ÉDITO JUIN 2022

ÉDITO JUIN 2022

PARISLEAKS
JUIN 2022

Chers Membres et Abonnés de l’Envers de Paris,
Avant la pause estivale, nous vous proposons des activités très intéressantes, préparées par nos Vecteurs.
C’est le moment de venir nombreux et de penser à vous inscrire dans le Vecteur de votre choix pour la rentrée prochaine. Nous vous accueillons pour participer à la joyeuse entreprise de faire vivre la Psychanalyse.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire aux prochaines Journées d’étude de l’École de la Cause Freudienne, qui ont pour titre : « Je suis ce que je dis. Dénis contemporains de l’inconscient » et qui auront lieu les 19 et 20 novembre 2022. Un thème d’une grande actualité, qui mettra au travail les enjeux pour la Psychanalyse au XXIème siècle, où « l’Autre est ravalé à l’écoute et ramené au semblable », comme l’indique Éric Zuliani dans son interprétation du titre. L’autodétermination – selon laquelle on préfère s’identifier à un syntagme inamovible -, pourra-t-elle être dialectisée par la rencontre avec la Psychanalyse ? C’est la question majeure que ces journées se proposent d’approfondir.
Renseignements et inscriptions :

https://www.causefreudienne.org/evenements/je-suis-ce-que-je-dis/

Nous vous proposons, également, de constituer des cartels fulgurants, en direction des journées. Afin de vous mettre en relation avec d’autres collègues intéressés par le thème, vous pouvez contacter notre déléguée des cartels, Soledad Penafiel, à l’adresse suivante :

enversdeparis-cartels@causefreudienne.org

Et maintenant, quelques nouvelles de nos Vecteurs :

La prochaine réunion du Vecteur Psynema se tiendra le 7 juin à 20h 30. Au programme le choix définitif des 4 films pour la prochaine année scolaire – et l’étude des deux premières leçons du séminaire XI, « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse ». Le vecteur est ouvert à de nouvelles inscriptions. Pour plus de renseignements, contacter : Karim Bordeau

Lectures freudiennes travaille sur la traduction de l’article « Ein Kind wird geschlagen ». Freud y explore la structure du fantasme, il relève qu’il s’agit avant tout d’une phrase. À ces deux questions : « qui bat qui, garçon ou fille ? », il répond : « c’était toujours la seule pudique réponse : un enfant est battu…/…une relation constante entre le sexe de celui qui fantasmait et le sexe de l’enfant battu, cela ne se démontrait jamais…/… Dans ces circonstances on ne pouvait même pas décider au premier abord si le plaisir pris au fantasme d’être battu devait être désigné comme sadique ou masochique. Prochaine rencontre chez Susanne Hommel le mardi 7 Juin 2022.

Durant l’année 2022-2023, le Vecteur Psychanalyse et Littérature cherchera, orienté par Lacan et J-A Miller, à dégager dans l’œuvre d’Annie Ernaux, l’essaim de marque signifiante S1 à partir duquel elle représente le réel qui a excédé répétitivement sa pudeur. La prochaine réunion de ce vecteur ponctura son année de travail sur Hegel-Queneau-Lacan et aura lieu en présence le Mercredi 29 Juin à 15h30 au Jardin du Luxembourg.
Contact : Marie-Christine Baillehache et téléphone.

Le Vecteur Lectures cliniques s’est réuni le 21 mai pour travailler autour de l’exposé d’un cas clinique très instructif présenté par Daphné Leimann. La discussion était très enrichissante et a mis en valeur la position de la clinicienne et l’acte analytique. Luciana Mayorga et Anna Cominetti ont chacune déployé leurs éclairages et leurs questionnements issus du commentaire de Jacques Lacan du cas de « L’homme aux loups », dans le chapitre III « Le conflit des identifications sexuelles ». Quelle actualité brûlante dans la clinique d’aujourd’hui ! ».

La prochaine rencontre du Vecteur Théâtre et Psychanalyse aura lieu le 24 juin à 20h30, au théâtre du Rond-Point. Il s’agit de « Désobéir », mis en scène par Julie Berès. Écrite par Julie Berès et Kevin Keiss avec la collaboration d’Alice Zeniter, la représentation sera suivie d’un débat animé par Hélène de la Bouillerie, avec pour invitée, Ariane Chottin, psychanalyste à Paris, membre de l’ECF. Réservation au tarif préférentiel pour l’Envers de Paris : 23 euros, en envoyant un mail à Théâtre du Rond Point ou en appelant le tél.1 ou tél.2.

Le Vecteur « Le corps pas sans la psychanalyse » fait parvenir le message suivant :
« A partir du texte d’un participant intitulé « Jouissance latine », nous avons mené notre discussion autour de la pudeur en rapport avec la loi et la norme. Lors de notre prochaine séance, nous aborderons la pudeur à partir de deux autres textes des participants, sur la honte et la pudibonderie.
Notre prochaine réunion aura lieu le Mercredi 22 Juin à 20h30, 24 rue Gallieni à Cachan 94230 ».

Le seminario latino nous informe : « Dans le cadre de notre thème de travail annuel : « L’inconscient, aujourd’hui? », le Seminario Latino propose la soirée « Aimer l’inconscient, encore ? » qui aura lieu le mercredi 29 juin à 21h à la Maison de l’Amérique Latine. Agnès Bailly nous présentera un cas intitulé « Faire juvénile » et Fouzia Taouzari interviendra sous le titre « L’amour – entre répétition freudienne et invention lacanienne ». Notre extime sera Fabián Fajnwaks qui commentera les exposés.
L’inscription préalable n’est pas requise. Nous vous attendons nombreux à la Maison de l’Amérique Latine ! ».

