Édito avril 2017

Chers collègues

Notre Assemblée Générale annuelle s’est tenue le 28 mars dernier dans une ambiance enthousiaste et riche d’échanges avec le Conseil et notamment avec sa présidente Christiane Alberti qui n’a pas manqué de saluer l’élan actuel de l’Envers, tout comme l’importance de la Journée du 10 juin et la nécessité d’élargir en dehors de notre champ la diffusion de notre publication Horizon. Elle a mis l’équipe de Marga Auré sur la piste d’une diffusion dans les librairies comme une façon vivante et incarnée de faire connaître notre travail autour des questions politiques et de civilisation d’une totale actualité.

L’affiche ainsi que le programme de la journée « Les nouveaux visages de la ségrégation » ont été présentés. L’équipe menée par Aurélie Charpentier Libert prépare le lancement de la diffusion de proximité tandis qu’Hélène Skawinski et l’e-commission vient de commencer à faire circuler l’affiche et l’argument sur nos supports numériques.

Je vous invite à venir chercher à l’accueil de l’ECF, à partir de la rentrée, les affiches en format A4 et A3 que vous pouvez distribuer dans les endroits stratégiques de votre choix. Vu le nombre d’activités qui peuplent les week-ends de ce printemps, je vous invite à parler de l’intérêt notre Journée autour de vous afin que les personnes intéressées puissent s’y inscrire de maintenant. Prix de l’inscription : 40 euros, et 15 euros pour les étudiants et demandeurs d’emploi. Chèques au nom de l’Envers de Paris à envoyer au 50 rue Bichat, 75010 Paris, en précisant vos coordonnées et adresse mail.

Voici les axes qui vous figurer sur le flyers 4 pages que nous sommes en train de finaliser :
Du nouveau dans la haine ?
L’offre intégriste : du vacarme au basculement
Ségrégation et fraternité
Institutions : contrer la pente ségrégative
L’os de la haine dans la cure analytique
Addiction et ségrégation : addicts comme tout le monde
L’horizon déségrégatif de la psychanalyse

Mercredi 26 avril à 21h, à l’Atelier 7 du Cent Quatre, le Vecteur « Le corps, pas sans la psychanalyse » tiendra une soirée préparatoire à la Journée dans laquelle Thierry Jacquemin, Geneviève Mordant et Guido Reyna, tisseront une conversation avec Thomas Bellorini metteur en scène d’un spectacle inspiré du Dernier Voyage de Simbad d’Erri Luca, et lequel fait résonner d’une façon particulièrement forte le drame des migrants.

Camilo Ramirez

Tous les détails de ces infos sur notre site www.enversdeparis.org et pensez à les diffuser le plus possible autour de vous et à nous rejoindre sur twitter : @EnversDeParis

Évènements à la Une

Gaël Faye : mi-dire un « Petit pays »

Par une succession de 31 chapitres courts, de 31 petits tableaux pointillistes qui s’achèvent le plus souvent sur une chute lourde de menaces, G. Faye parvient de façon subtile et efficace à laisser entrevoir le réel innommable qui se tapit derrière les mots rassurants et les apparences séduisantes d’une Afrique coloniale. Chaque dernière phrase est là pour faire saisir au lecteur la fragilité du présent travaillé par des forces meurtrières. Le récit se déroule au Burundi, pays voisin du Rwanda, parcourt les jours heureux de l’enfance de « Gaby » pendant l’année 1993 et se termine avec les massacres racistes des Hutus contre les Tutsis d’Avril à Juin 1994.
Par ce pointillisme littéraire […] par Philippe Doucet

BAAL

Après Les Liaisons dangereuses, Christine Letailleur monte la deuxième version de Baal, (1919) première pièce de Brecht (traduction Éloi Recoing) dont il fera cinq versions. La première, qu’il voulait intituler « Baal danse, Baal bouffe, Baal se transfigure », écrite juste après la Grande Guerre « constitue la matrice originelle et sans doute l’essence même de son œuvre à venir ». […] Philippe Benichou

Lecture Freudiennes. Passé, présent, avenir

[…] Le texte que nous avons choisi pour la suite est «  Die Zukunft einer Illusion  » – L’Avenir d’une illusion, 1927. Freud a rédigé ce texte entre les deux Guerres Mondiales. Freud écrit que le présent doit être devenu le passé pour avoir un point d’appui pour juger ce qui est à venir.

