Vecteur Psynéma

Responsables Karim Bordeau et Elisabetta Milan-Fournier

Notre prochaine rencontre ciné-débat au Patronage Laïque Jules Vallès aura lieu le 19 janvier 2019, à 14H.  Le Vecteur Psynéma se réunira le 10 novembre à 15H afin de préparer cette rencontre. C’est cette fois Hitchcock qui sera notre guide. Nous avons choisis en effet  comme sujet d’étude pour cette prochaine rencontre : L’ombre d’un doute, film sorti en 1943, qui sera projeté dans son intégralité et suivi d’un débat.

renseignements et inscriptions :  Karim Bordeau

Trois projections, dans la très belle et spacieuse salle du Le Patronage Laïque Jules Vallès à Paris sont d’ores et déjà programmées :

 

le 13 octobre 2018,

le 19 janvier 2019,

le 13 avril 2019.

 

Opération Hitchcock

par Karim Bordeau

La rencontre du 13 octobre  2018,  qui s’est  déroulée  au Patronage  Laïque  Jules Vallès,  autour du film A Serious Man des frères Coen, a été l’occasion d’échanges fructueux nouant la thématique des prochaines Journées de l’Ecole de la Cause freudienne  — intitulées  Gai, Gai, marions-nous ! La sexualité et le mariage dans l’expérience analytique  — et  celle proposée par le Patronage  – Le Réel et l’Utopie. Le film  montre en effet que l’utopie  qui se supporte d’une topologie où le « se faire deux », disons-le plutôt avec une accent lacanien :     « le sphère deux », est quelque peu mis à mal par ce que Freud a scandé du terme de répétition, en tant que la répétition est  celle de la  rencontre manquée d’un réel qui ne cesse pas d’insister.

La formule de Lacan : « nous savons maintenant que l’humour  est le transfuge  dans le comique de la fonction même du « surmoi »(1), trouve dans le film  en question un écho singulier. C’est une comédie plutôt réussie, qui fait mouche. Rappelons ici  que  Freud  avait déjà montré dans son texte Der Humor(2) les affinités  de l’humour  avec l’instance du surmoi dont  l’injonction de jouissance— Jouis ! —  est  dès le prologue du film  mise au premier plan. D’une drôle de façon…! D’où peut être l’effet d’angoisse que provoque à l’occasion  A Serious Man.  Ce qui n’enlève rien à la puissance articulatoire de celui-ci  et au « gain de plaisir » que l’oeuvre d’art induit comme tel. Ce que notre invitée, Valeria Sommer-Dupont, a montré d’une excellente façon au cours du débat qui a suivi la projection du film(3). Freud formulait qu’un tel plus-de-jouir, provoqué par un formalisme travaillé et une esthétique singulière, n’est pas sans rappeler  « une prime de séduction ou un plaisir préliminaire »(4). Bref Freud pointe -là dans  son texte une topologie, — quant à la façon dont l’artiste « récupère » en quelque sorte son plus-de-jouir —, dont Lacan a montré les affinités avec la Bouteille  de Klein et le plan projectif, dans son écrit  « Hommage fait à Marguerite Duras, du ravissement de Lol V. Stein »(5). Il s’agit en effet d’une topologie où l’objet comme surface, sans extériorité ni intériorité, subvertit nos intuitions naïves de l’espace et du temps, et dont la pulsion fait le tour. L’effet de division s’en déduit, pas sans tremblements.

Notre prochaine rencontre ciné-débat au Patronage Laïque Jules Vallès aura lieu le 19 janvier 2019, à 14H.  Le Vecteur Psynéma se réunira le 10 novembre de 15H à 18H  chez Laure  de Bortoli afin de préparer cette rencontre. C’est cette fois Hitchcock qui sera notre guide. Nous avons choisis en effet comme sujet d’étude : L’ombre d’un doute, film sorti en 1943, qui sera projeté dans son intégralité et suivi d’un débat.

Nous mettrons  à l’étude,  entre autres textes,  ceux de Lacan des Autres écrits  où « l’échec des utopies communautaires »(6) est noué à la folie et la liberté. Dans Fonction de la psychanalyse en criminologie(7), on trouvera à cet égard des formulations saisissantes, quant au noeud du crime, de la loi et du surmoi, sapant les utopies hédonistes, et dont un Platon déjà, dans son dialogue Gorgias(8), montrait la vanité et les effets ravageants. Cette problématique traverse de bout en bout l’oeuvre d’Hitchcock  dont la dimension politique est patente ( Cf. sa période  dite anglaise)  — cette oeuvre sensationnelle portant en effet  la trace d’un  subtile et  indéfectible  engagement.  Ce sera notre façon de réagir à l’actualité politique préoccupante.

Comme pour le précédent, le débat qui suivra le film sera préparé et animé par les membres de Psynéma :  Arzu  Samanci, Elisabetta Milan, Carole Herrmann, Leila Touati, Jessika Schlosser, Laure de Bortoli, Maria-Luisa Alkorta, Alexandra Escobar.

(1) Lacan J., Ecrits, Seuil, Paris, 1966, p. 769.
(2) Freud S., L’inquiétante étrangeté et autres essais, Gallimard, Collection Folio, p. 328 , in « L’humour ».
(3)  Cf.  le texte de l’intervention de  Valeria Sommer-Dupont.
(4) Ibid.,  p. 46, in « Le créateur littéraire et la fantaisie».
(5) Lacan J., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 194 -195.