Le vecteur « Addictions », indique qu’ils se retrouveront pour la dernière séance de l’année le lundi 20 juin à 21h en compagnie d’Olivier Talayrach qui interviendra sous le titre : « Un monde sans solution » à propos d’un cas clinique de sa pratique. Renseignements et inscriptions : http://addicta.org/2022/06/05/un-monde-sans-solution/

Au plaisir de vous retrouver bientôt,
Dalila Arpin
Directrice de l’Envers de Paris

ÉDITO MAI 2022

ÉDITO MAI 2022

Paris Leaks
Mai 2022

Suite aux vacances de Printemps, nous reprenons les activités de notre Association. Qu’on prenne le large, ou qu’on reste rivé, les vacances font fonction de pause, voire d’intervalle. Dans « Les us du laps » [1] , Jacques-Alain Miller s’arrête sur ce signifiant d’intervalle. Un intervalle est une parenthèse pendant laquelle un évènement se produit. Il reprend l’ancien mot français « entrefaire », qui voulait dire « faire dans l’intervalle ». « Sur ces entrefaites », en revanche, désigne « à ce moment ». Pendant l’intervalle, le temps est mis entre parenthèses, mais à la différence de la pause, qu’on peut faire pour reprendre de l’énergie, une scansion « comporte l’acquisition d’un résultat partiel […] » [2]
Pendant cet intervalle, deux nouveaux textes issus des Vecteurs de L’Envers de Paris ont vu le jour sur notre site : « Alain Françon [3] et La Seconde surprise de l’amour »[4], de Marivaux, de Bernadette Colombel et « Le pas-sage du dimanche de la vie »[5] de Marie-Christine Baillehache.

De retour donc de cette parenthèse, place au calendrier de nos activités mensuelles :

Le Vecteur Addictions nous informe : La prochaine conversation du TyA Envers de Paris aura lieu le 16 mai. Jacqueline Janiaux présentera un travail clinique qui sera commenté par Juan Francesco Rodriguez.

Contact => Pierre Sidon

 

Le Vecteur Seminario Latino de L’Envers de Paris propose cette fois-ci une soirée dont le thème c’est « La guerre et son indicible ». En nous appuyant sur deux aphorismes de Lacan – « Le discours de l’inconscient c’est le discours du maître » et « L’inconscient c’est la politique » ainsi que sur la définition du réel pour la psychanalyse d’orientation lacanienne, notre soirée se prêtera à une réflexion sur le rapport entre la guerre et l’inconscient, aujourd’hui. La guerre de la Russie contre l’Ukraine nous a frappés, nous a bouleversés, et, comme la « guerre » contre le Covid transformera désormais le paysage du monde contemporain. Voilà pourquoi nous avons voulu consacrer une soirée du Seminario Latino à revenir sur le thème toujours si étranger, toujours si unheimlich et, à la fois, si proprement culturel, si proprement humain, de la guerre. Nous aurons le plaisir de compter avec la participation de Francesca Biagi-Chai qui interviendra sur « La guerre entre réel et réalité ». Aussi, interviendront Nayahra Reis sur « Guerre et inconscient » et Egor Gavrilov sur « Limonov : revenir d’une guerre comme on tourne la page ? ». La soirée sera animée par Adriana Campos et Patrick Almeida. Nous vous attendons nombreux le mercredi 18 mai à 21h à la Maison de l’Amérique Latine.

Pour tout renseignement contacter le comité d’accueil par mail => Seminario Latino

 

La prochaine réunion du Vecteur Psynéma se tiendra le 15 mai où nous ferons le choix de quatre films qui seront mis à l’étude durant la prochaine année scolaire et qui s’articulent autour de la thématique du réel. Notre texte de référence sera : Position de l’inconscient de Lacan, avec le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Anne Ganivet sera l’extime de notre groupe de travail.

Contact =>Karim Bordeau

 

Le Vecteur Lectures freudiennes fait parvenir l’annonce suivante : « Lors de notre rencontre du 5 avril 2022 nous avons continué la traduction de : « Ein kind wird geschlagen », rédigé en 1919. Cet article est le résultat de l’analyse d’Anna Freud avec son père, Freud y dévoile la structure du fantasme. De ces fantasmes précoces et bruts qui ne rappelaient pas l’influence d’impressions de l’école ou de scènes tirées de lectures, la science voulait bien en apprendre davantage. Qui était l’enfant battu …/… Qui était-il celui qui battait l’enfant ? …/… Ou bien l’enfant fantasmait-il qu’il battait lui-même un autre ? Aucun éclaircissement ne venait à toutes ces questions, mais c’était toujours l’unique timide réponse…/… un enfant est battu »[6].

Notre prochain rendez-vous de travail aura lieu le mardi 10 mai à 21h chez Susanne Hommel.

9 avenue de la porte de la plaine 75015 Paris.

Contact : tél

Sans oublier la présentation du livre « Fin d’analyse », volume de trois textes traduits par le Vecteur et publié par les Editions Erès, mercredi 18 mai, à 20h30 à la Librairie Libralire, 116 rue Saint Maur, 75011 Paris.‬‬‬‬‬‬‬

Le prochain spectacle proposé par le collectif Théâtre et psychanalyse aura lieu le dimanche 15 mai à 15h au théâtre de l’Odéon : Kliniken de Lars Noren mis en scène par Julie Duclos. La pièce sera suivie d’un débat avec Julie Duclos et Philippe Bénichou, animé par Hélène de La Bouillerie. C’est la 3ème rencontre du collectif avec Julie Duclos.

Au mois de Juin, nous vous proposons Désobéir, une pièce écrite par quatre jeunes femmes et mise en scène par Julie Bérès, au théâtre du Rond-Point le vendredi 24 juin. Ariane Chottin a accepté notre invitation à débattre avec Julie Bérès.

