Édito mars 2025
Édito mars 2025
Édito février 2025
Cinzia Crosali,
Directrice de l’Envers de Paris
Chers membres et amis de L’Envers de Paris,
Le mois de mars revêt pour nous une grande importance, car c’est le moment de l’assemblée générale annuelle de notre association. Il s’agit d’une occasion précieuse pour se rencontrer, connaître les nouveaux inscrits, échanger, se confronter, lancer de nouveaux projets, passer un moment convivial autour d’un verre. Tous les membres de l’association y sont conviés et y sont attendus le 13 mars prochain, à l’adresse indiquée dans la convocation. Si un membre de L’Envers de Paris n’a pas reçu la convocation, merci d’écrire à : cinziacrosali@gmail.com
Mars est aussi le mois du printemps et de son réveil ; nous sommes sensibles à tous les types de réveils, car c’est le réveil qui nous oriente avec les effets du réel et ses irruptions. L’émergence du réel est précisément ce qui nous réveille, le réel affecte le corps et produit des tensions insupportables, dues au fait qu’on se cogne à l’impossible. Même s’il nous est impossible de nous réveiller complètement, nous pouvons néanmoins avoir un désir de réveil et énoncer avec Jacques-Alain Miller que cet impossible « n’interdit pas de le prendre pour fin, ce réveil 1 ». En tous cas, réveillés ou endormis, nous ne cessons pas de rêver, même avec les yeux ouverts. De quoi sont-ils faits ces rêves éveillés qui ont tellement intéressé Freud ? S’agit-il des pensées, des rêveries, des fantaisies, des fantasmes ? Et comment le corps y est-il impliqué ? C’est ce que nous continuons d’explorer à l’EdP, autour du notre thème de recherche, intitulé Fantasmes contemporains du corps, fil rouge qui nous accompagnera jusqu’à la fin de l’année.
Rêves et fantasmes sont aussi les deux signifiants que nous retrouvons dans le titre de la prochaine Journée de l’Institut Psychanalytique de l’Enfant, qui se tiendra le 22 mars prochain, de 9h à 18h au Palais des Congrès, 25 Avenue Victor Cresson, 92130 Issy-les-Moulineaux, sous le titre : Rêves et Fantasmes chez l’enfant.
Suivre ce lien pour en savoir plus.
Nous signalons enfin deux événements majeurs de notre champ, qui ont déjà mis au travail plusieurs membres de L’Envers de Paris : PIPOL 12 et les Journées de l’École de Cause freudienne.
Le prochain Congrès de l’EuroFédération de Psychanalyse, PIPOL 12 se tiendra les 12 et 13 juillet 2025 à Bruxelles, sous le titre : Malaise dans la Famille.
Suivre ce lien pour en savoir plus.
Les 55es Journées de l’École de la Cause freudienne se dérouleront les 15 et 16 novembre 2025, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le Comique dans la clinique. Elles se tiendront uniquement en présence. Leur direction sera assurée par Laura Sokolowsky.
Nous vous invitons à participer nombreux à ces événements.
1. Miller J.-A., « Réveil », Ornicar ? n° 20-21, Paris, Lyse, été 1980, p. 52.
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Suivons maintenant les informations sur l’activité des cartels et des vecteurs de l’EdP :
Cartels
« Y-aurait-il une possible analogie entre le Witz[1] et la structure même du cartel telle que Lacan l’a proposée ? Un cartel se structure autour d’un manque de savoir et le plus-un a la responsabilité de faire chuter de cette place tout ce qui viendrait la satisfaire trop vite et, par là même, de soutenir le désir de chacun à élaborer un savoir nouveau.[2] »
De la lecture de Freud à Lacan, Chloé Lefebvre nous donne un bout de savoir sur « Le Witz en cartel », à lire dans le dernier numéro de Cartello en suivant ce lien :
