ÉDITO MARS 2020

ÉDITO MARS 2020

Chers membres et amis de L’Envers de Paris,

Les membres de l’Envers de Paris ont un rendez-vous important le lundi 30 mars. L’Assemblée Général Ordinaire aura lieu à 21h00 au local de l’ECF, 1, rue Huysmans, 75006 Paris. L’AGO est un moment essentiel de notre vie associative. Il est vraiment important que nous soyons nombreux pour converser chacun de son travail, ses projets, son point de vue pour le bon fonctionnement de notre association et pour redonner force et vitalité à nos vecteurs, nos groupes, nos commissions ou collectifs pour que L’Envers de Paris puisse s’agrandir et continuer à faire palpiter la psychanalyse dans notre cité.

Cette année la Journée FIPA aura lieu à Lyon, le samedi 14 mars de 9h30 à 18h, sous le titre : Qu’attendre d’un traitement court ? La psychanalyse comme boussole. Il s’agit d’un important rendez-vous de la psychanalyse appliquée d’orientation lacanienne qui concerne tous ceux qui travaillent en institution. L’étude de cette question du traitement court donnera certainement des idées pour des dispositifs innovants.

L’AMP célèbre son XIIe Congrès International du 13 au 17 avril à Buenos Aires avec pour thème : « Le rêve. Son interprétation et son usage dans la cure lacanienne ». Les inscriptions sont ouvertes pour les membres et pour les non membres de l’AMP à l’adresse mail>> Et voici l’activité bouillonnante qui se présente pour le mois de mars à L’Envers de Paris :

 

Le 17 mars à 21h00, rencontre entre Nurith Aviv et Éric Laurent suite à la projection du film de Nurith Aviv, YIDDISH, au cinéma Les 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris. Nous poursuivons ce long accompagnement des films de Nurith Aviv commencé il y a plus de quinze ans et qui se poursuit, en s’approfondissant chaque fois un peu plus au fil des conversations« Sept jeunes d’aujourd’hui, originaires de plusieurs pays d’Europe et aussi d’Israël, disent leur passion pour la poésie yiddish d’avant-garde, écrite par des auteurs qui avaient à peu près leur âge dans l’entre-deux-guerres. Pour les protagonistes du film, cette poésie n’appartient pas uniquement à un passé juif, elle permet de se situer face au présent ». Pour plus de renseignements >>

Et pour réserver, cliquer ici 

Le 25 mars à 20h30 à la librairie Le Divan, 203, rue de la Convention, Paris 75015, L’Envers de Paris et l’Association des psychologues freudiens organisent une rencontre-conversation autour du livre de Camilo Ramirez, Haine et pulsion de mort au XXIe siècle. Nous recevrons l’auteur avec Guy Briole, préfacier de l’ouvrage, tous deux psychanalystes membres de l’ECF.

Le vecteur Psychanalyse et Littérature se réunira le mardi 3 mars : Rosana Montani présentera sa lecture du texte de J-A Miller « Lire un symptôme » dans sa dimension de réel. Contacter : Marie-Christine Baillehache : 0642233703.

Le groupe Lectures Freudiennes continue son travail autour du texte de Freud « Complément métapsychologique à la Doctrine du Rêve », écrit en 1915 pendant la Première Guerre mondiale. Freud interroge l’amentia. De quelle façon l’épreuve de réalité peut-elle être mise hors activité ? Nous verrons cela mieux dans la psychose de désir, l’amentia, que dans le rêve. L’amentia nous offre le spectacle intéressant du Ich qui se sépare de l’un de ses organes qui était son serviteur et le plus intimement lié. La prochaine rencontre aura lieu le 4 mars 2020 à 21h00 chez Susanne Hommel >> 

Philippe Benichou nos informe des rencontres programmées par le collectif Théâtre et Psychanalyse pour ce mois de mars. Premier rendez-vous aux Ateliers Berthier du théâtre de l’Odéon, pour une rencontre à l’issue de de la représentation de Pelleas et Mélisandre le dimanche 8 mars à 15h00 avec Julie Duclos et Nathalie Georges-Lambrichs, psychanalyste membre de l’ECF. Œuvre phare du théâtre symboliste, Pelléas et Mélisande fut considérée comme une révolution littéraire par sa rupture avec le naturalisme régnant sur les scènes. Pleine de la puissance d’évocation du signifiant, cette œuvre, toute de poésie et d’énigmes, est aujourd’hui montée par Julie Duclos qui y trouve la représentation d’un monde au bord de l’effondrement en résonnance avec l’inquiétude collective d’aujourd’hui.

