Février à l’Envers

Janvier à l’Envers

Édito 01-01-2026

Chers et chères membres, amis et amies de L’Envers,

Meilleurs vœux pour cette année qui commence !

C’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous alors que je viens de prendre la direction de l’Envers de Paris pour les deux années à venir. Je tiens à remercier Laura Sokolowsky, présidente de l’École de la Cause freudienne et de l’Envers de Paris, de la confiance qu’elle m’a faite en me conférant cette tâche.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito novembre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Édito octobre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Février à l’Envers

Édito

À lire agendas à la main, vous découvrirez dans le présent numéro de la newsletter de l’Envers des événements qui arrivent ce mois-ci, d’autres qui se préparent – organisés par les vecteurs Psynéma, Clinique et addictions, Seminario Latino, Théâtre et psychanalyse. Nous avons aussi le plaisir de vous transmettre l’invitation à la présentation du nouveau film de Nurith Aviv, Prénoms, suivi d’une conversation avec Éric Laurent. Nurith a bien voulu associer l’Envers à cet événement.

Autour de la Vie des vecteurs vous découvrirez aussi ce qui se trame dans chacun des vecteurs, l’invitation restant ouverte pour ceux qui souhaitent y participer. Ce mois-ci, après un long travail, le vecteur Lectures freudiennes a achevé une nouvelle traduction, celle du texte « Un enfant est battu ». Nous attendons avec impatience de le trouver en librairie.

Bonne lecture,
Adriana Campos

Événements à venir

Le samedi 14 février
Vecteur Psynéma

La prochaine projection organisée par le vecteur Psynéma, suivie d’un débat, sera consacrée au film Blackmail (Chantage, 1929) d’Alfred Hitchcock avec Anny Ondra et John Longden, le samedi 14 février à 14h00 au Patronage Laïque Jules Vallès (72, av. Félix Faure, Paris 15ème).

Blackmail, premier film parlant britannique, est considéré comme la matrice des grands films à venir d’Hitchcock. S’y trouvent déjà, entre autres, les thèmes de la blonde victime, du secret et de la culpabilité (ici sous la forme inversée du « faux coupable »). De même y trouve-t-on déjà les fameuses courses-poursuites dans des lieux historiques et/ou spectaculaires, le tout assorti de l’habituel suspense et d’une bonne dose d’humour, typiquement hitchcockien.

Le film, tiré d’une pièce policière de Charles Bennett, où il est question de tentative de viol, de meurtre et de chantage, met en scène les angoisses d’une jeune femme au comportement frivole, confrontée à la question du désir et donc de la loi, incarnée par son fiancé, policier à Scotland Yard.

Hitchcock se place du côté de la femme, dans ce qu’elle a d’énigmatique mais aussi de moderne pour l’époque : la femme qui ne renonce pas à son désir au nom des conventions sociales et morales, sans en mesurer au départ les conséquences. D’où ce sentiment de culpabilité de plus en plus envahissant qui traverse Blackmail et auquel renvoient les figures surmoïques du film.

D’abord à travers le tableau qui représente un bouffon à la fois ricanant et féroce, soit l’« objet regard », symbolisant un des versants du surmoi qui, tel que l’a décrit Jacques-Alain Miller « s’inscrit dans une tradition qui ridiculise immanquablement la représentation de l’autorité[1]», en même temps qu’il pointe du doigt celui qui transgresse la loi. Aussi, le passage au sonore à travers l’« objet voix », à un moment du film, confère au surmoi, par le forçage qu’il produit, une dimension de « réel » encore plus terrifiante.

Si Blackmail préfigure ainsi les œuvres maîtresses d’Hitchcock, ne représente-t-il pas également le véritable point de départ de la rencontre du cinéaste avec la psychanalyse et plus particulièrement Lacan ?

Programmation 2025-2026, en partenariat avec le Patronage Laïque sur le site : https://www.patronagelaique.eu

Entrée libre sur réservation sur le site dans la rubrique « Évènements » et « Ciné-débats ».

Responsables : Marie Majour et Leila Touati.
Nous contacter à : vecteur.psynema@gmail.com


[1] Miller J.-A., « Clinique du surmoi », Mental, n°50, novembre 2024, p. 21.

Le mercredi 18 mars, 
Seminario Latino

En ce mois de février, le Seminario Latino prépare sa soirée de mars à la Maison de l’Amérique latine.

À cette occasion, nous accueillerons Guy Briole pour converser autour de son ouvrage Monologue partagé avec la folie, avec la participation de notre collègue Olivia Bellanco, et d’Éric Laurent en tant qu’extime.

Responsables : Flavia Hofstetter et Pablo Llanque Nieto.
Contact : seminario-latino-de-paris@enversdeparis.org

Les amis de l’Envers

Le mardi 24 mars
Présentation du dernier film de Nurith Aviv : Prénoms.

Affiche de la présentation du film de Nurith Aviv

Le mardi 24 mars aura lieu la présentation du dernier film de Nurith Aviv, suivi d’un débat avec Éric Laurent au cinéma Les trois Luxembourg.

Nous remercions vivement Nurith Aviv d’avoir bien voulu associer l’Envers à ce bel événement.

Vie des vecteurs

Mercredi 11 février
Vecteur Conversations « Clinique et addiction »

Le vecteur Conversations « Clinique et Addiction » se réunira le 11 février prochain pour travailler autour d’un cas très déployé proposé par Éric Colas. Nous aurons donc un riche matériel clinique pour discuter, en présentiel et par Zoom, selon nos modalités habituelles.

Responsables : Mathilde Braun et Coralie Haslé.
Renseignements et inscription sur addicta.org.

Mercredi 1er avril
Vecteur Théâtre et psychanalyse

Le vecteur Théâtre et psychanalyse se réunira pour préparer la prochaine rencontre autour de la pièce Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène de Rose Noël au Théâtre 14, qui aura lieu le 1er avril.

Roberto Zucco nous permettra d’interroger la figure du tueur en série et de la monstruosité supposée au criminel. Il sera aussi question de la logique de l’acte et de l’énigme du passage à l’acte. Le texte magnifique de Koltès, à la fois poétique et cru, nous introduit à l’énonciation singulière de ce personnage errant qui ne s’arrime à rien et se précipite inéluctablement vers sa chute. France Jaigu a accepté d’être notre invitée pour ce débat qui s’annonce passionnant.