Le Vecteur « Le corps pas sans la psychanalyse », a envoyé l’argument suivant :

« À propos de la pudeur nous sommes partis d’un texte intitulé « Cachez ce ‘a’ que je ne saurais voir », proposé par un membre de notre vecteur, qui paraphrase le fameux vers de « Tartuffe ou l’Imposteur » de Molière.

Nous proposons de continuer nos réflexions sur ce que peut évoquer à chacun le sens de la pudeur. Le corps comme substance jouissante est, à notre époque, en voie de se présenter comme un ‘objet cause de désir’, mis en série, au même titre que les objets du marché. Car, à cet effet du capitalisme, répond également le discours de la science.

En quelque sorte soumis pour tous à une exhibition forcée, le corps est maintenant dépouillé de toute connotation honteuse, et il s’agirait pour un sujet de retrouver une certaine idée de la pudeur telle que désignée par Lacan dans « L’éthique » comme une fonction « essentielle à produire ». La psychanalyse pourrait permettre de réintroduire chez chac-Un cette fonction du voile, à mettre en tension avec une élision du Réel qui ex-siste au phallus et qui s’appelle la jouissance (voir le Séminaire R.S.I., leçon du 11 mars 1975) ».

 

La prochaine réunion aura lieu le Mercredi 18 Mai à 20h30 à Cachan.

Contact : Geneviève Mordant

 

Des nouvelles du Vecteur Psychanalyse et Littérature :

Tout au long de son roman publié en 1952 Le dimanche de la vie, Raymond Queneau met en scène, dans la figure romanesque de Valentin Bru, le partisan zélé de l’immobilisme du Savoir Absolu et de la Fin de l’Histoire de la philosophie hégélienne. Il y dénonce ainsi, avec un langage populaire à l’ironie réjouissante, l’écrasement du désir par le discours du maitre.

S’il dépeint le couple que Valentin Bru forme avec Julia comme une liaison ayant enfin atteint la Savoir Absolu sur le rapport sexuel, c’est pour mieux faire achopper, de façon magistrale, le Sage Valentin Bru sur l’élan de son propre désir auquel il ne renonce plus.

À la fin de l’histoire du dimanche de la vie, une satisfaction surprenante et subversive vient faire faillir ses identifications aux volontés normatives de sa maitresse femme Julia. À la Fin de l’Histoire, Valentin et Julia ne sont les maitres ni de leur désir, ni de leur être, ni du rapport sexuel.

Vous pourrez lire sur le site de l’Envers de Paris, le court et percutant texte de Gabrielle Vivier sur ce qui oppose le Sage hégélien au psychanalyste pas-sage du tout.

Pour sa prochaine réunion-Zoom de Vecteur le Mercredi 18 Mai à 20h, Isabela Otechar nous présentera ce qui, dans Le dimanche de la vie, distingue la fonction du désir selon Hegel de la fonction du désir selon Lacan.

Notre Vecteur reste ouvert à tous ceux qui, orientés par la psychanalyse lacanienne, restent curieux de se laisser enseigner par la littérature.

Contact =>Marie-Christine Baillehache / Tél : tél.

Quant au Vecteur Lectures cliniques, il nous envoie ce compte rendu : « Notre travail de lecture se poursuit autour du livre « Au Confins du Séminaire »[7] de Jacques Lacan. Dans cette lecture à plusieurs, des fils se dégagent qui sont autant des pistes à développer. Par exemple, le chapitre III qui a pour titre « Le Conflit des identifications sexuelles »[8] nous plonge dans la complexité, souvent contradictoire ou entremêlée, que la question des identifications sexuelles peuvent avoir dans la clinique. Aussi, un fil tiré de ce chapitre a été celle de l’homosexualisation dans le cas de L’Homme aux Loups que nous pouvons mettre en parallèle avec la question de la féminisation dans le cas Schreber. Sans doute que chacun pourra se saisir à sa guise pour poursuivre ces questions par la suite.

La présentation d’une construction d’un cas lors de chaque réunion est l’occasion d’une discussion dans laquelle nous nous nous efforçons de saisir les détails qui sont autant des points d’Archimède permettant de rendre compte de ce qui fonctionne dans la cure ». La prochaine réunion aura lieu le 21 mai. Contact =>Ricardo Schabelman et Janis Gailis

 

Au plaisir de vous retrouver dans l’activité de votre choix.

Dalila Arpin

 

[1] Miller, J.-A., Les us du laps, (1999-2000), Enseignement prononcé à l’Université de Paris 8, cours du 1/12/1999, inédit.
[2] Ibid., 2/2/2000.
[3] Metteur en scène de La Seconde Surprise de l’amour de Marivaux, joué du 5 novembre au 4 décembre 2021 au théâtre Berthier Paris 17 e.
[4] https://enversdeparis.org/la-seconde-surprise-de-lamour-de-marivaux/
[5] https://enversdeparis.org/la-derision-du-dimanche-de-la-vie/
[6] «  Ein Kind wird geschlagen », G.W, Band XII, Werke aus dem Jahren1917-1920, Fischer Verlag, Frankfurt am Main, 1989, p.199. Traduit par le Vecteur Lectures freudiennes. Texte en preparation.
[7] Lacan J., « Aux Confins du Séminaire », Ed. La Divina, Navarin Editeur. Septembre 2021
[8] Lacan J., « Le conflit des identifications sexuelles », dans « Aux Confins du Séminaire », Ed. La Divina, Navarin Editeur. Septembre 2021 pages 21 au 30.