Psynéma avril

Notre dernière séance a été consacrée à un large débat autour des deux films que nous avons finalement choisis quant à l’exposition future de nos travaux sur le phénomène « alien » dans le cinéma : The Thing de Carpenter (1982) plus que jamais d’actualité — et Invasion of the Body Snatchers de Kaufman (1978) qui a ses antécédents notoires — lui aussi d’une actualité politique brûlante. Entre ces deux derniers films, impossible ici de ne pas insérer l’énigmatique Alien de R.Scott sorti en 1979. Il est incontestable que ces trois longs métrages se répondent quant au noeud de la jouissance et du corps dont il est question. Cette triplicité a marqué par ailleurs son époque, parfois après coup comme pour The Thing — il s’agirait maintenant de démontrer ce qu’elle implique comme dire.
[…]

Psynema Mars

La séance du mois de février a permis au groupe de dégager le choix des deux films autour desquels s’organisera la soirée d’exposition des travaux du Vecteur. Ces deux films sont The Thing de John Carpenter (1982) et L’invasion des profanateurs (The Invasion of the Body Snatchers) de Philip Kaufman (1978).
Ces deux films se répondent en bien des points : l’alien s’empare du corps de l’homme sans qu’il s’en rende compte […]

Les nouveaux visages de la ségrégation

Une soirée préparatoire à la Journée du 10 Juin de l’Envers de Paris sur « Les nouveaux visages de la ségrégation » aura lieu le Mercredi 26 Avril 2017, de 21 à 23 heures, atelier 7 du CentQuatre – Paris (5 rue Curial, 75019), en liaison avec L’Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultation (L’EPOC),

avec la participation de Thierry Jacquemin, psychiatre, psychanalyste membre de l’ECF, Geneviève Mordant et Guido Reyna, membres du Vecteur- recherche de l’Envers de Paris « Le corps, pas sans la psychanalyse », et Thomas Bellorini, chef-de-chœur et metteur en scène d’un spectacle réalisé à partir de « Le dernier voyage de Sindbad » d’Erri de Luca, qui fait écho aux drames des migrants. (…)

Soudain l’été dernier

« Ce qui me passionne dans Soudain l’été dernier, c’est la manière dont la réalité se révèle sous les airs du plus terrifiant des fantasmes ». C’est ainsi que Stéphane Braunschweig présente ce qui fait la valeur de cette pièce de Tennessee Williams qu’il met en scène au Théâtre de l’Odéon. Est-ce cette réalité qui heurta l’auteur au point qu’il dit avoir quitté la projection du film qui en fut tiré, horrifié par une approche littérale qui en méconnaissait la dimension métaphorique ? (…) Philippe Benichou