(6) Ibid., pp. 361-374, in «Allocution sur les psychoses de l’enfant »,  « Note sur l’enfant».
(7) Lacan J., Ecrits, op.cit., p.125.
(8) Lacan y fait  expressément référence dans ce texte.

 

Travaux

Premier contact

Vecteur Psynéma
Prochaine rencontre le 14 janvier à 17H. […] Nous reviendrons sur cette très subtile articulation montrant que l’aliénation (celle que Lacan déduit logiquement) est commandée par le Discours du Maître, selon une topologie très précise. […] Elisabetta Milan & Karim Bordeau

Psynema décembre

La séance du mois de novembre 2016 du Vecteur Psynéma a été amplement consacrée aux réflexions autour de la soirée de préparation aux dernières journées de l’École de la Cause Freudienne sur le thème de l’objet regard. Cette soirée, qui a eu lieu le 18 octobre au cinéma Escurial, proposait un travail intéressant autour du film Night Call (2014), réalisé par Dan Gilroy. Le Vecteur Psynéma avait invité le psychiatre et psychanalyste Pierre Sidon et a été riche en échanges malgré le nombre de participants. […] Vecteur Psynema

l’inconscient pulsionnel

[…] un sujet arrive à construire, parfois à ses dépens, sa propre place dans le monde ou plus précisément dans ce que Lacan nomme poétiquement, quant à la métonymie comme déplacement de jouissance, « cette cohue de personnes déplacées » : « Car à la façon dont vont les choses, on ne le sait que trop, quand le langage s’en mêle, les pulsions doivent plutôt foisonner, et la question (si il y avait quelqu’un pour la poser) serait plutôt de savoir comment le sujet y trouvera une place quelconque. La réponse heureusement vient d’abord, dans le trou qu’il s’y fait » […] Karim Bordeau

Psynéma

La rentrée du Vecteur Psynéma, dans ce début du mois de septembre 2016, s’ordonne activement autour de deux points : l’organisation de soirées autour des Aliens dans le cinéma contemporain, visant à cerner la problématique du corps parlant d’une manière surprenante et inattendue, ainsi que la préparation d’une soirée sur le thème des prochaines Journées de l’École de la Cause Freudienne, l’objet regard.
Notre prochaine réunion aura lieu le 18 septembre à 14H.

Psynéma

Compte rendu de la séance du 25 Juin 2016 Le Vecteur Psynéma a « consacré » la séance du mois de juin 2016 au visionnage critique de quelques extraits des deux premiers films-épisodes de la saga Alien. Le terme « consacré » n’est pas excessif : cette saga a marqué à...

Psynéma

Rdv samedi 25 juin à 17 H. Nous parlerons de l’Alien de Ridley Scott, sorti en 1979. Un événement dans l’histoire du cinéma.

Notre séance du 14 mai a été consacrée à une lecture d’Under the Skin, film de Jonathan Glazer sorti en 2013. Nous avons resserré notre propos autour de l’avoir du corps et de la façon dont celui-ci est représenté comme Alien dans le cinéma. Ce que montrent en effet certains films centrés sur cette problématique c’est qu’un corps, en tant que consistance mentale, n’est pas donné d’emblée, qu’il y a une sorte d’antériorité logique où le corps se défait comme sac vide. Comment chacun fait-il alors avec son corps pour qu’il ne lui apparaisse pas trop comme alien ? (lire la suite) …

Psynéma

«Cela ne va pas de soi, pour le dire qu’un corps soit vivant. De sorte que ce qui atteste le mieux qu’il soit vivant, c’est précisément ce «mens» que j’ai introduit par la voie, le cheminement de la débilité mentale. Il n’est pas donné à tous les corps en tant qu’ils fonctionnent de suggérer la dimension de l’imbécillité. (…) Sans le langage pas le moindre soupçon ne pourrait nous venir de cette imbécillité qui est aussi ce par quoi le support qu’est le corps nous témoigne (…) d’être vivant.»

Psynéma

Pourquoi Lacan en vient-il à représenter le corps, sa consistance mentale, à l’aide du tore ? Prochaine rencontre
samedi 9 avril 2016, à 17h. Au 17 rue Baudoin, Paris 13e.

Psynéma

Prochain rdv, le 19 mars 2016, à 17H
Lecture du Séminaire L’identification où Lacan introduit pour la première fois dans son enseignement la topologie du tore comme consistance.

Psynéma :: Un certain traitement actuel du corps

Thématique 2016 : Le corps parlant, ses aspects insolites et significatifs à l’écran.
La prochaine réunion aura lieu le samedi 13 février à 18H, au 17 rue Baudoin, dans le 13ème arrondissement.

Au cinema et dans les séries : le mystère du corps parlant

Karim Bordeau Notre dernière réunion du 12 décembre 2015 a été consacrée d’une part à une première réflexion quant au prochain sujet d’étude de Psynéma, - et d’autre part à la soirée conclusive ( pour l’année 2015) des travaux du Vecteur[1] qui s’est tenue dans les...

Renseignements et inscriptions

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