvelle adresse comme cela aurait pu se produire dans la perspective d’une écriture littéraire, mais plutôt de cerner ce qui, au plus près de la jouissance de l’Autre qui l’envahit, saisit ce retournement propre à l’objet petit a que nomme ce corps étranger, le Tigre. Triste, car inépuisable au fond et inatteignable dans sa vérité, mais parvenant néanmoins à tracer un premier trait de séparation – celui de pouvoir et vouloir se tenir au bord de ce monde du mal absolu qui bâtit son être. Il ne peut s’y dessiner qu’une sortie, celle du désir, qui sera aussi le vecteur de notre lecture, de nos lectures.
Durant cette année 2026-2027, le vecteur Psychanalyse et littérature se donne pour axe de travail de repérer le point subjectif où, pour Pascal Quignard, « la parole devient impossible 1 » et implique son corps dans son acte d’écriture. Il s’agira de s’intéresser à la façon singulière qu’a cet écrivain de déchiffrer patiemment et obstinément son propre monde subjectif et d’atteindre le point réel fixe qui s’y loge pour le faire entrer dans son travail d’écriture fictionnel, sans rien en savoir de plus.