ÉDITO AVRIL 2022

ÉDITO AVRIL 2022

Paris Leaks
Avril 2022

Les Grandes Assises Virtuelles Internationales (GAVI) ont eu lieu du 31 mars au 3 avril dernier. La qualité des présentations aussi bien thématiques que cliniques a fait entendre la voix de l’orientation lacanienne vis-à-vis des questions actuelles.
Lorsque Jacques-Alain Miller 1 interroge la politique lacanienne telle que Lacan la présente dans ‘La direction de la cure’, il l’associe à l’éthique. En Psychanalyse, la politique se situe dans le registre des fins d’une cure et s’adresse au cœur de l’être. Inversement, l’éthique est présente dans la politique des institutions psychanalytiques dans la doctrine de formation et dans la façon dont elles se positionnent vis-à-vis de la société et de l’État.
Récemment, l’École la Cause Freudienne a su faire entendre les principes de son orientation dans l’amendement proposé à l’Assemblée dans le projet de loi concernant le changement de sexe. C’est une question éthique et politique essentielle.
Les GAVI, quant à elles, ont su faire résonner la position de la psychanalyse d’orientation lacanienne dans le débat initié par le mouvement me-too. C’est aussi bien la direction vers laquelle s’acheminent les activités proposées par L’Envers de Paris.

Voici les Rendez-vous à venir :
Le Vecteur Seminario Latino de L’Envers de Paris prévoit une réunion en avril afin de peaufiner leur prochaine soirée, courant mai, dont le thème sera « Le réel de la guerre ». « En nous appuyant sur deux aphorismes de Lacan – « le discours de l’inconscient c’est le discours du maître » et « l’inconscient c’est la politique » et sur la définition du réel pour la psychanalyse d’orientation lacanienne, notre soirée se prêtera à une réflexion sur le rapport entre la guerre et l’inconscient, aujourd’hui. La guerre de la Russie contre l’Ukraine nous a frappés, nous a bouleversés, et, comme la « guerre » contre le Covid, elle transformera désormais le paysage du monde contemporain. Voilà pourquoi nous avons voulu consacrer une soirée du Seminario Latino à revenir sur ce thème de la guerre qui reste Unheimlich : si étranger, et pourtant, intimement lié au genre humain. La prochaine soirée, dont la date sera annoncée prochainement, est prévue pour le mois de mai en présentiel à la Maison de l’Amérique Latine »
Patrick Almeida
Pour tout renseignement contacter le comité d’accueil >>par mail

La prochaine conversation Clinique et Addictions aura lieu lundi 11 avril à 21h en présentiel. Camille Burais interviendra sous le titre : « Sieste mortelle ». Le cas sera présenté par Coralie Haslé.
Renseignements et inscriptions sur addicta.org/conversations

« Dans notre Vecteur des lectures cliniques nous avons poursuivi notre style de « jam sessions » (avec toute la polysémie qu’inclut la référence à JAM). Comme dans les « improvisations de jazz » les interventions étaient vives et improvisées, mais préparées en avance. Il était passionnant de voir comment les « performances » ont évolué entre le travail en cartel du 15 mars et la réunion du Vecteur le samedi 26 mars. Le cas clinique présenté par Anna Cominetti a suscité une discussion animée, avec de nombreux allers-retours avec les points théoriques issus des remarques de Lacan « Sur l’homme aux loups », commentées par Jocelyne Lamotte et Antonio Alberto de Almeida. L’intervention d’Antonio Alberto a montré le sérieux de son approche, alors que le travail de Jocelyne sur « Le temps logique » était d’une finesse exceptionnelle! » Janis Galis.
Renseignements : >>R. Schabelman ou >>J. Galis

Le Vecteur Théâtre et Psychanalyse nous fait parvenir les nouvelles suivantes :
Le 15 mai prochain, au Théâtre de l’Odéon, on pourra assister à la mise en scène de « Kliniken », de Lars Noren. Philippe Bénichou sera l’invité et Hélène de la Bouillerie animera le débat.
« Dans cette pièce, on se trouve dans la salle commune d’un hôpital psychiatrique. On assiste aux conversations, aux déambulations d’une dizaine de patients qui se croisent, fument, se parlent de presque rien, s’invectivent, se disputent. Mais c’est surtout un sentiment de solitude et de vide qui saisit, ils sont ensemble mais tout seuls. Ces patients ont des âges divers, viennent d’horizons très différents et ne se seraient certainement jamais rencontrés ni parlé en dehors de ces murs.
Pourquoi sont-ils ici, comment s’occupent-ils, comment les soigne-t-on ? Comme le dit Maud : « Je ne comprends pas pourquoi on est ici en fait (…) j’ai été ici depuis presque un mois et personne ne m’a parlé ». Ils ont l’air livrés à eux même, dans un temps hors du temps et un lieu coupé du reste du monde qui, tout en les enfermant, leur sert de refuge. Petit à petit, des bribes de leur histoire se dévoilent et on entrevoit quel a été le drame intime qui les a conduits entre ces murs.

Lars Noren, grand dramaturge suédois décédé l’année dernière, héritier de Strindberg et d’Ibsen, est un chroniqueur du réel qui saisit la vie telle qu’elle est. Il s’intéresse aux marges, à la vie quotidienne des gens qu’il attrape, à la manière du documentaire, tout en impliquant le spectateur qui, en regardant la scène, se laisse regarder par elle. Dans Kliniken, Lars Noren aborde la question de la maladie mentale qu’il connait intimement et la manière dont on prend en charge les fous dans notre société de la performance – des grands thèmes qui n’ont jamais été aussi actuels-, à une époque où la psychiatrie n’a plus ni moyens ni boussole.
Nous aurons le plaisir de rencontrer pour la troisième fois Julie Duclos, metteuse en scène talentueuse qui, dans une approche naturaliste, aime mêler théâtre et vidéo ».
Renseigments : >>H. de La Bouillerie
Hélène de La Bouillerie