Responsable : Olivia Bellanco et Eva Carrère Naranjo
Contact : theatre@enversdeparis.org

Vecteur Corpsy

À partir de la présentation d’un cas, Marine Bottin a abordé la question de l’agrafe dans la psychose ordinaire en cherchant à pointer à la fois ce qui agrafe le corps au sujet, la solidité de cette agrafe et la réponse qu’elle peut représenter, du moins dans le cas présenté, à un certain « désordre provoqué au joint le plus intime du sentiment de la vie chez le sujet[1]».  Cette rencontre s’inscrit dans le cadre plus large d’un cycle de travail en cours au sein du vecteur autour de ce qui suture, noue et agrafe.

Membres : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Marie Faucher-Desjardins, Jaison Karukuttiharan, Ana Dussert, Anne-Marie Rieu-Foucault, Marilena Moustaka.

Responsable : Baptiste Jacomino.
Contact :baptistejacomino@gmail.com

Vecteur Littérature et psychanalyse

« La répétition, c’est là que Freud découvre l’au-delà du principe du plaisir[2]». Cet au-delà du principe de plaisir est la production d’une tension qui est « le principe même de tout ce qui a le nom de jouissance[3]». Que la répétition ait pour fondement la jouissance d’un objet (a) dont la place se situe entre les lignes de ce qui se dit et s’écrit implique que la fonction essentielle du langage ne soit pas dans ses significations mais dans la visée d’une retrouvaille avec cette jouissance de l’objet (a). C’est par la répétition d’une marque signifiante que l’accès à cet objet dont la jouissance est perdue, peut se faire. C’est précisément cette marque signifiante d’un trait unaire qui se répète que notre vecteur cherchera à dégager dans l’écriture de Chantal Thomas. Les chapitres du 22 janvier, du 5 février et du 12 février 1969 du Séminaire de J. Lacan D’un Autre à l’autre[4] nous orienteront et les nouvelles – « La valise-berceau », « Jeune homme dans sa course arrêtée », « Une championne en herbe », « Ramper, les enfants venus d’ailleurs » – tirées du recueil de nouvelles de Chantal Thomas Souvenirs de la marée basse[5], nous fraieront la voie.

Le vecteur Littérature et psychanalyse reste ouvert à toute personne qui a le désir de se joindre à notre recherche rigoureusement orientée et à nos avancées pas à pas.

Notre prochaine réunion Zoom aura lieu le lundi 23 février à 20h.

Responsable : Marie-Christine Baillehache.
Contact : litterature@enversdeparis.org

Vecteur Lectures cliniques

En janvier, le vecteur Lectures cliniques a été consacré à la préparation de notre prochaine réunion. Avec notre invitée, Francesca Biagi-Chai, nous étudierons le texte de G. G. de Clérambault « Les délires passionnels[6] ».

Lors de notre réunion de préparation avec le groupe d’organisation du vecteur, Leila Wolf et Stéphanie Maubrun ont présenté leurs textes et Isabelle Marty, son cas qui a permis une discussion en soutien de leur travail d’écriture. La prochaine réunion du vecteur aura lieu le 31 janvier 2026.

Commission d’organisation : Andrea Castillo, Noa Farchi, Jorge Mourao, Ceylin Ozcan, Karine Vincent et Jérémie Wiest.
Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com

Vecteur Lectures freudiennes

Ce lundi 5 janvier nous avons fini de traduire l’article que Freud écrit en 1919 : « Ein Kind wird geschlagen – Un enfant est battu », c’est un moment fort car nous travaillons à cette traduction depuis plusieurs années. Il s’agit désormais d’entreprendre le long travail de relecture de l’ensemble de l’article, faire des choix impliquant toujours cette perte propre à la traduction. Nous envisagerons ensuite la publication de ce texte parmi d’autres déjà traduits.

Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel le mercredi 4 février à 21h,

Responsable : Susanne Hommel.
Contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org


[1] Lacan J., « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Écrits, Paris, Seuil, coll. Champ Freudien, 1966, p. 558.
[2] Lacan J., Je parle aux murs, Paris, Seuil, 2011, p. 27.
[3] Ibid., p. 29.
[4] Lacan J., Le Séminaire, livre XVI, D’un Autre à l’autre, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006.
[5] Thomas C., Souvenirs de la marée basse, Paris, Seuil, 2017.
[6] Clérambault G. G. de., « Les délires passionnels », Ornicar ?, n° 32, 1985. p. 29-38.

Horizon N° 69/ Les illusions de la gentillesse

Horizon N° 69/ Les illusions de la gentillesse

ÉDITORIAL

Mirages de bonheur Cinzia Crosali

Introduction

Les illusions de la gentillesse Agnès Vigué-Camus

L’AMOUR DU PROCHAIN

L’amour de Dieu et du prochain Antonio Di Ciaccia

Rebonds

Au-delà du principe de l’universel Grigory Arkhipov

« Aime ton prochain comme toi-même » Sylvie Cassin-Agullo  

La charité ? Paula Galhardo Cépil

Illusions de l’amour – Sainte Thérèse de Lisieux Isadora Escossia

Quelques notes sur l’amour et la psychanalyse Antonio Di Ciaccia

TRAJET D’UN SIGNIFIANT

Aux racines de la gentillesse Melina Cothros

« Une bonne ou une mauvaise manière » Nathalie Georges-Lambrichs

Soft Skills Pierre Sidon

Des bonnes intentions dans la cancel culture Camilo Ramirez

DÉCLINAISONS CONTEMPORAINES

De la bienveillance du BDSM Stella Harrison

Tradwives – Le retour des épouses dévouées Mariel Martins Lecouturier

Du coming out à la pair-aidance, un pas Grigory Arkhipov

Impasses du secours au prochain Danièle Olive

SYMPTÔMES ET SUBLIMATIONS

Névrose obsessionnelle et oblativité Emmanuelle Chaminand Edelstein  envoyé

La gentillesse comme symptôme Baptiste Jacomino 

Vecteur théâtre,

Le châtiment d’un dévouement sans limite Eva Carrere Naranjo

 Vecteur psynéma,

L’envers de la gentillesse et ses vertiges Karim Bordeau

Kinds of Kindness de Yórgos Lánthimos Leïla Touati

La vie n’est pas si tendre Sophie Lac

RÉSONANCES ÉTHIQUES

Aux sources du care : Winnicott Nicolás Landriscini

Une réponse éthique Bénédicte Jullien

Un bien pour un mal … Vanessa Sudreau

HORIZON n° 70

« Les illusions de la gentillese »