https://www.causefreudienne.org/newsletters/le-witz-en-cartel/
Contact Paris cartels : Stéphanie Lavigne
1. Freud S., Le Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Paris, Gallimard, 1930.
2. Lefebvre C., « Le witz en cartel », Cartello n° 45, octobre 2024, publication en ligne.
Vecteur Lectures freudiennes
Nous continuons de lire et traduire l’article que Freud écrit en 1919 : « Ein Kind wird geschlagen – Un enfant est battu ». Dans ce paragraphe, l’examen du « matériel » masculin conduit Freud à se demander si une structure symétriquement inverse de celle présente dans le « matériel » féminin peut se retrouver. Tel n’est pas le cas : là où le fantasme de la deuxième phase est inconscient chez les femmes, il semble conscient chez les hommes. Citons le dans notre traduction : « Nous avons l’habitude, de promettre aux impuissants psychiques, qui se soumettent à notre traitement, un rétablissement positif, mais devrions aussi être plus prudents dans ce pronostic, aussi longtemps que la dynamique du trouble nous est inconnue. C’est une méchante surprise, lorsque l’analyse nous dévoile comme cause de l’impuissance “simplement psychique” une position exclusivement masochiste, peut-être enracinée depuis longtemps. Chez ces hommes masochistes on fait donc une découverte, qui nous avertit de ne pas poursuivre pour l’instant l’analogie avec les circonstances présentes chez la femme, mais de juger l’état des choses par lui-même ».
Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel le jeudi 6 mars 2025 à 21h, contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org
contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org
Seminario Latino
Likes, reels, stories, selfies, IRL, skins… une pluralisation de signifiants liés aux réseaux sociaux se fait présente dans le discours contemporain et notre clinique en témoigne. Le smartphone, objet-gadget par excellence, interroge les nouvelles modalités de faire lien social. L’imaginaire prend le dessus sur l’ordre symbolique. Comme conséquence nous avons les multiples facettes de ce que dégage l’aliénation dans l’axe imaginaire, berceau de l’agressivité et de la rivalité : allant d’un pousse-au-narcissisme et construction d’un moi numérique à la montée de la haine promue par l’ère virtuelle. Les écrans du numérique peuvent-ils venir court-circuiter le voile structurant du fantasme ?
Exit Œdipe, place à Narcisse !
Lors de cette soirée qui aura lieu le mercredi 19 mars à 21h à la Maison de l’Amérique Latine en présence de Laurent Dupont, psychanalyste membre de l’ECF, nous explorerons les effets subjectifs de l’usage des écrans sur le rapport à l’image du corps et au narcissisme.
Nous vous attendons nombreux !
Contact : seminario-latino-de-paris@enversdeparis.org
Vous pouvez consulter l’argument du cycle d’étude 2024-2025 du Seminario Latino de Paris sur : enversdeparis.org/seminario-latino-de-paris
Vecteur Lectures cliniques
La seconde année du cycle 2023-2025 sur « La clinique différentielle » s’est ouverte en octobre pour une année scolaire. Durant cette période, le vecteur se réunira cinq fois, chaque fois en présence d’un invité extime. Nous avons déjà reçu Adela Bande-Alcantud, Ricardo Schabelman et Ariane Chottin. Au mois de mars, nous recevrons Cinzia Crosali, psychanalyste membre de l’ECF. Nous aurons l’occasion de prendre la parole, de présenter un exposé et d’en débattre à plusieurs. Pour que chacun puisse présenter son travail, le nombre de participants est limité. La commission d’organisation du vecteur est composée de : Andréa Castillo, Noa Farchi, Caroline Happiette, Pauline Préau et Sophie Ronsin.
