Février à l’Envers
Édito
À lire agendas à la main, vous découvrirez dans le présent numéro de la newsletter de l’Envers des événements qui arrivent ce mois-ci, d’autres qui se préparent – organisés par les vecteurs Psynéma, Clinique et addictions, Seminario Latino, Théâtre et psychanalyse. Nous avons aussi le plaisir de vous transmettre l’invitation à la présentation du nouveau film de Nurith Aviv, Prénoms, suivi d’une conversation avec Éric Laurent. Nurith a bien voulu associer l’Envers à cet événement.
Autour de la Vie des vecteurs vous découvrirez aussi ce qui se trame dans chacun des vecteurs, l’invitation restant ouverte pour ceux qui souhaitent y participer. Ce mois-ci, après un long travail, le vecteur Lectures freudiennes a achevé une nouvelle traduction, celle du texte « Un enfant est battu ». Nous attendons avec impatience de le trouver en librairie.
Bonne lecture,
Adriana Campos
Événements à venir
Le samedi 14 février
Vecteur Psynéma
La prochaine projection organisée par le vecteur Psynéma, suivie d’un débat, sera consacrée au film Blackmail (Chantage, 1929) d’Alfred Hitchcock avec Anny Ondra et John Longden, le samedi 14 février à 14h00 au Patronage Laïque Jules Vallès (72, av. Félix Faure, Paris 15ème).
Blackmail, premier film parlant britannique, est considéré comme la matrice des grands films à venir d’Hitchcock. S’y trouvent déjà, entre autres, les thèmes de la blonde victime, du secret et de la culpabilité (ici sous la forme inversée du « faux coupable »). De même y trouve-t-on déjà les fameuses courses-poursuites dans des lieux historiques et/ou spectaculaires, le tout assorti de l’habituel suspense et d’une bonne dose d’humour, typiquement hitchcockien.
Le film, tiré d’une pièce policière de Charles Bennett, où il est question de tentative de viol, de meurtre et de chantage, met en scène les angoisses d’une jeune femme au comportement frivole, confrontée à la question du désir et donc de la loi, incarnée par son fiancé, policier à Scotland Yard.
Hitchcock se place du côté de la femme, dans ce qu’elle a d’énigmatique mais aussi de moderne pour l’époque : la femme qui ne renonce pas à son désir au nom des conventions sociales et morales, sans en mesurer au départ les conséquences. D’où ce sentiment de culpabilité de plus en plus envahissant qui traverse Blackmail et auquel renvoient les figures surmoïques du film.
D’abord à travers le tableau qui représente un bouffon à la fois ricanant et féroce, soit l’« objet regard », symbolisant un des versants du surmoi qui, tel que l’a décrit Jacques-Alain Miller « s’inscrit dans une tradition qui ridiculise immanquablement la représentation de l’autorité[1]», en même temps qu’il pointe du doigt celui qui transgresse la loi. Aussi, le passage au sonore à travers l’« objet voix », à un moment du film, confère au surmoi, par le forçage qu’il produit, une dimension de « réel » encore plus terrifiante.
Si Blackmail préfigure ainsi les œuvres maîtresses d’Hitchcock, ne représente-t-il pas également le véritable point de départ de la rencontre du cinéaste avec la psychanalyse et plus particulièrement Lacan ?
Programmation 2025-2026, en partenariat avec le Patronage Laïque sur le site : https://www.patronagelaique.eu
Entrée libre sur réservation sur le site dans la rubrique « Évènements » et « Ciné-débats ».
Responsables : Marie Majour et Leila Touati.
Nous contacter à : vecteur.psynema@gmail.com
[1] Miller J.-A., « Clinique du surmoi », Mental, n°50, novembre 2024, p. 21.
Le mercredi 18 mars,
Seminario Latino
En ce mois de février, le Seminario Latino prépare sa soirée de mars à la Maison de l’Amérique latine.
À cette occasion, nous accueillerons Guy Briole pour converser autour de son ouvrage Monologue partagé avec la folie, avec la participation de notre collègue Olivia Bellanco, et d’Éric Laurent en tant qu’extime.
Responsables : Flavia Hofstetter et Pablo Llanque Nieto.
Contact : seminario-latino-de-paris@enversdeparis.org
Les amis de l’Envers
Le mardi 24 mars
Présentation du dernier film de Nurith Aviv : Prénoms.
Affiche de la présentation du film de Nurith Aviv
Le mardi 24 mars aura lieu la présentation du dernier film de Nurith Aviv, suivi d’un débat avec Éric Laurent au cinéma Les trois Luxembourg.
Nous remercions vivement Nurith Aviv d’avoir bien voulu associer l’Envers à ce bel événement.
Vie des vecteurs
Mercredi 11 février
Vecteur Conversations « Clinique et addiction »
Le vecteur Conversations « Clinique et Addiction » se réunira le 11 février prochain pour travailler autour d’un cas très déployé proposé par Éric Colas. Nous aurons donc un riche matériel clinique pour discuter, en présentiel et par Zoom, selon nos modalités habituelles.
Responsables : Mathilde Braun et Coralie Haslé.
Renseignements et inscription sur addicta.org.
Mercredi 1er avril
Vecteur Théâtre et psychanalyse
Le vecteur Théâtre et psychanalyse se réunira pour préparer la prochaine rencontre autour de la pièce Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès dans une mise en scène de Rose Noël au Théâtre 14, qui aura lieu le 1er avril.