Alors que la méchanceté de l’Autre affleure dans les discours et devient un sujet d’angoisse, – on s’arrache Lheure des prédateurs de Giulino Da Empoli dans les librairies – il peut sembler incongru de s’intéresser aux « illusions de la gentillesse ». Pourtant ce titre dit bien l’époque : une gentillesse en trompe-l’œil, tramée d’empathie, de bienveillance, dont nous sommes accablés. Ne voilà-t-il pas que le consentement des amateurs de pratiques SM doit maintenant être scruté avant et pendant, et que l’accès à des pommades, onguents et autres couvertures doit leur être ménagé ? [1] Toutefois, derrière ces voiles, on distingue quelque chose de plus sombre. L’instant de voir n’est plus qu’un clin d’œil, qui suffit à dissiper l’illusion d’optique. La gentillesse pourrait bien  prendre une valeur contraphobique face à l’inquiétude qui s’empare des foules et s’immisce au plus profond des corps. Les appels à venir en aide à son prochain, en effet, n’ont jamais été aussi pressants. L’on constate d’ailleurs que cette exigence se propage dans le domaine social via un certain nombre de pratiques. L’empathie, tant prônée aujourd’hui, suppose une attention, une présence au prochain perçu comme un autre moi-même. Freud rejetait l’idée d’amour du prochain.

Le discours analytique permet-il une certaine clairvoyance à l’égard e quelques des illusions notre époque ? Ce nouveau numéro d’Horizon propose au lecteur de s’aventurer dans le vif d’une recherche.

[1] Cf. l’article de Stella Harrison dans ce numéro.

Janvier à l’Envers

Janvier à l’Envers

Édito 01-01-2026

Chers et chères membres, amis et amies de L’Envers,

Meilleurs vœux pour cette année qui commence !

C’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous alors que je viens de prendre la direction de l’Envers de Paris pour les deux années à venir. Je tiens à remercier Laura Sokolowsky, présidente de l’École de la Cause freudienne et de l’Envers de Paris, de la confiance qu’elle m’a faite en me conférant cette tâche.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito novembre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Édito octobre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Janvier à l’Envers

Édito

Chers et chères membres, amis et amies de L’Envers,

Meilleurs vœux pour cette année qui commence !

C’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous alors que je viens de prendre la direction de l’Envers de Paris pour les deux années à venir. Je tiens à remercier Laura Sokolowsky, présidente de l’École de la Cause freudienne et de l’Envers de Paris, de la confiance qu’elle m’a faite en me conférant cette tâche.

Il me revient de prendre cette responsabilité dans un temps difficile pour la psychanalyse où, au sein des pouvoirs publics, certains contestent sa place parmi les traitements considérés légitimes en matière de santé mentale. Créé afin de « favoriser, à Paris, le développement et l’étude de la psychanalyse en relation avec diverses activités culturelles, scientifiques et sociales, ayant cours dans la cité », l’Envers est, depuis sa spécificité, à même de participer au débat sociétal et même, pourrions-nous dire, civilisationnel qui se déroule. Nous tâcherons d’être à la hauteur de ce rendez-vous, orientés par l’action lacanienne de l’ECF.

Je tiens à féliciter Cinzia Crosali et son bureau du travail accompli, qui s’est achevé avec une remarquable journée organisée de manière conjointe par l’Envers et l’ACF-Ile de France, sous le titre « Fantasmes contemporains du corps ».

En ce qui concerne le bureau et les équipes qui m’accompagneront, Nayahra Reis a été retenue par le Conseil statutaire pour assumer le rôle de trésorière. La constitution de l’ensemble du bureau sera soumise au vote lors de l’Assemblée Générale.

L’Envers se rend présent dans la cité notamment à travers ses vecteurs, qui ont chacun un champ d’intérêt, un fonctionnement et un style particuliers. Comme à l’accoutumée, vous trouverez ci-dessous les annonces des événements et des activités de ceux-ci.

Je vous dis alors, à très vite,
Adriana Campos

Événements à venir

Le 14 janvier, 
Vecteur Conversations « Clinique et addictions »

Le vecteur Conversations « Clinique et addictions » se réunira pour la troisième fois de l’année le 14 janvier, autour de deux interventions. Tomás Verger, qui sera présent par Zoom en direct d’Argentine, nous proposera une vignette clinique interrogeant la place du toxique et la fonction d’un foyer d’accueil et d’une hospitalisation chez un patient trans (en lien avec le prochain thème de l’AMP). Pierre Sidon, quant à lui, nous présentera un texte théorique dont voici l’argument : Lorsque la pratique de la drogue sert à faire taire les questions sur le sexe, c’est à une modalité contemporaine de la naturalisation, voire de la végétalisation, à l’œuvre dans la civilisation, à laquelle nous assistons. À partir de l’article de Jacques-Alain Miller paru dans les Annales de la société Jean-Jacques Rousseau en 2023 et quelques exemples contemporains, nous retraçons la prolifération invasive de ce phénomène et en tirons des conclusions sur la paralysie de l’acte désormais prescrite à l’homme.

Renseignements et inscriptions sur addicta.org/conversations
Responsables : Mathilde Braun et Coralie Haslé

Le samedi 14 février,
Vecteur PSYNÉMA

La prochaine projection organisée par le vecteur Psynéma, suivie d’un débat, sera consacrée au film BLACKMAIL d’Alfred HITCHCOCK.

Projection prévue le samedi 14 février à 14h00 au Patronage Laïque Jules Vallès (72, Av. Felix Faure – Paris 15ème).

Blackmail (Chantage, 1929), film d’Alfred Hitchcock avec Anny Ondra et John Longden.

Argument

Blackmail, premier film parlant britannique, est considéré comme la matrice des grands films à venir d’Hitchcock. S’y trouvent déjà, entre autres, les thèmes de la blonde victime, du secret et de la culpabilité (ici sous la forme inversée du « faux coupable »). De même y trouve-t-on déjà les fameuses courses-poursuites dans des lieux historiques et/ou spectaculaires, le tout assorti de l’habituel suspense et d’une bonne dose d’humour, typiquement hitchcockien.