Paris, c’est aussi les enseignements de l’École de la Cause Freudienne

Enseignement de la passe 2015-2016 Opacité et approches du réel   Lacan, dans son dernier enseignement, offre la perspective de « ne pas se faire leurrer de quelque fin plate »1 quand on termine son analyse, et il offre la passe à « ceux qui se risquent à témoigner au mieux de la vérité menteuse »2. Si elle est menteuse, c’est que le réel ne peut que mentir : exclu du sens, il reste opaque. Donner du sens au réel est possible dans la clinique sous transfert, mais c’est une voie de mirage. Jacques-Alain Miller3 nous a exhorté à renoncer à la transparence devant l’opacité, sans céder sur l’élucidation. En fin d’analyse, dans l’outre-passe, il s’agit de porter, au mieux, quelque lumière sur cette opacité. Que recouvre-t-elle ? La jouissance, toujours présente une fois le symptôme déchiffré, le corps qui en est affecté et qui parle à partir d’elle, point du refoulement originaire freudien. Comment parle-t-il alors que « nous n’avons aucune idée du réel parce que le langage est un mauvais outil »4 ? Si le langage, qui donne au sujet des airs d’être, est un mauvais outil pour le réel, il s’agira de rendre compte de comment l’écriture peut opérer face à des bouts de réel, de comment un bord de semblant peut situer le noyau de la jouissance, ou de quel autre artifice a-t-il été fait usage. Sans oublier « que tout doit être repris au départ à partir de l’opacité du sexuel »5. Cinq soirées seront proposées dans l’année : chacun des cinq A.E. en exercice proposera un thème pour une soirée afin d’approfondir ces questions. Il choisira un extime pour en animer la conversation. Les autres A.E. pourront, selon leur désir, s’y joindre pour intervenir. Danièle Lacadée Labro et Michèle Elbaz   Notes :   1 – Lacan J., « Joyce Le Symptôme », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 570. 2 – Lacan J., « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », op. cit., p. 572. 3 – Miller J.-A., « Semblants et sinthome », Scilicet, Semblants et sinthome, VIIe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse – Paris 2009, collection Rue Huysmans, ECF, 2009, p. 24. 4 – Lacan J., Le Séminaire, leçon du 15 novembre 1977, inédit. 5 – Lacan J., Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 64.   Les mardis 8 décembre 2015, 12 janvier, 8 mars, 10 mai et 14 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h 15
Lien social et Identification à la lumière du « Y a de l’Un », Marie-Hélène Brousse Le débat a traversé l’Atlantique. Aux USA la grande question actuelle s’énonce ainsi : Identity Politics. Elle a commencé à faire parler d’elle dans les « gender studies », version US du « Il n’y a pas de rapport sexuel », mais elle n’a pas tardé à se diffuser à toutes les minorités dites raciales ou encore religieuses. Partout le trivial « je suis… » a changé de statut en s’affranchissant des évidences que garantissaient le Nom-du-Père et ses traditions. En Europe elle se pose aussi, de façon plus conflictuelle et à la fois moins crue. Ainsi l’expression « jeunes de la diversité » s’est imposée dans le discours. La science et les techno-sciences ont transformé aujourd’hui les coordonnées traditionnelles des discours identitaires. L’époque du Un-tout-seul mis en évidence par Jacques-Alain Miller exige de la psychanalyse d’autres coordonnées que celles mises en évidence par la Massenpsychologie freudienne qui reste attaché au Un de l’exception. L’enseignement de Lacan permet de développer une autre orientation. À la Massenpsychologie vient répondre le lien social c’est-à-dire les discours comme prescription des modes de jouir. Émancipées du Nom-du-Père évanouissant, selon quelles modalités s’opèrent aujourd’hui les identifications ? Les mardis 24 novembre, 15 décembre 2015, 26 janvier, 16 février, 22 mars, 12 avril, 24 mai et 21 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h15
Quelques tours dans « L’étourdit », Philippe La Sagna Il s’agira de déplier certains passages du texte de Jacques Lacan de 19721. Ce texte est la reprise d’une conférence donnée par Lacan à la fin du Séminaire XIX. Nous en lirons quelques extraits en essayant de ne pas quitter le niveau de la phrase. Nous ne lirons donc pas tout le texte mais nous ferons des « tours ». Nous attendons de l’auditoire des questions mais aussi des contributions. Donc ceux qui le souhaitent pourront transmettre leur mail pour rendre ces échanges plus faciles2. Comme le soulignait J.-A. Miller le 17 novembre 2004 : « Ce qui se dit est dans ce qui s’entend. » Pour prendre donc en compte « ce qui s’entend » au niveau des participants, le programme sera défini au fur et à mesure. Nous examinerons d’abord la question du dire et du dit qui renvoie à la difficile relation entre la linguistique, la logique et la psychanalyse. Le vrai, le faux, l’existence, l’universel, comme le singulier, l’impossible, le nécessaire et le contingent constituent les éléments de la logique, voire de tout discours. Mais dans la psychanalyse ils ne peuvent se penser sans partir de la jouissance des corps. C’est un écart majeur par rapport au formalisme logique qui cherche à établir un discours sans équivoque, ou un discours qui ne resterait pas un semblant de discours. C’est un écart par rapport à l’ontologie et aussi par rapport au structuralisme ! Il s’agit de savoir à quoi sert un discours, ce que soulevait déjà de façon naïve le tournant du pragmatisme en linguistique. La parole au niveau du discours n’est pas communication mais moyen d’action, moyen d’obtenir satisfaction. Autrement dit l’équivoque du langage et la jouissance des corps sont nouées. Le dire que Lacan révise et introduit pour nous devient, dans cette perspective, « l’autre » de la jouissance : « La jouissance, ça, ça existe. Il faut qu’on puisse en parler. Moyennant quoi, il y a quelque chose qui est autre, et qui s’appelle le dire. »3 Cette jouissance qui fait matière pour le droit et la politique est celle du corps en tant que corps sexué. Ceci implique que ce corps n’est pas seul. La logique des discours que Lacan avance et qui part de la question de la jouissance articulée au lien social succède à la logique du signifiant et reprend de façon originale ce qui était resté en arrière dans les élaborations premières de Lacan sur la parole et la vérité. Lacan ainsi se distingue du structuralisme en prenant à bras le corps les relations sociales à partir des relations entre les hommes et les femmes, leurs relations au corps sexué. La question de la sexualité freudienne est donc entièrement reprise dans un examen serré du ressort logique des mythes freudiens. Depuis l’Œdipe jusqu’à ceux sur l’origine de la culture et les impasses sexuelles qu’ils supposent pour les hommes et les femmes. Ces impasses se calculent logiquement à partir du dire de Freud que Lacan nous démontre être : « Il n’y a pas de rapport sexuel. » Tout cela suppose de réviser complètement ce que nous définissons comme le sexuel et nécessite donc d’écrire autrement la sexuation. Dans cette perspective l’homme devient le touthomme avec à l’horizon un papludun, une femme est l’hétéros, la pastoute qui rencontre l’hommoinzin ou pas. L’être devient parlêtre, la langue la lalangue, le signifiant le semblant, l’absence ab-sens, la pudeur dé-sens. Ces torsions de la langue déploient déjà une stratégie de sortie du sens et d’affirmation du réel qui sera encore plus sensible plus tard avec le sinthome. Il s’agit d’écrire contre le sens avec des mathèmes, mais surtout avec une topologie, voire dans un langage « ordinaire » neuf. Ce texte est aussi un point de capiton dans la topologie de Lacan. Depuis le début des années 60 Lacan est passé de la topologie du graphe et de ses circuits à celle du cross-cap qui se parachève dans ce texte pour mieux ouvrir la perspective topologique à venir des nœuds. Enfin et surtout, ce texte est un texte qui traite de l’interprétation, qui en traite tout au long du texte et nous donne un éclairage sur la fin de la cure. Ces deux questions serviront pour nous de point de départ pour articuler ce que peut être une politique lacanienne aujourd’hui.   1 – Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 449 à 495. 2 – En adressant un mail à plasagna@free.fr 3 – Lacan J., Le Séminaire livre XIX, … ou pire, Paris, Seuil, 2011, p. 226.   Les mercredis 2 décembre 2015, 6 janvier, 3 février, 23 mars, 6 avril, 18 mai et 15 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1 rue Huysmans, 75006 Paris – 21h 15