Responsables : Caroline Happiette, Sophie Ronsin
Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com
Vecteur Psychanalyse et littérature
R. Barthes soutient dans Le plaisir du texte, que la littérature n’est pas un simple divertissement et qu’elle ancre son fondement dans une jouissance qui ne peut pas s’écrire. Pour rendre compte de cette jouissance du langage, il se réfère au processus d’écriture de Sade dans lequel il dégage la fonction de la coupure entre deux usages du langage. Au bon usage du langage dans « son état canonique, tel qu’il a été fixé par l’école, […], la littérature, la culture[1] », un usage subversif vient y faire coupure. L’écriture littéraire vise ces deux usages « sage » et « mobile[2] » du langage et les met en scène. Chaque écrivain a sa manière propre d’user et de mettre en scène cette coupure lui assurant un compromis symptomatique entre, d’un côté, l’Autre du discours commun où s’exerce le plaisir du texte et, de l’autre côté, la faille subversive de l’Autre où se manifeste une jouissance hors sens, mais créatrice d’un sens nouveau. Pour Chantal Thomas, R. Barthes, dont elle a suivi les séminaires, est une référence lui ouvrant la voie de la mise en jeu de son « corps érotique[3] » dans sa modalité d’écriture. À partir d’une courte nouvelle de son choix tirée de La vie réelle des petites filles, chaque vecteurisant, lors de notre prochaine réunion de mars, exposera comment Chantal Thomas coupe son texte de plaisir avec une jouissance scandaleuse et productrice d’« un terme excentrique, inouï[4] ».
Notre prochaine réunion aura lieu par Zoom, le 3 mars à 20h
Responsable : Marie-Christine Baillehache.
Contact : litterature@enversdeparis.org
1.Roland Barthes, Le plaisir du texte, Paris, Seuil, 1973, p. 13.
2. Ibid.
3. Ibid., p. 26.
4. Ibid., p. 74.
Vecteur Le corps, pas sans la psychanalyse
Lors de notre rencontre de février, nous avons analysé le dernier défilé de mode de Julien Fournié, « First Circus », auquel les membres de notre vecteur étaient invités. Des fantasmes du corps s’y laissent deviner : fantasmes bien connus du corps androgyne ou du corps militaire, fantasme christique que le corps du créateur lui-même vient à incarner… Mais le défilé indique aussi un au-delà du fantasme à travers la mise-en-scène d’un certain chaos d’images et de sons qui renvoie au corps réel jouissant, celui que les vêtements recouvrent tout en y renvoyant. Comme d’autres productions contemporaines du luxe, du commerce ou de l’art, ce défilé manifeste l’ambition d’embrasser le corps du public tout entier, par tous les sens à la fois, à la manière de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler « une expérience totale » – pour reprendre les signifiants en vogue par lesquels ce fantasme se dit souvent.
Prochaine rencontre : le 11 mars à 20h30 au 76 rue des Saints-Pères.
Membres du vecteur : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Isabelle Lebihan, Marie Faucher-Desjardins, ElisabettaMilan Fournier, Ana Dussert, Baptiste Jacomino (coordinateur).
Responsable : Baptiste Jacomino
Contact : corpsy@enversdeparis.org
Vecteur Psynéma
La prochaine projection suivie d’un débat organisé par le vecteur Psynéma aura lieu, le jeudi 27 mars 2025 à 20h00, au cinéma Les 7 Parnassiens (Paris 14e – métro Vavin).
En hommage au grand cinéaste David Lynch récemment disparu, nous avons choisi de vous présenter LOST HIGHWAY (1997) qui fait écho au thème, Fantasmes contemporains du corps, de la prochaine Journée de L’Envers de Paris et de l’ACF-IdF. Dans ce film, structuré comme une bande de Moebius où imaginaire et réel se rejoignent, D. Lynch décline ses thèmes favoris, axés, outre l’objet regard, sur l’objet voix qui est au cœur de son œuvre.
Nous reprendrons ces différents points lors de notre réunion de travail fixée le mercredi 26 février à 20h30..
Contact : vecteur.psynema@gmail.com
Responsables du vecteur : Marie Majour et Leïla Touati.
Réservation : www.multicine.fr
Vecteur Théâtre
La prochaine rencontre du vecteur Théâtre et psychanalyse aura lieu dimanche 13 avril à 15h, aux ateliers Berthier de l’Odéon, autour de L’Amante anglaise, de Marguerite Duras. Francesca Biagi Chai a accepté notre invitation à venir débattre avec la metteuse en scène, Emilie Charriot et c’est Eva Carrere Naranjo qui animera la rencontre.