Psynéma organise la projection du film de Stanley Lumet Network, dans le Patronage Laïque, 74 Av. Félix Faure, 75015, le 16 avril prochain à 14h. Ce film, sorti en 1976, nous portera au cœur de ce que Lacan affirmait déjà en 1974 quant à la puissance surmoïque des médias : «ce à quoi nous avons affaire […] c’est à un type d’informations dont le sens n’a d’autre portée que l’impératif, à savoir le signifiant Un. C’est pour nous commander, autrement dit, pour que le bout du nez suive, que toute information, à notre époque, est déversée comme telle »2 Cet évènement s’inscrira dans le thème des prochaines journées de l’Ecole de la Cause Freudienne : « Je suis ce que je dis ».
Karim Bordeau.
Renseignements : >>K. Bordeau

« Lors de la dernière réunion du vecteur ‘Le corps, pas sans la psychanalyse’, le 16 mars dernier, nous avons fait une synthèse sur les différentes vignettes rapportées par chacun des participants sur le thème du rapport du réel de l’objet a au vivant du corps. Puis nous avons engagé une réflexion sur les nouveaux thèmes proposés cette année à l’Envers, et tout particulièrement sur une mise en tension entre la pudeur (en tant que « retenue empêchant de se livrer, d’exprimer ses émotions … notamment sur le plan sexuel »3, comme le dit Alain Rey et « l’écharde dans la chair […] toujours en horreur à la sagesse » évoquée par Lacan.
Dans la prochaine réunion, qui aura lieu en présentiel le mardi 19 Avril à 20h30 à Cachan, nous explorerons cette distance entre le lieu de l’effacement de l’inconscient et celui de « là d’où ça parle ». Geneviève Mordant.
Contact : >>G. Mordant

« Pour sa réunion Zoom du dimanche 24 avril à 19h, notre Vecteur Psychanalyse et Littérature poursuivra son avancée sur le Savoir Absolu du Sage kojèvien dans son articulation avec le désir que Lacan déplie dans son Séminaire VI de 1958-59 Le désir et son interprétation. Nous inscrirons notre travail dans la suite du texte produit par notre Vecteur Le pas-sage du dimanche de la vie 4 Durant cette réunion du 24 Avril, Gabrielle Vivier nous présentera sa lecture de l’article de Kojève Les romans de la sagesse qui inclut largement le roman de R. Queneau Le dimanche de la vie qui reste notre référence littéraire. Le texte de J-A Miller Bonjour sagesse lui servira de contrepoint dialectique. Nous vous invitons, si vous le désirez, à nous rejoindre pour vous laisser interroger par cette lecture de Gabrielle Vivier. Son texte vous sera envoyé avant la réunion afin que vous puissiez prendre le temps de le lire et de préparer vos remarques et questions. Pour cela, il vous suffit de contacter
M-C Baillehache au : >>mail ou >>tél. Au Dimanche du gai savoir de la vie du 24 Avril !

Le Vecteur Lectures freudiennes nous dit :
« Notre livre annoncé depuis si longtemps vient de sortir chez Érès en édition bilingue, il s’intitule : « Fin d’analyse » et réunit trois textes de Freud : « L’analyse finie et l’analyse infinie », « Constructions dans l’analyse » et « La division du Ich dans le processus de défense » traduits par notre vecteur sous la responsabilité de Susanne Hommel.

Le livre a été présenté ce samedi 2 avril à l’Institut Protestant en présence de quelques représentants des éditions Érès et une soirée sera organisée par l’équipe de rédaction d’Horizon 66 le mercredi 18 mai à la librairie Libralire.

Notre vecteur s’est réuni le 5 avril pour reprendre le travail de lecture et de traduction de « Ein Kind wird geschlagen ». Notre prochaine rencontre est prévue le 10 mai chez Susanne Hommel ».
Nathalie Menier et Susanne Hommel.
Contact : >>N. Menier

Nous vous souhaitons des belles trouvailles et vous attendons nombreux aux activités de votre choix.
Dalila Arpin
Directrice de L’Envers de Paris

1 Miller, J.-A., Les divins détails, Enseignement prononcé dans le Département de Psychanalyse, Université de Paris 8, cours du 31 mars 1989, inédit.

2 Lacan, J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », cours du 15/1/1974, inédit.

3 Lacan, J., Ecrits, Paris, Seuil, 2001, p. 757.

4 Consultable sur le site enversdeparis.org

ÉDITO MARS 2022

ÉDITO MARS 2022

Chères et chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois de mars sera riche en évènements.
Tout d’abord, en ce qui concerne notre Association, notre Assemblée Générale se tiendra le 10 mars prochain. Les membres sont attendus, nombreux. Notre bureau pourra enfin être constitué et nous permettre de mener à bien nos projets.
À la fin du mois, nous débuterons les Grandes Assises de l’Association Mondiale de Psychanalyse, entre le 31 mars et le 3 avril, sous le titre très suggestif, « La femme n’existe pas ». Les inscriptions sont encore ouvertes. N’hésitez pas à participer ! Des travaux d’une grande qualité seront présentés, aussi bien théoriques que cliniques, issus de toutes les écoles de l’AMP. Vous aurez l’occasion de pouvoir assister sans même vous déplacer du 31 mars au 2 avril, de 14h à 17h pour les séances plénières, et de 17h à 20h pour les simultanées au choix, et le dimanche 3 avril de 14h à 19h30. Une opportunité unique ! Sans oublier l’envoi du volume Scilicet, du Congrès, ainsi qu’un petit cadeau dans vos boîtes aux lettres.