Le film, tiré d’une pièce policière de Charles Bennett, où il est question de tentative de viol, de meurtre et de chantage, met en scène les angoisses d’une jeune femme au comportement frivole, confrontée à la question du désir et donc de la loi, incarnée par son fiancé, policier à Scotland Yard. Hitchcock se place du côté de la femme, dans ce qu’elle a d’énigmatique mais aussi de moderne pour l’époque, la femme qui ne renonce pas à son désir au nom des conventions sociales et morales, mais sans en mesurer au départ les conséquences. D’où ce sentiment de culpabilité de plus en plus envahissant qui traverse Blackmail et auquel renvoient les figures surmoïques du film. D’abord à travers le tableau qui représente un bouffon à la fois ricanant et féroce, soit l’ « objet regard », symbolisant un des versants du surmoi qui, tel que l’a décrit Jacques-Alain Miller, « s’inscrit dans une tradition qui ridiculise immanquablement la représentation de l’autorité »(1), en même temps qu’il pointe du doigt celui qui transgresse la loi ; mais aussi, par le biais du passage au sonore, à travers l’« objet voix » qui à un moment donné du film confère au surmoi, par le forçage qu’il produit, une dimension de « réel » encore plus terrifiante.

Si Blackmail préfigure ainsi les œuvres maîtresses d’Hitchcock, ne représente-t-il pas également le véritable point de départ de la rencontre du cinéaste avec la psychanalyse et plus particulièrement Lacan ?

 


(1) Miller J.-A., « Clinique du surmoi », Mental, n° 50, novembre 2024, p. 21.

Programmation 2025-2026, en partenariat avec le Patronage Laïque sur le site :
https://www.patronagelaique.eu

Entrée libre sur réservation sur le site dans la rubrique Évènements et « ciné-débats »

Responsables : Marie Majour et Leila Touati.
Contact : vecteur.psynema@gmail.com

Le mercredi 18 mars,
Seminario Latino

En ce mois de janvier, le Seminario Latino prépare la soirée de clôture de son cycle d’étude, « Signifiants dans l’air du temps », prévue pour le mercredi 18 mars à la Maison de l’Amérique Latine. Il s’agira d’une conversation autour de l’ouvrage de Guy Briole, Monologue partagé avec la folie, en présence de l’auteur et d’Éric Laurent comme extime.

Plus d’informations à venir.
Responsables : Flavia Hofstetter et Nayahra Reis
Contact : seminario-latino-de-paris@enversdeparis.org
Vous pouvez consulter l’argument du cycle d’étude 2024-2025 du Seminario Latino de Paris sur :
enversdeparis.org/seminario-latino-de-paris

Vie des vecteurs

Vecteur Psychanalyse et littérature

Pour cette nouvelle année 2026, le vecteur Psychanalyse et littérature poursuivra ses réunions de travail mensuelles, avec une même assiduité, un égal transfert de travail à l’enseignement de Lacan et de J.-A. Miller et un désir de transmission de la psychanalyse propre à chacun. La lecture singulière de chaque vecteurisant des ouvrages Souvenir de la marée basse, De sable et de neige et L’étreinte de l’eau de Chantal Thomas, s’orientera des Séminaires de Lacan D’un Autre à l’autre et L’Envers de la psychanalyse.

Durant les mois précédents, le vecteur a mis en lumière l’outil de la coupure dont C. Thomas fait usage pour nouer les deux registres hétérogènes du réel de jouissance – qui la concerne – et du symbolique de l’articulation signifiante.

Pour cette année 2026 et dès le lundi 19 janvier, le vecteur se donne pour axe de recherche la répétition. Chacun s’enseignera du procédé littéraire avec lequel Chantal Thomas considère et traite sa rencontre avec un réel qui ne cesse pas de ne pas s’écrire et interrompt le sens. Son roman Souvenir de la marée basse permettra de dégager comment son écriture lui permet un nouveau rapport à son objet perdu. Le chapitre IV du Séminaire XVI D’un Autre à l’autre de Lacan, portant sur le lien qu’entretient la chute de la jouissance avec la répétition, orientera ce premier temps de notre recherche.

Pour rejoindre notre réunion du Lundi 19 janvier à 20h par Zoom, contacter : litterature@enversdeparis.org.

Vecteur Lectures freudiennes

Nous arrivons aux derniers paragraphes de notre traduction de « Ein Kind wird geschlagen – Un enfant est battu », article que Freud rédige en 1919. La doctrine de la protestation virile ne semble aboutir à un plein succès que chez la fille. Elle ne semble pouvoir éclairer ni les névroses ni les perversions ni même les fantasmes passifs et plus tard masochistes. Freud conclut après avoir exploré les différents fantasmes selon la sexuation que « la doctrine de la protestation virile est absolument incompatible avec le fait du refoulement ».

Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel le lundi 5 janvier à 21h

Contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org

Vecteur corpsy

Éric Laurent nous a fait la gentillesse de nous faire parvenir un texte encore inédit intitulé « Retour sur la forclusion du S1 ». Nous l’avons lu et discuté. Il y est question des langues plus ou moins privées de certains sujets autistes qui ne supposent pas d’Autre, mais peuvent apparaître comme des jaculations du corps. Elles ne nous renseignent sans doute pas seulement sur l’autisme, mais aussi sur une dimension de la langue. « L’expérience du sujet autiste, qui s’entend lui-même est, dans ses premières nominations, à l’envers de l’expérience du Fort-Da. Celle-ci suppose un Autre que l’on peut perdre, qui manque. Il y a au contraire présence d’un lieu d’où quelque chose s’entend. Seul le sujet autiste, par son expérience de la forclusion du S1, en rend compte. »

Prochaine rencontre : 27 janvier 20h30, 76 rue des Saintes-Pères.

Participants au vecteur : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Marie Faucher-Desjardins, Jaison Karukuttiharan, Ana Dussert, Anne-Marie Rieu-Foucault, Marilena Moustaka, Baptiste Jacomino (coordinateur).

Vecteur Lectures cliniques

Ce cycle du vecteur Lectures cliniques est dédié à l’étude des trois passions de l’être dans la clinique. Lors de la réunion du vecteur en décembre, en présence d’Ève Miller-Rose, nous avons discuté le texte de Jacques-Alain Miller « La passion du névrosé » (La Cause du désir, n° 93, septembre 2016, p. 112-122), discussion portée par les commentaires d’Athina Georgaraki et de Vassilis Plageras.

Chez le névrosé, précise JAM dans ce texte, « une souffrance est une passion si le désir s’en mêle ». Le névrosé cherche en analyse à dire sa souffrance témoignante, de quoi ? De sa nécessité à justifier son existence. Il s’adresse à l’analyste et fait son cheminement pour trouver son statut symbolique chez l’Autre, au point où sa “différence absolue” est isolée, resserrée. Ce trajet n’a pas pour but de réconforter le sujet, d’aspirer à son bien-être. Il ne suit pas la commande de la “justice distributive” du bien-être communautaire. Toute avancée de la science, nous indique JAM dans ce texte oh si actuel, n’enlèvera rien de la demande du névrosé de justifier son existence. La psychanalyse est une éthique. Le sujet a la possibilité dans le travail analytique de déplier la logique de son cas, avec ses contradictions et ses inventions propres à lui. À partir de ces points, nous avons abordé le cas présenté par Aline Bemfica.