Contact : theatreetpsychanalyse@gmail.com.
Vecteur Clinique et addictions
La prochaine Conversation Clinique & Addictions aura lieu le mercredi 5 mars 2025. Mathilde Braun interviendra sous le titre : « Vivre ou mourir ».
Vivre ou mourir, telle est sa question. La consommation de substance psychoactive protège ce jeune sujet du pire, mais l’oblige à un entre-deux invivable pour lui et insupportable pour ses proches.
Nous verrons quels effets et écueils le commencement d’une cure par la parole produit sur le sujet qui, jusque-là, avait choisi de se taire.
Renseignements et inscriptions sur addictia.org/conversations
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Le dernier numéro de notre bulletin, Horizon 69, est disponible à la librairie de l’ECF.
Pour l’achat on-line: https://www.ecf-echoppe.com/produit/dans-la-jungle-du-numerique/
Nous vous attendons nombreux aux rendez-vous et aux événements de ce mois à L’Envers de Paris et à l’École de la Cause freudienne.
Cinzia Crosali
Directrice de L’Envers de Paris
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Le corps, l’identification–Ana Dussert
Le corps, l’identification
Ana Dussert
La prochaine Journée de L’Envers de Paris, Fantasmes contemporains du corps, affirme dans son titre que le corps relève du fantasme, mettant les fantasmes au pluriel afin d’indiquer leurs manifestations multiples et donc relatives au discours contemporain, dans la mesure où celui-ci érige, à la place de l’Un, un multiple hétérogène. Essayons cependant de saisir ce qui pourrait s’écrire du corps lorsqu’il s’énonce dans le registre de l’Un, faisant valoir que le multiple déclaré ne peut pas s’y extraire : non pas le Un unifiant l’image, les images, mais le Un accédant à la structure.
Quelques associations libres sur le thème « Fantasmes contemporains du corps »
Quelques associations libres sur le thème
« Fantasmes contemporains du corps »
Grigory Arkhipov
Il convient de cerner ces trois termes : 1) fantasme ; 2) contemporanéité ; 3) corps.
Chantal Thomas : du sens à la résonnance
par Marie-Christine Baillehache
Chantal Thomas : du sens à la résonnance
Le secret du Journal de Nage
En 2021, C. Thomas commence l’écriture de son journal intime et se fait attentive aux sentiments intenses, fragmentaires et aux idées floues, éparses qui la traversent. Elle les travaille avec des mots et des images pour les sauver de l’incohérence, du non-sens et de l’oubli. Elle précise, limite et fixe les fragments de pensées et d’émotions qui lui arrivent dans un présent fugitif et refuse l’anecdote et le factuel.
éditos
Édito mars 2025
Mars est aussi le mois du printemps et de son réveil ; nous sommes sensibles à tous les types de réveils, car c’est le réveil qui nous oriente avec les effets du réel et ses irruptions. L’émergence du réel est précisément ce qui nous réveille, le réel affecte le corps et produit des tensions insupportables, dues au fait qu’on se cogne à l’impossible. Même s’il nous est impossible de nous réveiller complètement, nous pouvons néanmoins avoir un désir de réveil et énoncer avec Jacques-Alain Miller que cet impossible « n’interdit pas de le prendre pour fin, ce réveil…
Édito février 2025
« La rêverie, si on prend les choses par la rêverie fantasmatique, ça fait tout de suite valoir les deux aspects, deux registres du fantasme. D’abord, je dirais, une fonction imaginaire – ne serait-ce que parce que le fantasme comporte apparemment, des formes, des personnages, une scène, et comme un petit roman […] À côté de cette dimension imaginaire, qui paraîtra aussi de premier plan, il y a une dimension symbolique du fantasme […] on peut même poser […] qu’une phrase en est le support, et même le résumé, ou même que, le fantasme, c’est une phrase, c’est la phrase « Un enfant est battu ». Et, je dirais que ces deux aspects du fantasme […] sont ceux que Lacan a présentés d’abord […] c’est-à-dire qu’il lui a paru d’abord, qu’il était toujours, dans le fantasme, question de corps…
Édito janvier 2025
Avec le bureau je tiens à vous présenter, nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Qu’elle soit une année pleine de rencontres, d’activités et de surprises, pour tout un chacun. Notre association repart, après la pause de fin d’année, chargée de nouvelles énergies et pleine de projets intéressants. Nous continuons à travailler sur le thème Fantasmes contemporains du corps, à interroger avec ce prisme de lecture, l’actualité, le cinéma, le théâtre, la littérature, la clinique et à tisser les connexions entre la psychanalyse et la cité, selon la vocation de L’Envers de Paris.