En attendant ce grand moment, le précédent Bureau de l’Envers nous fait parvenir le message suivant :

« Comme vous savez le bureau de L’Envers de Paris 2020-21 a créé un réseau d’élaboration transversal dans notre association avec le thème d’étude commun : « Épars désassortis à l’époque de la globalisation ». Une torsion se manifeste entre « tous pareil », devant cette expérience collective planétaire, accentuée par la pandémie, et la dissymétrie, dans l’inconscient, de « l’un-tout-seul » qui nous fait des uns « épars désassortis 1» en relation au réel. La plupart de nos vecteurs et collectifs s’étaient mis au travail sur ce thème proposant des rencontres. La suite logique a été l’édition d’un numéro spécial d’Horizon Hors- Série qui garderait la trace de ces rencontres avec l’accord du Directoire de l’ECF. Ce numéro qui paraîtra fin mars 2022 sera distribué aux seuls membres de L’Envers de Paris et financé par la trésorerie de l’exercice 2021. Les amis et abonnés de l’Envers qui souhaitent recevoir un exemplaire pourront se mettre en relation avec Marga Auré cliquer ici >> ou Adela Bande-Alcantud, cliquer ici >>

Ont participé à la rédaction et édition : Rédactrices en Chef : Marga Auré et Laure De Bortoli. Rédacteurs en Chefs adjoints : Daphné Leimann et Pascal Pernot. Comité de rédaction : Adela Bande-Alcantud, Cinzia Crosali, Romain-Pierre Renou, Ana Inés Vasquez. Conseiller de Rédaction : Pascale Fari. Équipe de Rédaction et d’édition : Marie-Christine Baillehache, Martine Bottin, Adriana Campos, Marcela Fernandez, Isabelle Lebihan, Guillaume Libert, Corinne Prugnaud-Sardin, Claude Quenardel, Isabelle Ramirez, Sophie Ronsin, Olivier Talayrach, Claudia Vilela.

De la part de nos vecteurs, les nouvelles suivantes :

Théâtre et Psychanalyse a annulé la rencontre le 18 mars au théâtre de la Bastille autour du spectacle de François Gremaud sur « Phèdre ! ». En échange, il nous propose deux nouvelles rencontres :

Le 27 mars à 15h30 à l’Auguste théâtre, un Dom Juan de Molière mis en scène par Gianni Corvi. François Régnault a accepté d’être l’invité pour un débat à l’issue de la pièce, animé par Hélène de La Bouillerie. Vous pouvez réserver votre place en appelant au 0145385226, en précisant que vous venez de la part de L’Envers de Paris (pour avoir un prix préférentiel).

Le 15 mai à 15h au théâtre de l’Odéon, Kliniken de Lars Noren dans une mise en scène de Julie Duclos. Philippe Benichou sera l’invité pour échanger avec le vecteur, à l’issue de la représentation.

Corps et psychanalyse nous informe :
« Dans le cadre de notre thème de la mise en tension de l’objet a avec le vivant du corps, nous nous sommes intéressés au cas d’une analysante qui cherche à se soustraire à la castration que constitue la schize entre l’œil et le regard, en se faisant tout entière vision. Pour elle l’important est que le regard désirant reste du côté de l’autre, qu’il ne se voie pas. C’est ainsi que retournant comme un doigt de gant le regard omnivoyeur de notre monde post-moderne, elle cherche à se faire elle-même omnivoyeur pour ne plus se sentir regardée. Il s’agit d’être barré pour ne pas être barré : de ne pas y être pour mieux tout dominer du regard et échapper à l’angoisse du regard de l’Autre. Pour elle le seul moment où le réel de l’objet regard est suspendu, celui de l’Autre ou celui sur les autres, est celui de la danse, moment d’élision du sujet, moment de hors-champ mais moment d’être.

La prochaine réunion de ce vecteur aura lieu le mercredi 16 Mars à 20h30, en présentiel à Cachan.

Contact : cliquer ici >>

Addictions, pour sa part, nous écrit :
« Notre prochaine Conversation Clinique & Addictions aura lieu le lundi 14 mars prochain en présence. Pierre Sidon présentera un cas de prise en charge institutionnelle d’un sujet alcoolique sous le titre : « un étranger mélancolique ». Renseignements et inscriptions sur : cliquer ici >> ».

Cinéma et Psychanalyse a également prévu de poursuivre la lecture du séminaire XXI, « Les non -dupes errent » -, le 27 mars. Et ils préparent la projection du film Network de Sidney Lumet, qui aura lieu au patronage laïque Jules Valles le 16 avril à 14 h. Après le film, nous débattrons avec Beatriz Renou Gonzalez qui a accepté d’être leur invitée. Cet évènement s’inscrit en tant que préparatoire aux prochaines journées de l’Ecole de la Cause Freudienne, sous le thème : « Je suis ce que je dis ».
Contact : cliquer ici >>

Le Seminario Latino de L’Envers de Paris tiendra sa troisième soirée par Zoom, cette fois-ci en espagnol, autour du thème de « El inconsciente del niño, hoy » (« L’inconscient de l’enfant, aujourd’hui »). Comment l’acte analytique opère, aujourd’hui, dans sa lecture du savoir insu de l’inconscient de l’enfant et des modes de jouir du parlêtre contemporain ? Nous aurons le plaisir d’entendre l’intervention de deux collègues : Beatriz Gonzalez-Renou nous parlera de « Lo que los niños dicen, lo que los niños hacen » (« Ce que disent les enfants, ce que les enfants font ») et Adela Fryd abordera la question de « Los niños amos » (« Les enfants maîtres »). La soirée sera animée par Patrick Almeida et Adriana Campos ; rendez-vous par Zoom le mercredi 23 mars à 21h00 en vous connectant directement au lien ci-dessous (pas besoin d’inscription préalable) : cliquer ici >>
Pour tout renseignement, contacter le comité d’accueil du vecteur du Seminario Latino de L’Envers de Paris par mail : cliquer ici >>