L’étude du thème de passions de l’être se poursuit à la prochaine réunion du VLC, le 31 janvier 2026, en présence de Francesca Biagi Chai. Ce sera d’un autre angle, axé sur le texte de G.G de Clérambault, « Les délires passionnels, Erotomanie – Revendication – Jalousie » (Ornicar ? no 32, 1985, p. 29-38). Leila Wolf et Stéphanie Maubrun vont le commenter et Isabelle Marty présentera un cas de sa pratique clinique.

Responsable : Noa Farchi
Groupe d’organisation : Andrea Castillo, Jorge Morao, Ceylin Ozcan, Karine Vincent, Jérémie Wiest.
Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com

Édito décembre 2025

Janvier à l’Envers

Édito 01-01-2026

Chers et chères membres, amis et amies de L’Envers,

Meilleurs vœux pour cette année qui commence !

C’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous alors que je viens de prendre la direction de l’Envers de Paris pour les deux années à venir. Je tiens à remercier Laura Sokolowsky, présidente de l’École de la Cause freudienne et de l’Envers de Paris, de la confiance qu’elle m’a faite en me conférant cette tâche.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito décembre 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP
Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps.

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Édito novembre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Édito octobre 2025

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe d’initiatives vivantes et porteuses, à L’Envers de Paris, ainsi qu’avec une intensification de la préparation des Journées 55 de l’École de la Cause freudienne qui se dérouleront les 15 et 16 novembre prochains, au Palais des Congrès de Paris, sous le titre : Le comique dans la clinique.

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Édito décembre 2025

Édito février 2025

Cinzia Crosali,
directrice de l’EdP

Chers membres et ami(e)s de L’Envers de Paris,
Le moment est enfin arrivé ! Dans quelques jours se tiendra le grand évènement organisé par notre association en collaboration avec nos amis de l’ACF-ÎdF, intitulé : Fantasmes contemporains du corps. Vous trouverez ci-dessous l’affiche, l’argument ainsi que le programme de cette journée exceptionnelle, dédiée à l’exploration des fantasmes du corps à l’ère de l’intelligence artificielle, des transitions de genre, des mirages du transhumanisme, ainsi que des avancées remarquables de la science et de la technique.  
Vous êtes déjà nombreux à avoir confirmé votre présence.  Il vous reste encore quelques jours pour vous inscrire et nous rejoindre, le samedi 6 décembre, au 35 bis rue de Sèvres, 75006 Paris.

Édito octobre 2025

La parole maintenant à la déléguée des Cartels pour L’Envers de Paris, Stéphanie Lavigne, et aux responsables des vecteurs :

Cartels

Édito octobre 2025

Notre dernière soirée de rentrée des cartels, organisée sous le titre, « Comique dans la clinique, lecture en cartel », a permis la formation de huit nouveaux cartels. Cet événement annuel est l’occasion d’échanges à la fois sérieux et joyeux autour d’un franchissement du « je ne veux rien savoir », vers un désir qui produit des bouts de savoir, élaborés en cartel.

Je vous propose de découvrir le texte de Nayahra Reis, qui nous fait part des moments forts de cette belle soirée : Cliquez ici

 

Contact : Stéphanie Lavigne enversdeparis-cartels@causefreudienne.org

Vecteur Lectures freudiennes

Édito octobre 2025

Dans les dernières pages de son article « Ein Kind wird geschlagen – un enfant est battu », Freud fait trois assertions :

1/ S’il n’y a qu’une seule libido, les mouvements pulsionnels ne sont pas pour autant sexués, la première théorie de la bisexualité psychique issue du travail avec Wilhem Fliess réapparaît ici.
2/ La théorie de la protestation virile d’Adler se démontrerait plutôt dans ce fantasme d’être battu.
3/ C’est chez la fille qu’elle trouve pleinement son effectuation.

Citons Freud dans notre traduction :

« Au fond nous voyons seulement ceci que, chez les individus masculins et féminins se produisent des mouvements pulsionnels aussi bien masculins que féminins et que ceux-ci peuvent pareillement par refoulement devenir inconscients. La théorie de la protestation virile semble s’affirmer bien mieux face à l’épreuve des fantasmes d’être battu. Chez le garçonnet comme chez la petite fille le fantasme d’être battu correspond à une position féminine, donc à une installation sur la ligne féminine, et les deux sexes s’empressent de se détacher de cette position par le refoulement du fantasme. Toutefois la protestation virile ne semble aboutir à un plein succès que chez la fille, ici se construit un exemple vraiment idéal de l’effectuation de la protestation virile. »

Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel, le mercredi 3 décembre à 21h. Contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org

Seminario Latino

Édito février 2025

En décembre, le Seminario Latino de L’Envers de Paris poursuit son cycle d’études, « Signifiants dans l’air du temps » et prépare sa dernière soirée de l’année. Celle-ci aura lieu le mercredi 3 décembre en présence d’Adriana Campos comme invitée et sera consacrée au thème de la liberté et de l’autonomie.

La quête d’autonomie en tant qu’idéal ne date pas d’hier. Le concept est connu depuis la Grèce antique, inaugurant l’idée d’autonomie politique de la Cité. L’autonomie s’orientera par la suite vers l’individu, notamment à partir de Kant et du siècle des Lumières, rendant chacun responsable de se gouverner lui-même.
Cette idée, d’abord pensée comme une émancipation, s’est transformée en norme sociale. Aujourd’hui, l’État, représenté par l’Éducation Nationale, les établissements de santé ou encore par les services d’accompagnement socio-professionnel, pousse les individus à devenir « autonomes » : chacun doit être capable d’assumer seul ce qui relevait autrefois des autorités ou de la collectivité.
L’impératif contemporain d’autonomie reconfigure notre rapport à l’Autre : la solitude se mue en isolement et les mouvements d’émancipation des années soixante à soixante-dix se réduisent à des revendications individuelles ou communautaires. Une confusion entre liberté et autonomie nous amène à nous poser la question de notre lien à l’Autre.
Sommes-nous passés de l’aspiration à l’injonction de l’autonomie ?
Comment penser cette injonction à l’autonomie au regard de la psychanalyse ? L’autonomie telle qu’elle est valorisée aujourd’hui favorise-t-elle un renforcement du surmoi contemporain ? Comment cet impératif d’autonomie fait-il symptôme dans notre clinique ?