Vidéos
Les enfants de la science, David Cohen
David Cohen
Professeur au Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, Hôpital Salpetrière APHP. Sorbonne Université.
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Horizon n°65, Dire ou ne pas dire, une vidéo de la revue Horizon
Dire ou ne pas dire
Une vidéo de la revue Horizon
Les enfants de la science, Ariane Giacobino
Ariane Giacobino
Professeur de génétique médicale, université de Genève
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Epars Désassortis
Épars désassortis de la globalisation
Par Marga Auré
Nous traversons actuellement une situation de crise mondiale au caractère inédit. Des millions de personnes sur la planète se sont retrouvées presque en même temps sous la contrainte de dispositifs de confinement à peu près semblables, une fois décrété dans chaque pays l’état d’urgence sanitaire répondant à la nécessité de freiner la diffusion de la pandémie de Covid-19.
Des particules élémentaires à des épars désassortis
Par Romain-Pierre Renou
Je souhaite revenir plus en détail sur l’emploi non standard que fait Lacan du terme « épars » dans cette formule d’« épars désassortis » que nous avons retenue pour notre titre.
L’angoisse comme objection au « pour-tous »
Par Cinzia Crosali
Les bouleversements de notre époque ne sont pas sans répercussion sur le lien social, que nous savons, depuis Lacan, être un effet du discours : « il y a du discours : et je le situe du lien social » disait Lacan dans l’Étourdit, et il ajoutait qu’à ce lien social « se soumettent les corps qui, ce discours, labitent » . Les corps : ce sont justement les corps à être propulsés sur le devant de la scène sociale dans notre époque et à s’articuler aux nouvelles manifestations d’angoisse.
Fantasmes contemporains du corps
Quelques associations libres sur le thème « Fantasmes contemporains du corps »
Quelques associations libres sur le thème
« Fantasmes contemporains du corps »
Grigory Arkhipov
Il convient de cerner ces trois termes : 1) fantasme ; 2) contemporanéité ; 3) corps.
DU CORPS AU SEMBLANT, AVEC OU SANS LA TECHNOLOGIE NUMÉRIQUE
par René FIORI
DU CORPS AU SEMBLANT, AVEC OU SANS LA TECHNOLOGIE NUMÉRIQUE
Au XIX siècle on pouvait, dans une foire, s’étonner d’écouter une voix enregistrée, émanant d’un fil muni d’un cornet qu’on portait à l’oreille. Suivront l’invention du gramophone et du téléphone. Freud évoque ces inventions et l’accent mis sur ces objets techniques au détriment de la satisfaction subjective…
Psychanalyse et psychiatrie
Dans l’après-coup de la C-5 “psychanalyse et pédopsychiatrie”
« psychanalyse et pédopsychiatrie : questions et variétés de réponse ». La soirée fut riche, vivante, comme la question de la place de la psychanalyse, qui apparaît se dégager de l’inertie actuelle, idée que nous pourrions proposer comme une des réponses possibles, en conclusion de ce cycle. Cette inertie, bien présente de nos jours, est largement due au S1 émanant des évaluations en psychiatrie notamment… Par Aurélie Pascal
Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?