Le Vecteur des Lectures cliniques s’est réuni le 12 février par Zoom autour du premier chapitre des notes de Jacques Lacan « Sur l’homme aux loups » L’Oedipe inachevé et inversé. Les questions et les commentaires présentés par Pauline Bebin et Nadine Daquin, tout comme le cas clinique de Brigitte Lehmann, ont suscité une discussion passionnante à laquelle ont pris part la majeure partie des participants du Vecteur.
Contact : cliquer ici >>

Pour sa part, le Vecteur Psychanalyse et Littérature, nous communique son projet :
En 1952 dans Les romans de la sagesse, A. Kojève fait l’éloge du roman de R. Queneau Le Dimanche de la vie, reconnaissant en Valentin Bru le Sage qui, ayant atteint le bonheur de la Fin de l’Histoire, consacre « ses vastes loisirs à l’identification du néant de sa certitude subjective avec le néantissement de l’Etre-en-soi temporel 2». Dans son roman, R. Queneau, qui édita en 1947 l’Introduction à la lecture de Hegel de Kojève, tourne malicieusement en dérision ce bonheur du Sage et met-en-scène « le dimanche de la vie qui nivelle tout et éloigne tout ce qui est mauvais 3» en installant Valentin Bru devant une horloge. « Il dut donc renoncer à développer son commerce et ce fut sa dernière tentative pour effacer son oisiveté. Il ne lui resta plus que la vacuité même du temps. Alors il essaya de voir comment le temps passait, entreprise aussi difficile que de se surprendre en train de s’endormir. Assis à sa caisse, il regardait la grande horloge fixée au-dessus du magasin de meussieur Poncier, et il suivait la marche de la grande aiguille.4 » De Valentin Bru et de sa vérité sans reste, Lacan fait un fainéant et un vaurien sans désir dans un monde réglé par « la grande machine […] désormais réglé au dernier carat de ce néant matérialisé qu’est la conception du savoir 5».
C’est cette malice dénonciatrice avec laquelle R. Queneau pointe l’incertitude du sujet quant à son désir et tourne en dérision le Sage kojèvien que nous continuerons de suivre lors de notre réunion-Zoom du Vendredi 18 Mars à 20h30. Rosana Montani nous en présentera sa lecture.
Contact : cliquer ici >> ; tél : cliquer ici >>

1.  Lacan J., « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 573.
2.  Alexandre Kojève, Les romans de la sagesse, Revue Critique N° 60, 1952, p. 387-397.
3. Jacques-Alain Miller, « Marginalia », Le désir et son interprétation, Paris, Ed. de La Martinière, 2013, p. 596.
4. Raymond Queneau, Le Dimanche de la vie, Paris, Ed. Gallimard, 1952, p. 160.
5. Jacques-Alain Miller, op. cit., p. 595.

Le programme des Grandes Assises Virtuelles internationales de l’AMP est bientôt prêt.

En attendant, découvrez les thèmes des plénières, jour après jour.

ÉDITO FEVRIER 2022

ÉDITO FEVRIER 2022

Chères et chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
C’est avec joie que je viens de prendre la Direction de l’Envers de Paris. Je remercie le Directoire de l’Ecole de la Cause Freudienne de m’avoir confié cette belle aventure. J’essaierai par tous les moyens qui sont à ma disposition de mener à bien cette tâche, afin de promouvoir la diffusion de la Psychanalyse dans la cité. Notre Association a pour but de faciliter les connexions de notre discipline avec des savoirs connexes. Elle reprend les aspirations freudiennes et lacaniennes de toujours s’enseigner de ce qu’elles peuvent nous apprendre ainsi que d’apporter une nouvelle lecture au malaise dans la civilisation.
Toutes mes félicitations vont à l’équipe sortante qui a su garder vive la flamme de notre action, malgré les conditions contraignantes de la pandémie. Sa Directrice, Marga Auré et les membres du bureau, Cinzia Crosali, Romain-Pierre Renou et Adela Bande-Alcantud nous ont transmis leur expérience et leur désir décidé avec une grande générosité. Nous leur en sommes très reconnaissants.
Guillaume Libert a été désigné par l’ECF comme le nouveau trésorier. Il s’est déjà engagé dans la confection du budget prévisionnel et saura mener à bien cette expérience. L’équipe sera au complet suite aux votes des membres lors de notre Assemblée Générale. Les membres recevront très prochainement la convocation.

Je salue aussi l’action de chacun des responsables des neuf Collectifs et Vecteurs de L’Envers qui ont su conduire pendant ces deux années le travail de leurs groupes malgré la complexité de la période marquée par la pandémie, période que le travail d’équipe dans notre association a néanmoins rendue très féconde.

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que Dalila Arpin est la nouvelle directrice de L’Envers de Paris, et Guillaume Libert le nouveau trésorier. Je lui souhaite un excellent travail au sein de notre association en lui passant ce vivant flambeau animé du désir pour la transmission de la psychanalyse dans l’orientation lacanienne donnée par Jacques-Alain Miller. Nous sommes depuis un certain temps déjà en train de faire le nécessaire pour permettre une permutation dans les meilleures conditions.

Je veux aussi vous annoncer la publication, prévue à la fin du premier trimestre de l’année 2022, d’un numéro spécial Hors-Série de la revue Horizon qui réunira de nombreux textes, produits du travail collectif et transversal des Vecteurs et Groupes de L’Envers à l’occasion des cinq soirées et rencontres organisées sous le titre des « Épars désassortis à l’époque de la globalisation » produites en 2021. Ce numéro nous permettra de garder une trace écrite de ces rencontres qui ont eu lieu par vidéoconférence.

