Les cinq premières pages par Pascal Pernot Au XXe siècle une série télévisée proposait une énigme policière qui se dénouait durant « les cinq dernières minutes », d’où le titre donné à cette série.< Au début de ce même siècle, c’est dès les cinq premières pages de...
Le comique dans la clinique Les 55e Journées de l’École de la Cause freudienne auront lieu à Paris les 15 et 16 novembre 2025. L’actualité ne nous invite pas forcément à rire. Et on ne peut pas rire de tout. Pourtant le ratage est au coeur de notre humanité...
Jacques Lacan : le noeud, dernier amour. Jacques Lacan a voué, a noué son existence à la psychanalyse. Dans cette vidéo exceptionnelle, Jacques-Alain Miller évoque pour la première fois sa trajectoire sur un versant plus personnel. Il dégage la singularité de son...
Une femme dans la tourmente de Mikio Naruse (1964) retrace le destin tragique de Reiko (Hideko Takamine), une veuve de guerre qui, depuis la mort de son mari, gère avec abnégation l’épicerie de sa belle-famille, dorénavant concurrencée par l’arrivée des supermarchés. À cette menace, vient s’ajouter le retour de Koji, le frère cadet de son mari. Inquiet de l’avenir de Reiko...
Le corps, entre objet et écritureL’axe de notre travail de cette année sera le corps dans la perspective post #MeToo, le temps ayant libéré la parole, voire parfois l’avoir trop exposée, à défaut de ne plus savoir où et comment accueillir ses débris. Nous entrerons dans le vif du sujet à travers le livre de Neige Sinno, Triste tigre, qui nous permettra d’aborder plusieurs aspects de la violence et plus particulièrement de l’inceste : son aspect familial, culturel, sociologique, philosophique, juridique, féministe, littéraire, psychologique… Mais avant tout, il nous permettra d’appréhender ses effets subjectifs, dans la mesure où l’écriture de Neige Sinno donne à lire le corps tel qu’il se déploie dans l’acte même de l’écriture, saisissant l’impossible à dire, propre au trauma, mais aussi constitutif de la parole et donc d’une portée universelle. Son écriture ne pouvait se tenir plus près de ce qu’elle tisse comme toile au bord de ce trou qui la constitue, permettant au sujet non pas de tourner la page du viol, ni d’en constituer une nouvelle adresse comme cela aurait pu se produire dans la perspective d’une écriture littéraire, mais plutôt de cerner ce qui, au plus près de la jouissance de l’Autre qui l’envahit, saisit ce retournement propre à l’objet petit a que nomme ce corps étranger, le Tigre. Triste, car inépuisable au fond et inatteignable dans sa vérité, mais parvenant néanmoins à tracer un premier trait de séparation – celui de pouvoir et vouloir se tenir au bord de ce monde du mal absolu qui bâtit son être. Il ne peut s’y dessiner qu’une sortie, celle du désir, qui sera aussi le vecteur de notre lecture, de nos lectures.
Durant cette année 2026-2027, le vecteur Psychanalyse et littérature se donne pour axe de travail de repérer le point subjectif où, pour Pascal Quignard, « la parole devient impossible 1 » et implique son corps dans son acte d’écriture. Il s’agira de s’intéresser à la façon singulière qu’a cet écrivain de déchiffrer patiemment et obstinément son propre monde subjectif et d’atteindre le point réel fixe qui s’y loge pour le faire entrer dans son travail d’écriture fictionnel, sans rien en savoir de plus.