Le Cycle “Psychiatrie, psychanalyse et malaise social” proposé par la BPI du Centre Pompidou et animé par Clotilde Leguil tiendra sa prochaine rencontre sur le thème : “Quelle pratique psychiatrique à l’heure de l’expertise scientifique et d’Internet ?”. Avec Éric Laurent, psychanalyste membre de l’ECF et de l’AMP et Mathieu Bellahsen, psychiatre, chef de service à l’Hôpital d’Asnières-sur-Seine.
La pédopsychiatrie : questions et variété des réponses
La pédopsychiatrie est le lieu destiné à accueillir et traiter la souffrance de l’enfant lorsque celle-ci prend des formes particulièrement aigües. Mais elle est aujourd’hui confrontée aux exigences propres de l’époque : rentabilité et efficacité ; avec son corolaire : bilans, évaluations, prescriptions médicamenteuses, rigueur budgétaire, etc. Cette tendance conduit-elle pour autant à l’impasse, voire au déclin de la pédopsychiatrie ?
Au-delà du confinement
Sortir du confinement en risquant son énonciation
Par Marie-Christine Baillehache
Le surgissement imprévisible du réel sans loi de la Covid 19 est venu trouer l’Autre et a confronté chacun à un vide de sens chargé d’étrangeté angoissante. Cette contingence réelle a introduit dans la vie de chacun une rupture dans ses liens fondamentaux à l’Autre de l’articulation signifiante et à l’énigme de l’objet a cause de son désir qui rend sa parole vivante.
Le tsunami numérique et sa planétarisation
Par René Fiori
La planétarisation de l’uniformisation a trouvé depuis quelques années son accélérateur avec le « déchaînement du processus numérique » . Ce déchaînement institue un nouvel ordre, où « le vivant est saisi par le numérique » . Cette « volonté anonyme » qui y « est à l’œuvre » introduit une nouvelle variante de la pulsion de mort. Le signifiant numérique n’est pas le signifiant du symbolique.
Étoffes du Rêve
Par Guido Reyna
L’irruption du réel incarnée actuellement par la pandémie du COVID-19, opère comme une expérience traumatique massive et généralisée pour l’ensemble des parlêtres, comme « la présence d’une jouissance qui n’est pas prise dans la machine fictionnelle, interdictrice »
Écouter, voir..
Lalalangue, prenez et mangez-en tous
Frédérique Voruz est comédienne. Lalalangue est son œuvre dont Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil qui l’accueille, a nommé « Une confession héroïque ». C’est un seule en scène autobiographique, le récit d’une analyse sous forme de spectacle, l’exposé d’un trauma et des symptômes d’une enfant qui se reconstruit grâce à la psychanalyse, et surtout grâce au personnage de la psychanalyste, qui fait irruption tout au long du spectacle pour le ponctuer de ses saisissantes interprétations. Il y est parlé du langage familial et du poids des mots. Philippe Benichou
Collectif Théâtre & Psychanalyse
Projection / débat Psynéma
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Poésie de Tristana
Par Laure de Bortoli
Tristana (1969) est un des trois films tournés par Luis Buñuel en Espagne, le pays de naissance dont il s’est exilé l’époque du franquisme.
Le Rire et le Néant dans l’œuvre freudienne
Par Grigory Arkhipov
Dans la pensée occidentale, il y a une forte tradition de considérer le rire et le risible à travers le prisme du jugement. Ce jugement peut être esthétique (le risible est « une laideur non accompagnée de souffrance » , note Aristote), intellectuel (nous rions de ce que nous estimons être stupide) ou moral (le rire châtie la vanité, selon Bergson). Il y a un autre paradigme qui, au contraire, inscrit le rire dans la discontinuité du jugement.
En guise d’ouverture d’A Touch of Sin
En guise d’ouverture d’A Touch of Sin Par Karim Bordeau J’ai cru bon d’ouvrir la projection du...