Le Pôle de Recherches de la Section Clinique d’Aix-Marseille travaille cette année sur le thème : « L’Os de la Clinique ». Dans le cadre de son espace « Une heure et demi avec… Lire, écrire la psychanalyse », L’Envers de Paris est invité à une conversation par visioconférence le lundi 24 janvier à 20h45 (accueil à 20h30). Hervé Castanet nous convie — Stella Harrison, Dominique Corpelet et moi-même — à converser ensemble pour présenter le numéro 66 de la revue Horizon intitulée La Sublimation ? Sérieux ?!. Entrée libre mais inscription obligatoire pour recevoir le code zoom en envoyant un mail en cliquant ici>>

 

en cliquant ici->

Le 26 janvier 2022, à 20h00, aura lieu par webinaire, en espagnol, une conversation qui résulte d’une expérience de cartel et du transfert de travail entre deux communautés d’orientation lacanienne — L’Envers de Paris et la Bibliothèque d’Orientation lacanienne de Granada (École Lacanienne de Psychanalyse). Le thème du récent livre de Vilma Coccoz est en connexion avec celui des « Épars désassortis de la globalisation » mis au travail à L’Envers de Paris en 2020 et 2021. Les nouvelles formes du malaise dans la civilisation traversent les dimensions politique et traumatique de notre époque. Cet ouvrage met en avant la pertinence et l’importance de la fonction de la psychanalyse au XXIe siècle. Vous pouvez vous inscrire via ce lien>>

 

Voici des nouvelles de nos groupes de travail ainsi que le programme de nos activités, ouvertes dans la plupart des cas, pendant ce mois de janvier :

Ricardo Schabelman et Janis Gailis nous donnent des nouvelles du Vecteur Lectures Cliniques de l’Envers de Paris : « C’est parti. Notre première réunion a eu lieu avec un riche débat autour de deux exposés sur le texte d’Éric Laurent, “Principes directeurs de l’acte analytique” et un cas clinique. Quant à la lecture du texte proposé, chaque exposant a fait une lecture singulière partant de ses questions. Ils se sont interrogés sur la direction de la cure et l’incidence dans la pratique. Une discussion sur la praxis en somme. Ensuite nous avons discuté d’un sujet pour qui la place des entretiens dans sa vie était essentiel. Il s’agit d’un sujet reçu en institution qui apparaît d’abord comme « non arrimé » à l’Autre. Pourtant, au fil du temps, le sujet arrive à dire que parler au praticien est différent que de parler ailleurs. En effet, ce parler-là apparaît comme lui donnant un fil qui le lie à la vie contre sa pente à la déchettisation. Il n’est question d’aucune « technique » curative, mais, face au “désordre provoqué au joint le plus intime du sentiment de la vie ”, le clinicien répond, soutenant le sujet dans son dire avec des effets de vivification indéniables. »

En ce qui concerne le Vecteur « Le corps, pas sans la psychanalyse », dans le cadre du thème de la mise en tension du réel de l’objet a avec le vivant du corps, nous avons abordé le cas d’un metteur en scène et acteur de théâtre, pour qui « le jeu n’est plus un jeu, mais une vérité ». Dans son jeu, dans l’improvisation où ses membres et sa parole peuvent être regardés comme une anamorphose de son rapport avec une certaine histoire qui lui est propre, l’acteur met son inconscient « bel et bien réel » dans le prêt de son corps vivant, au-delà de sa marionnette (cf. Lacan Séminaire VI). Nous continuerons nos échanges lors de la prochaine réunion le 20 janvier 2022.

Lors de notre prochaine réunion, le Vecteur Psychanalyse et Littérature terminera l’étude du roman de Raymond Queneau Zazie dans le métro en interrogeant le texte de Marie-Christine Baillehache « Wit(z), Queneau ! », dans lequel elle déplie que la langue zazienne se crée à grand coup d’incongruités langagières jubilatoires et qui ne laisse pas le langage indemne. C’est en pariant sur le rire du Witz que R. Queneau, cet « esprit spécialement danseur »[1] comme le qualifiait Lacan, joue avec excès et audace de la matérialité de la langue et propose à son lecteur, en connivence avec lui, de partager « un plaisir propre, authentique, un plaisir de l’usage du signifiant »[2]. Prochaine réunion le mardi 25 janvier 2022 à 20h00 par Zoom. Contact par mail>>, ou par téléphone : 06.42.27.37.03.

Le Vecteur Psynéma rappelle l’événement de notre dernière journée « Épars désassortis » du 12 décembre 2021. Plusieurs textes consacrés à Klute, avec des accents et des touches aux tonalités diverses, paraîtront dans le prochain numéro spécial hors-série d’Horizon. Le désir ne prend pas fin pas avec l’année 2021 ! Le Vecteur Psynèma s’attèle déjà à sa prochaine projection-débat du Gouffre aux chimères, sublime film de Billy Wilder réalisé en 1953 que nous incluons dans le thème d’étude de l’AMP « La femme n’existe pas ». La projection-débat aura lieu le 12 février 2022 à 14h00 au Patronage Jules Valles, 72, avenue Felix Faure 75015 Paris. Nous recevrons Sarah Abitbol comme invitée. Lors de notre prochaine réunion, prévue le 16 Janvier 2022, nous poursuivrons l’étude des leçons des 12 et 19 mars du Séminaire XXI où Lacan déduit une autre modalité du lien social fondé sur le nœud.

Pour conclure cet édito de janvier 2022, je souhaite vous dire tout le plaisir, ainsi que le grand honneur, que j’ai connus en dirigeant cette grande association qu’est devenue L’Envers de Paris, et en y travaillant à vos côtés.

[1] Jacques Lacan, Les formations de l’inconscient, Paris, Ed. Seuil, 1998, p. 107.

[2] Jacques Lacan, Ibid., p. 91.

Marga Auré