Ce collectif nous donne ensuite rendez-vous le samedi 21 mars à 21h00 au Théâtre de la Bastille pour une rencontre avec Pauline Bayle et Deborah Gutermann-Jacquet, psychanalyste, membre de l’ECF, suite à la représentation ded Illusions perdues, d’après Honoré de Balzac. « Les dialogues des Illusions perdues me galvanisent, me font réagir physiquement, car cette œuvre est un feu d'artifice d'idées et de vie. Cette force, trouvant sa résonance en moi, me confirme qu'il faut porter ce roman à la scène ». Pauline Bayle nous dit ici ce qui l’a décidée de se lancer dans l’adaptation théâtrale du plus long des romans de Balzac, roman dont Jacques-Alain Miller avait déchiffré la célèbre scène de la rencontre entre Lucien de Rubempré et Vautrin dans son cours « Un effort de poésie » (Cours du 15 janvier 2003).

Le Vecteur Le Corps, pas sans la psychanalyse nous propose pour sa prochaine réunion de réfléchir au rôle que la psychanalyse pourrait tenir pour réintroduire la place du rêve dans le vivant du corps-parlant, maintenant plongé dans la société de la « réalité virtuelle » qui a sans doute pour conséquences des influences sur le récit, l’élaboration et les effets de vérité du travail du rêve. Prochaine réunion le jeudi 19 mars à 20h30, au 24 rue Galliéni à Cachan. Contact : Geneviève Mordant : 06 08 26 49 46.

Le vecteur Psynéma poursuit la préparation de la projection-débat du 25 avril « M. le maudit » qui sera animé par Francesca Biagi-Chai, psychanalyste membre de l’ECF. Réservation au Patronage Laïque Jules Valles : 01 40 60 86 00. Nous avons commencé par le visionnage du film et continuerons par l’étude de la structure du passage à l’acte en étudiant le Surmoi chez Lacan. Deux textes seront mis à la tache : « Fonctions de la psychanalyse en criminologie », Écrits, pp. 125-149, et Les Noms-du-Père, leçon du 20 novembre 1963. Prochaine réunion 21 mars à 15h00 chez María Luisa Alkorta. Le vecteur est ouvert pour ceux qui désirent y participer. Contacter : Karim Bordeau 0607233929 ou Maria Luisa Alkorta >>

Pierre Sidon nous envoie des nouvelles du groupe d’étude Conversations Clinique et Addictions du TyA. Un étrange paradoxe contemporain : jouir et se soigner, les nouvelles obligations de la santé mentale. Fondée sur la contrainte, l’institution de soins est un dispositif du Discours du maître. Il en est de même de la santé mentale : soigner est un impératif sans limite. Or le pousse-à-jouir s’étend et, avec lui, ses excès sont à soigner : jouir et se soigner de jouir… trop ! Précipité au CSAPA, le condamné peut rencontrer l’occasion de trouver un chemin singulier. Avec Ana de Melo et Eric Colas. Le 23 mars 2020 à 20h30. Renseignements et inscriptions >> 

En mars L’Envers de Paris est en pleine floraison !

Marga Auré

L’AMENTIA

L’AMENTIA

Le groupe Lectures Freudiennes continue son travail autour du texte de Freud « Complément métapsychologique à la Doctrine du Rêve », écrit en 1915 pendant la Première Guerre mondiale. Freud interroge l’amentia. De quelle façon l’épreuve de réalité peut-elle être mise hors activité ? Nous verrons cela mieux dans la psychose de désir, l’amentia, que dans le rêve. L’amentia nous offre le spectacle intéressant du Ich qui se sépare de l’un de ses organes qui était son serviteur et le plus intimement lié. La prochaine rencontre aura lieu le 4 mars 2020 à 21h00 chez Susanne Hommel >> 