 

Responsables : Flavia Hofstetter et Nayahra Reis
Contact : seminario-latino-de-paris@enversdeparis.org

 

Vecteur Lectures cliniques

Édito février 2025

La prochaine réunion du vecteur lectures cliniques, en présence de Ève Miller-Rose, porte sur le texte de Jacques-Alain Miller « La passion du névrosé 1 ». Lors de la réunion du vecteur en novembre, avec Camilo Ramirez, nous avons lu et discuté des extraits du Séminaire I de Jacques Lacan. Dans ses leçons XXI et XXII, Lacan évoque les trois passions de l’être – l’amour, la haine et l’ignorance comme une triade constituant trois modalités du transfert. L’accent qu’il y donne à la passion de l’ignorance pour « la réalisation de l’être », son rapport à la fonction de la parole, et de ce fait, comme déterminant pour l’entrée en analyse est inattendu. Nous nous sommes penchés sur ces éléments, les travaux de Mara Volpi, d’Isabelle Servant et le cas de Margot Della Corte, qui ont donné des appuis essentiels pour avoir une saisie sur ce qu’est « la passion de l’ignorance ».
Nous allons poursuivre cette étude, le 13 décembre 2025, avec les commentaires d’Athina Georgaraki et de Vassilis Plageras sur « La passion du névrosé » de J.-A. Miller et autour d’un cas clinique que présente Aline Bemfica.


1. J.-A. Miller, La Cause du désir, n° 93, septembre 2016, p. 112-122.

Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com

Responsable : Noa Farchi
La commission d’organisation : Andrea Castillo, Jorge Mourao, Ceylin Ozcan, Karine Vincent et Jérémie Wiest.

Vecteur Psychanalyse et littérature

Édito février 2025

Pour Chantal Thomas, « Le bord de l’eau – cette marge de contact où sable et eau s’entremêlent – est indissociable de [son] sentiment de l’existence ». Cette présence toujours là et continuellement changeante du littoral près duquel elle a passé son enfance et qui suffisait à sa jouissance de corps sans qu’elle rêve d’un ailleurs, est ce qui ne cesse pas de lui donner le gout d’écrire et de recommencer autrement. Et si pour elle, « on nage comme on écrit » c’est qu’elle trouve dans ces deux activités « un bonheur du corps » et « une incroyable puissance poétique du langage». A partir du plaisir solitaire et exclusif pour la nage de sa mère et du gout pour les marches silencieuses de son père taciturne qui la constituent, Chantal Thomas assure son écriture en passant du pôle du silence au pôle de l’instant.
C’est ce que notre vecteur éclairera et démontrera par ses lectures partagées de Souvenirs de la marée basse 2 et de De sable et de neige 3.

Le vecteur Psychanalyse et Littérature se réunira, le lundi 22 décembre à 20 h, par Zoom.

1. Thomas C., L’étreinte de l’eau, Paris, éd. Artaud, 2023, p. 9-57.
2. Thomas C., Souvenirs de la marée basse, Paris, Seuil, 2017.
3.Thomas C., De sable et de neige, Paris, éd. Mercure de France, 2021.

Le vecteur Psychanalyse et Littérature reste ouvert.
Contact : M.-C. Baillehache : 0642233703, litterature@enversdeparis.org

Vecteur Le corps, pas sans la psychanalyse

Édito octobre 2025

Lors de notre réunion de novembre nous avons reçu Luc Schuhmacher (https://lucschuhmacher.com/), artiste qui nous a présenté certains de ses travaux. En écho au thème de la suture qui nous occupe cette année, nous avons notamment été attentifs à trois pièces. La première était constituée d’un « livre-monstre » intitulé Histoire sans anesthésie qu’on ne peut pas ouvrir parce que les pages en ont été cousues. D’autres pièces relèvent de ce que Luc Schuhmacher appelle des « couchés sur le papier ». Ce sont des écrits illisibles notés dans le noir qui s’apparentent à des lignes étroitement liées entre elles. La troisième pièce est sonore : elle est enregistrée en « tourné-monté » de sorte que l’ensemble est à la fois décousu et cousu. En nous parlant, il arrive que Luc Schuhmacher dise : « il faut que je retrouve le lien » : de ça et du reste nous pourrons rediscuter lors d’une nouvelle rencontre à son atelier dans quelques mois.

Prochaine rencontre : 2 décembre à 20h30 au 76 rue des Saints-Pères. La rencontre portera sur un texte d’Éric Laurent sur la suture.
 
Membres du vecteur : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Marie Faucher-Desjardins, Jaison Karukuttiharan, Ana Dussert, Anne-Marie Rieu-Foucault,Marilena Moustaka, Baptiste Jacomino (coordinateur).
 
Responsable : Baptiste Jacomino
Contact : corpsy@enversdeparis.org 

Vecteur Psynéma

Édito février 2025

La prochaine projection organisée par le vecteur Psynéma, suivie d’un débat, sera consacrée au film LES INNOCENTS de Jack Clayton.

Projection prévue le samedi 13 décembre à 14h au Patronage Laïque Jules Vallès : 72, Av. Felix Faure, Paris 15e.

Les Innocents, film de Jack Clayton (1961), avec Deborah Kerr et Michael Redgrave.
Les Innocents est un film britannique réalisé par Jack Clayton, adapté de la célèbre nouvelle d’Henry James, Le Tour d’écrou.
Engagée par un riche célibataire (Michael Redgrave) pour s’occuper de sa nièce Flora et de son neveu Miles, devenus orphelins, Miss Giddens (Deborah Kerr) arrive au manoir de Bly House, en Angleterre. L’histoire se déroule à la fin du XIXe siècle, dans un monde puritain qui n’est pas sans laisser transparaître une violence du désir à peine contenue.
Miss Giddens, s’occupant tendrement des deux enfants, pressent néanmoins très vite – d’abord imperceptiblement – qu’une atmosphère inquiétante règne dans le labyrinthique et spacieux Bly House : un regard fantomatique et évanescent semble en effet la fixer de nulle part. Elle se persuade peu à peu que les deux enfants sont possédés par les esprits malfaisants de l’ancienne gouvernante et de son amant, le valet Peter Quint, morts depuis peu. Commence alors une spirale de tourments et de vertiges…
Ce remarquable film est sans doute la meilleure adaptation cinématographique de la nouvelle d’Henry James. S’y nouent singulièrement la vie, la mort et la perte de l’innocence, dont Freud s’est avisé avec son « concept » de pulsion de mort. Dans un esprit un peu joycien nous sommes, avec ce film, transportés dans un lieu de rencontre impossible, où les morts visitent les vivants pour leurs délivrer leur énigmatique message…

