Vecteur Psychanalyse et littérature
Pour cette nouvelle année 2026, le vecteur Psychanalyse et littérature poursuivra ses réunions de travail mensuelles, avec une même assiduité, un égal transfert de travail à l’enseignement de Lacan et de J.-A. Miller et un désir de transmission de la psychanalyse propre à chacun. La lecture singulière de chaque vecteurisant des ouvrages Souvenir de la marée basse, De sable et de neige et L’étreinte de l’eau de Chantal Thomas, s’orientera des Séminaires de Lacan D’un Autre à l’autre et L’Envers de la psychanalyse.
Durant les mois précédents, le vecteur a mis en lumière l’outil de la coupure dont C. Thomas fait usage pour nouer les deux registres hétérogènes du réel de jouissance – qui la concerne – et du symbolique de l’articulation signifiante.
Pour cette année 2026 et dès le lundi 19 janvier, le vecteur se donne pour axe de recherche la répétition. Chacun s’enseignera du procédé littéraire avec lequel Chantal Thomas considère et traite sa rencontre avec un réel qui ne cesse pas de ne pas s’écrire et interrompt le sens. Son roman Souvenir de la marée basse permettra de dégager comment son écriture lui permet un nouveau rapport à son objet perdu. Le chapitre IV du Séminaire XVI D’un Autre à l’autre de Lacan, portant sur le lien qu’entretient la chute de la jouissance avec la répétition, orientera ce premier temps de notre recherche.
Pour rejoindre notre réunion du Lundi 19 janvier à 20h par Zoom, contacter : litterature@enversdeparis.org.
Vecteur Lectures freudiennes
Nous arrivons aux derniers paragraphes de notre traduction de « Ein Kind wird geschlagen – Un enfant est battu », article que Freud rédige en 1919. La doctrine de la protestation virile ne semble aboutir à un plein succès que chez la fille. Elle ne semble pouvoir éclairer ni les névroses ni les perversions ni même les fantasmes passifs et plus tard masochistes. Freud conclut après avoir exploré les différents fantasmes selon la sexuation que « la doctrine de la protestation virile est absolument incompatible avec le fait du refoulement ».
Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel le lundi 5 janvier à 21h
Contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org
Vecteur corpsy
Éric Laurent nous a fait la gentillesse de nous faire parvenir un texte encore inédit intitulé « Retour sur la forclusion du S1 ». Nous l’avons lu et discuté. Il y est question des langues plus ou moins privées de certains sujets autistes qui ne supposent pas d’Autre, mais peuvent apparaître comme des jaculations du corps. Elles ne nous renseignent sans doute pas seulement sur l’autisme, mais aussi sur une dimension de la langue. « L’expérience du sujet autiste, qui s’entend lui-même est, dans ses premières nominations, à l’envers de l’expérience du Fort-Da. Celle-ci suppose un Autre que l’on peut perdre, qui manque. Il y a au contraire présence d’un lieu d’où quelque chose s’entend. Seul le sujet autiste, par son expérience de la forclusion du S1, en rend compte. »
Prochaine rencontre : 27 janvier 20h30, 76 rue des Saintes-Pères.
Participants au vecteur : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Marie Faucher-Desjardins, Jaison Karukuttiharan, Ana Dussert, Anne-Marie Rieu-Foucault, Marilena Moustaka, Baptiste Jacomino (coordinateur).
Vecteur Lectures cliniques
Ce cycle du vecteur Lectures cliniques est dédié à l’étude des trois passions de l’être dans la clinique. Lors de la réunion du vecteur en décembre, en présence d’Ève Miller-Rose, nous avons discuté le texte de Jacques-Alain Miller « La passion du névrosé » (La Cause du désir, n° 93, septembre 2016, p. 112-122), discussion portée par les commentaires d’Athina Georgaraki et de Vassilis Plageras.
Chez le névrosé, précise JAM dans ce texte, « une souffrance est une passion si le désir s’en mêle ». Le névrosé cherche en analyse à dire sa souffrance témoignante, de quoi ? De sa nécessité à justifier son existence. Il s’adresse à l’analyste et fait son cheminement pour trouver son statut symbolique chez l’Autre, au point où sa “différence absolue” est isolée, resserrée. Ce trajet n’a pas pour but de réconforter le sujet, d’aspirer à son bien-être. Il ne suit pas la commande de la “justice distributive” du bien-être communautaire. Toute avancée de la science, nous indique JAM dans ce texte oh si actuel, n’enlèvera rien de la demande du névrosé de justifier son existence. La psychanalyse est une éthique. Le sujet a la possibilité dans le travail analytique de déplier la logique de son cas, avec ses contradictions et ses inventions propres à lui. À partir de ces points, nous avons abordé le cas présenté par Aline Bemfica.
L’étude du thème de passions de l’être se poursuit à la prochaine réunion du VLC, le 31 janvier 2026, en présence de Francesca Biagi Chai. Ce sera d’un autre angle, axé sur le texte de G.G de Clérambault, « Les délires passionnels, Erotomanie – Revendication – Jalousie » (Ornicar ? no 32, 1985, p. 29-38). Leila Wolf et Stéphanie Maubrun vont le commenter et Isabelle Marty présentera un cas de sa pratique clinique.
Responsable : Noa Farchi
Groupe d’organisation : Andrea Castillo, Jorge Morao, Ceylin Ozcan, Karine Vincent, Jérémie Wiest.
Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com