Un étrange paradoxe contemporain : jouir et se soigner : les nouvelles obligations de la santé mentale

Un étrange paradoxe contemporain : jouir et se soigner : les nouvelles obligations de la santé mentale

Fondée sur la contrainte, l’institution de soins est un dispositif du Discours du maître. La psychiatrie, même si elle se rêve libre, affranchie de son histoire et de ses missions d’ordre public, est aussi historiquement et structurellement comme un auxiliaire de police. Il en est de même de la santé mentale, sous ses atours bienfaiteurs : une tyrannie douce du bien-être dans le silence des organes et au-delà... Soigner est devenu un impératif sans limite dans le paradigme contemporain où le droit de souveraineté est passé de « faire mourir ou laisser vivre » à « faire vivre et laisser mourir » (Foucault). Dans cette tyrannie du Bien sans envers qui étend son Empire (Philippe Murray), il n’y a plus d’anormalité et le pousse-à-jouir - forme du surmoi contemporain - s’étend. Mais avec lui, ses excès sont à soigner : jouir et se soigner de jouir… trop ! Comment trouver la bonne mesure ? C’est le secret du succès de ces nouveaux épicurisme dont les marchands d’ataraxie font commerce jusque sous la bannière de l’Université.

« La passion est positive quand elle laisse encore le loisir de gérer la vie quotidienne », professe l’un d’eux !! En attendant, la consommation flambe : « just do it » ! et dans le même temps « la consommation d'alcool est dangereuse pour la santé. » Ecartelés entre ces deux Surmois le sujet contemporain peut être amené à franchir les lignes et à devoir se soigner par obligation de justice. Il n’y a pas d’envers du bien-être  ! Il n’y a pas d’envers de ce surmoi. Précipité au CSAPA, le condamné peut rencontrer l’occasion de trouver un chemin singulier.

Avec Ana de Melo et Eric Colas

Conversations Clinique et Addictions du TyA - Envers de Paris,

Le 23 mars 2020 à 20h30

Renseignements et inscriptions sur >>

ILLUSIONS PERDUES

ILLUSIONS PERDUES

« Les dialogues des Illusions perdues me galvanisent, me font réagir physiquement, car cette œuvre est un feu d'artifice d'idées et de vie.  Cette force, trouvant sa résonance en moi, me confirme qu'il faut porter ce roman à la scène ». Pauline Bayle nous dit ici ce qui l’a décidée de se lancer dans l’adaptation théâtrale du plus long des romans de Balzac, roman dont Jacques-Alain Miller avait déchiffré la célèbre scène de la rencontre entre Lucien de Rubempré et Vautrin dans son cours « Un effort de poésie » (Cours du 15 janvier 2003).

L’Envers de Paris vous donne rendez-vous avec le collectif Théâtre et psychanalyse le 21 mars pour une rencontre avec Pauline Bayle et Deborah Gutermann Jacquet, psychanalyste, membre de l’ECF.

Philippe Benichou

YIDDISH, un film de Nurith Aviv

YIDDISH, un film de Nurith Aviv

 

YIDDISH, un film de Nurith Aviv

Nos rencontres annulées du mois de mars seront reprogrammées lors de temps meilleurs. La rencontre entre Nurith Aviv et Éric Laurent suite à la projection du film de Nurith Aviv, YIDDISH, sera reprogrammée à des temps meilleurs.

Rencontre entre Nurith Aviv et Éric Laurent
au cinéma Les 3 Luxembourg

67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris
Nous poursuivons ce long accompagnement des films de Nurith Aviv commencé il y a plus de quinze ans et qui se poursuit, en s’approfondissant chaque fois un peu plus, au fil des conversations avec Éric Laurent.

 Sept jeunes d’aujourd’hui, originaires de plusieurs pays d’Europe et aussi d’Israël, disent leur passion pour la poésie yiddish d’avant-garde, écrite par des auteurs qui avaient à peu près leur âge dans l’entre-deux-guerres. Pour les protagonistes du film, cette poésie n’appartient pas uniquement à un passé juif, elle permet de se situer face au présent.

 YIDDISH est produit par Les Films d’Ici en coproduction avec Laila Films

Distribution : Les Éditions Montparnasse