 

Responsables du vecteur Psynéma : Marie Majour et Leila Touati.
Nous contacter à : vecteur.psynema@gmail.com

 

Vecteur Théâtre

Édito octobre 2025

Le vecteur Théâtre et psychanalyse a eu le plaisir de rencontrer Éric Feldman, dans le cadre de sa pièce : « On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie », le 19 octobre dernier au Théâtre du Petit Saint-Martin. Ce fut une rencontre enseignante, permettant de cerner les ressorts et maniements du comique dans la transmission du lourd héritage de la Shoah et ce, dans la perspective des 55e Journées de l’ECF. Le comédien et interprète a également pu témoigner de l’articulation entre sa création et son expérience de la psychanalyse.

Bord de scène avec Éric Feldman, interviewé par Eva Carrere Naranjo et Philippe Benichou

Le vecteur a aussi organisé un bord plateau le 23 novembre à l’issue de la représentation d’ Oh les Beaux jours de Beckett, avec le metteur Alain Françon et le comédien Alexandre Ruby. La discussion fut vivante et passionnante nous montrant à quel point l’écriture de Beckett restait inédite encore aujourd’hui. Des ponts entre psychanalyse et théâtre ont ainsi pu se tisser à partir d’une certaine extimité.
Nous organiserons une prochaine rencontre du vecteur en janvier et ce afin de finaliser ensemble la programmation des spectacles de 2026 qui est toujours en cours.

 

Responsables du vecteur : Hélène de La Bouillerie, Bellanco Olivia et Eva Carrere Naranjo.

Contact : theatreetpsychanalyse@gmail.com 

Vecteur Clinique et addictions

Édito février 2025

Le vecteur Clinique et Addiction a tenu sa première conversation de l’année en novembre, qui a réuni environ 25 personnes. À partir d’un cas clinique présenté par Mathilde Braun, nous avons lancé le thème de l’année « Créations ! » et proposé comme fil rouge le texte de Jacques-Alain Miller, « le Salut par les déchets ». Pour poursuivre, nous nous retrouverons le 17 décembre avec un cas clinique présenté par Coralie Haslé, texte intitulé « Assonances et métonymies : de l’impasse psychique à l’escabeau », qui mettra en avant la place qu’occupe l’atelier théâtre chez un patient complètement empêché, en donnant une place à sa lalangue.

Mathilde Braun et Coralie Haslé, co-responsables du vecteur. 

REVUE HORIZON

Édito février 2025

Nous avons le plaisir d’annoncer l’imminente parution du nouveau bulletin : Horizon 70, sous le titre subversif : Les illusions de la gentillesse.

Lisons la présentation de ce numéro d’Agnès Vigué-Camus, rédactrice en chef, de la publication :

« Alors que la méchanceté de l’Autre affleure dans les discours et devient un sujet d’angoisse, – on s’arrache L’heure des prédateurs de Giulino Da Empoli dans les librairies – il peut sembler incongru de s’intéresser aux « illusions de la gentillesse ». Pourtant ce titre dit bien l’époque : une gentillesse en trompe-l’œil, tramée d’empathie, de bienveillance, dont nous sommes accablés. Ne voilà-t-il pas que le consentement des amateurs de pratiques SM doit maintenant être scruté avant et pendant, et que l’accès à des pommades, onguents et autres couvertures doit leur être ménagé ? [1] Toutefois, derrière ces voiles, on distingue quelque chose de plus sombre. L’instant de voir n’est plus qu’un clin d’œil, qui suffit à dissiper l’illusion d’optique. La gentillesse pourrait bien prendre une valeur contraphobique face à l’inquiétude qui s’empare des foules et s’immisce au plus profond des corps. Les appels à venir en aide à son prochain, en effet, n’ont jamais été aussi pressants. L’on constate d’ailleurs que cette exigence se propage dans le domaine social via un certain nombre de pratiques. L’empathie, tant prônée aujourd’hui, suppose une attention, une présence au prochain perçu comme un autre moi-même. Freud rejetait l’idée d’amour du prochain.
Le discours analytique permet-il une certaine clairvoyance à l’égard de quelques des illusions de notre époque ? Ce nouveau numéro d’Horizonpropose au lecteur de s’aventurer dans le vif d’une recherche ».


[1] Cf. l’article de Stella Harrison dans ce numéro.

Édito février 2025

Ce mois de décembre marque la fin de notre mandat. Ces deux années se sont écoulées à une grande vitesse, riches en évènements, en rencontres marquantes, portées par un désir joyeux de savoir et de transmission. Ma première pensée va à la présidente de l’ECF et de L’Envers de Paris, Anaëlle Lebovits-Quenehen, que je remercie pour la confiance qu’elle m’a accordée ; ainsi qu’à la vice-présidente de l’ECF Laura Sokolowsky, pour son écoute attentive et son soutien constant. J’adresse également ma profonde reconnaissance aux membres du bureau : Olivier Miani, trésorier, Chicca Loro, secrétaire et Stéphanie Lavigne, déléguée des cartels, pour leur engagement et leur collaboration tout au long de ces deux années partagées, faites de travail à plusieurs et d’invention pour orienter l’association. Je souhaite souligner particulièrement l’apport précieux d’Olivier Miani, dont l’investissement a largement dépassé les limites de sa fonction.  
Un grand merci va aussi aux responsables des vecteurs et des groupes de travail, sans qui L’Envers de Paris n’existerait pas : leur capacité remarquable à fédérer, animer et orienter le désir des adhérents, ainsi qu’à organiser des évènements dans la cité, a été essentielle pour la diffusion et l’étude de la psychanalyse. Je remercie tout autant les responsables des différentes commissions – relecture des textes, diffusion de proximité et sur les réseaux sociaux, gestion des réunions en Zoom.
Je souhaite exprimer mes félicitations et mes remerciements chaleureux à la rédactrice en chef, Agnès Vigué-Camus, ainsi qu’à son équipe, pour l’excellent travail accompli dans la réalisation des numéros 69 et 70 de notre Bulletin Horizon, références majeures par leur qualité rédactionnelle, leur rigueur et leur richesse thématique.
À tous les membres et amis de L’Envers de Paris qui se mobilisent pour animer les évènements et faire vivre l’association, j’exprime ma profonde reconnaissance. Merci également à Franck Ragot et à Éric Le Maire pour leur expertise informatique et graphique.
Enfin, je tiens à remercier toutes les équipes mobilisées pour l’organisation de la journée du 6 décembre prochain : Fantasmes Contemporains du corps. Plus de quarante personnes œuvrent avec générosité pour assurer le succès de cette journée. Un merci particulier à Hélène Bonnaud, notre extime éclairée, et à tous les membres du Cartel de travail.