Roberto Zucco nous permettra d’interroger la figure du tueur en série et de la monstruosité supposée au criminel. Il sera aussi question de la logique de l’acte et de l’énigme du passage à l’acte. Le texte magnifique de Koltès, à la fois poétique et cru, nous introduit à l’énonciation singulière de ce personnage errant qui ne s’arrime à rien et se précipite inéluctablement vers sa chute. France Jaigu a accepté d’être notre invitée pour ce débat qui s’annonce passionnant.
Responsable : Olivia Bellanco et Eva Carrère Naranjo
Contact : theatre@enversdeparis.org
Vecteur Corpsy
À partir de la présentation d’un cas, Marine Bottin a abordé la question de l’agrafe dans la psychose ordinaire en cherchant à pointer à la fois ce qui agrafe le corps au sujet, la solidité de cette agrafe et la réponse qu’elle peut représenter, du moins dans le cas présenté, à un certain « désordre provoqué au joint le plus intime du sentiment de la vie chez le sujet[1]». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre plus large d’un cycle de travail en cours au sein du vecteur autour de ce qui suture, noue et agrafe.
Membres : Geneviève Mordant, Pierre-Yves Turpin, Guido Reyna, Martine Bottin, Marie Faucher-Desjardins, Jaison Karukuttiharan, Ana Dussert, Anne-Marie Rieu-Foucault, Marilena Moustaka.
Responsable : Baptiste Jacomino.
Contact :baptistejacomino@gmail.com
Vecteur Littérature et psychanalyse
« La répétition, c’est là que Freud découvre l’au-delà du principe du plaisir[2]». Cet au-delà du principe de plaisir est la production d’une tension qui est « le principe même de tout ce qui a le nom de jouissance[3]». Que la répétition ait pour fondement la jouissance d’un objet (a) dont la place se situe entre les lignes de ce qui se dit et s’écrit implique que la fonction essentielle du langage ne soit pas dans ses significations mais dans la visée d’une retrouvaille avec cette jouissance de l’objet (a). C’est par la répétition d’une marque signifiante que l’accès à cet objet dont la jouissance est perdue, peut se faire. C’est précisément cette marque signifiante d’un trait unaire qui se répète que notre vecteur cherchera à dégager dans l’écriture de Chantal Thomas. Les chapitres du 22 janvier, du 5 février et du 12 février 1969 du Séminaire de J. Lacan D’un Autre à l’autre[4] nous orienteront et les nouvelles – « La valise-berceau », « Jeune homme dans sa course arrêtée », « Une championne en herbe », « Ramper, les enfants venus d’ailleurs » – tirées du recueil de nouvelles de Chantal Thomas Souvenirs de la marée basse[5], nous fraieront la voie.
Le vecteur Littérature et psychanalyse reste ouvert à toute personne qui a le désir de se joindre à notre recherche rigoureusement orientée et à nos avancées pas à pas.
Notre prochaine réunion Zoom aura lieu le lundi 23 février à 20h.
Responsable : Marie-Christine Baillehache.
Contact : litterature@enversdeparis.org
Vecteur Lectures cliniques
En janvier, le vecteur Lectures cliniques a été consacré à la préparation de notre prochaine réunion. Avec notre invitée, Francesca Biagi-Chai, nous étudierons le texte de G. G. de Clérambault « Les délires passionnels[6] ».
Lors de notre réunion de préparation avec le groupe d’organisation du vecteur, Leila Wolf et Stéphanie Maubrun ont présenté leurs textes et Isabelle Marty, son cas qui a permis une discussion en soutien de leur travail d’écriture. La prochaine réunion du vecteur aura lieu le 31 janvier 2026.
Commission d’organisation : Andrea Castillo, Noa Farchi, Jorge Mourao, Ceylin Ozcan, Karine Vincent et Jérémie Wiest.
Contact : vlc.enversdeparis@gmail.com
Vecteur Lectures freudiennes
Ce lundi 5 janvier nous avons fini de traduire l’article que Freud écrit en 1919 : « Ein Kind wird geschlagen – Un enfant est battu », c’est un moment fort car nous travaillons à cette traduction depuis plusieurs années. Il s’agit désormais d’entreprendre le long travail de relecture de l’ensemble de l’article, faire des choix impliquant toujours cette perte propre à la traduction. Nous envisagerons ensuite la publication de ce texte parmi d’autres déjà traduits.
Nous nous retrouverons chez Susanne Hommel le mercredi 4 février à 21h,
Responsable : Susanne Hommel.
Contact : lectures-freudiennes@enversdeparis.org
[1] Lacan J., « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Écrits, Paris, Seuil, coll. Champ Freudien, 1966, p. 558.
[2] Lacan J., Je parle aux murs, Paris, Seuil, 2011, p. 27.
[3] Ibid., p. 29.
[4] Lacan J., Le Séminaire, livre XVI, D’un Autre à l’autre, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006.
[5] Thomas C., Souvenirs de la marée basse, Paris, Seuil, 2017.
[6] Clérambault G. G. de., « Les délires passionnels », Ornicar ?, n° 32, 1985. p. 29-38.
Fantasmes contemprains du corps
Quelques associations libres sur le thème « Fantasmes contemporains du corps »
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« Fantasmes contemporains du corps »
Grigory Arkhipov
Il convient de cerner ces trois termes : 1) fantasme ; 2) contemporanéité ; 3) corps.
DU CORPS AU SEMBLANT, AVEC OU SANS LA TECHNOLOGIE NUMÉRIQUE
par René FIORI
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Au XIX siècle on pouvait, dans une foire, s’étonner d’écouter une voix enregistrée, émanant d’un fil muni d’un cornet qu’on portait à l’oreille. Suivront l’invention du gramophone et du téléphone. Freud évoque ces inventions et l’accent mis sur ces objets techniques au détriment de la satisfaction subjective…
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