Je vous souhaite à toutes et tous un excellent mois de décembre riche de moments partagés au sein de notre association, ainsi que de très belles fêtes de fin d’année.

Cinzia Crosali
Directrice de L’Envers de Paris

Le comique dans la clinique, lecture en cartel

Le comique dans la clinique, lecture en cartel

Nayahra Reis

Le 16 octobre 2025, a eu lieu à l’École de la Cause freudienne, la soirée de rentrée des Cartels. Comme chaque année, sont présentés des textes de collègues, jeunes ou expérimentés, autour du lien entre le cartel et le thème des Journées annuelles de l’ECF. Cette année nous avons donc choisi, Le comique dans la clinique, lecture en cartel.

Spontanément, le cartel nous renvoie au travail sérieux des travailleurs décidés qui composent le petit groupe de 4+1. Toutefois, il n’est pas rare que les séances de cartel soient drôles et que l’on partage des moments d’« amusements sérieux [1] ». Si pour Lacan, le sérieux, c’est la série [2], dans l’homophonie de la langue, nous pouvons également entendre le jeu de mots : « Sérieux c’est la série… c’est rit !  [3] ».

Articuler le cartel au comique a exigé un travail rigoureux de préparation pour la soirée : recherche épistémologique, recherche de cartels sur le thème, choix de l’extime, sélection des intervenants et lecture attentive de leurs textes.

Nos invitées de cette année étaient, Chloé Fernando, jeune psychologue et Bénédicte Jullien, membre de l’ECF. Elles ont accepté de partager avec nous leurs élaborations autour du cartel et du comique. Notre extime était Hélène Bonnaud, membre de l’ECF.

Chloé Fernando a parlé de l’expérience de son premier cartel, issu d’un tirage au sort. De sa rencontre avec Le Séminaire V de Jacques Lacan, Les Formations de l’inconscient [4], dont a été extrait un savoir nouveau. Elle découvre la différence entre l’Autre et l’autre, ce que lui a permis de saisir, via l’histoire drôle apporté par Raymond Queneau à Lacan, en quoi le Witz se distingue du comique. En effet, Lacan situe le comique dans le registre imaginaire du petit autre, à la différence du trait d’esprit, qui nécessite le registre symbolique de l’Autre. Chez Chloé Fernando, ces découvertes ont eu un effet de surprise ; comme d’ailleurs chez l’auditeur avec ce « Arrière cocotte ! », que Lacan nomme la pointe finale de l’histoire drôle. La rencontre avec la psychanalyse d’orientation lacanienne en cartel a permis à Chloé Fernando de faire l’expérience d’une autre forme de lecture, créant un lien nouveau au savoir.

Bénédicte Jullien s’est interrogée sur son expérience de Plus-Un : Comment « s’ajouter au cartel pour le décompléter [5]» ? Elle a mis en relief que c’est toujours à partir d’une « faille dans le savoir », qu’elle travaille en cartel. Celle-ci étant le « fondement même de l’élaboration du savoir ». Cette faille c’est le phallus. Celui que nous trouvons aussi dans la dimension du comique, comme signifiant caché qui finit par se dévoiler. Dès lors, c’est autour de ce qui échappe, qu’elle avance : « Ce qui articule cartel, éthique et comique, c’est le désir », en s’appuyant notamment sur une citation de Lacan dans l’Éthique : « La dimension comique est créée par la présence en son centre d’un signifiant caché […] le phallus […]. […] ce qui nous satisfait dans la comédie, nous fait rire, […] ce n’est pas tant le triomphe de la vie que son échappée […] Le phallus n’est rien d’autre qu’un signifiant, le signifiant de cette échappée. La vie passe, triomphe tout de même, quoi qu’il arrive. Quand le héros comique trébuche, tombe dans la mélasse, eh bien, quand même, petit bonhomme vit encore [6] ».

Notre extime, Hélène Bonnaud a souligné un point central qui rejoint les deux exposés : l’effet de surprise, de ce qui nous échappe, est autant dans le Witz que dans l’expérience de cartel. C’est justement ce qui rend possible une ouverture à la production d’un savoir nouveau au niveau de l’inconscient. Celui-ci n’étant pas sans lien avec le moment où nous en sommes dans notre l’analyse ainsi que du désir de l’analyste, a-t-elle précisé.

Dans cette voie, rappelons que pour J.-A. Miller, le principe même du dispositif du cartel est de s’en servir à « des fins de savoir [7] ». Nous pouvons ainsi dire que lorsque nous arrivons à le produire, nous éprouvons une satisfaction, qui relève du gay savoir et de l’éthique du bien-dire.

Pour finir, la soirée de rentrée de cartels fut très enseignante, et elle s’est conclue par le tirage au sort pour la formation de nouveaux cartels. Huit nouveaux cartels ont pu se former. L’ambiance était joyeuse, et les deux salles de l’ECF ont été ouvertes, afin d’accueillir un public nombreux. Concernant les participants, certains venus pour la première fois, sont partis à la fois surpris et touchés par le gain de savoir issu de ce moment de transmission de la psychanalyse.

Nayahra Reis,
Pour Paris-Cartels de L’Envers de Paris.

 


 

1. Lacan J., Le Séminaire, livre xix, Ou pire, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2011, p. 81.
2. Lacan J., Le Séminaire, livre xx, Encore, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1975, p. 20.
3. Jeu de mot proposé par Bénédicte Jullien lors de son exposé à la soirée de rentrée de cartels.
4. Lacan J., Le Séminaire, livre v, Les Formations de l’inconscient, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1986.
5. Miller J.-A., « Cinq variations sur l’élaboration provoquée », intervention lors de la soirée des cartels de l’ECF du 11 décembre 1986, la Lettre mensuelle, n° 61, juillet 1987, p. 5-11.
6. Lacan J., Le Séminaire, livre vii, L’Éthique de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1986, p. 362.
7. Miller J.-A., « Cinq variations sur l’élaboration provoquée », cit.