ecf-messager, vous connaissez ? 

Petit dialogue entre @mis

Ce n’est pas cette liste de diffusion intense de l’École de la Cause freudienne ?

J’en ai entendu parler…

Oh oui, intense ! Pour tout connaître de cette École et de sa petite flottille, les différentes ACF (l’École dans les régions).

Tout connaître, vraiment ? 

Tout connaître, on n’y arrive pas. Mais ECF-Messager, c’est : des informations nombreuses, des réflexions diverses sur le moment présent et son intérêt pour la psychanalyse, les news de l’orientation lacanienne, heure par heure, du sur mesure pour vous, pour la psychanalyse… Par exemple, un ami m’avait envoyé les petites vignettes cliniques que le Directoire avait suscitées, et qui préparaient l’événement Question d’École sur le contrôle. Et quel régal de découvrir deux fois par semaine les nouveautés du Blog des Journées de l’ECF !

Tout savoir aussi sur les cartels, Lacan Quotidien, les dernières parutions, les grands événements de la psychanalyse dans le monde (Association Mondiale de Psychanalyse) et bien d’autres choses encore.

Et je peux rejoindre cette liste ? 

Quand tu veux. C’est gratuit ! Tu le demandes au secrétaire de l’ECF grâce au formulaire de contact ci-desous…

Et tous ces messages, ce n’est pas trop ? 

Penses-tu ! Je me suis créé une boite type Gmail dédiée à cette liste, en un clin d’œil l’objet du message m’indique si je garde ou si je jette ; et pour éviter qu’ils finissent dans les spams, j’ai entré l’adresse ECF-Messager dans mes contacts.

Toi alors, tu as toujours un tour d’avance…

Allez, on y court vite ? Car ce messager change de jour en jour…

Formulaire d'inscription au courrier ecf-messager

8 + 7 =

Identité et trauma – Paris 8

La psychanalyse n’aborde pas la question de l’identité comme un idéal, comme une norme, ou comme un moyen de savoir qui on est. Jacques-Alain Miller dénonçait en ce sens un symptôme de notre époque, celui du « culte de l’identité de soi à soi ». Du point de vue de l’inconscient, ce qui prime est le rapport à l’Autre et non pas le rapport à soi. Jacques Lacan en 1946 allait jusqu’à penser la folie comme un […]

Corps désirable

Le 20 mai 2016, Rencontre-Débat avec Hubert Haddad autour de son ouvrage Corps désirable. Soirée animée par M.H. Brousse et F. leguil. Ce qui, entre littérature et psychanalyse, peut être avancé sur l’éprouvé réel du corps pour chaque sujet…

Seminario Latino de París 2ème séance, 27 janvier

  SEMINARIO LATINO DE PARIS-ENVERS DE PARIS   El Seminario Latino de Paris vous invite à faire une lecture en espagnol du Séminaire de l’Orientation lacanienne, El Ultimísimo Lacan de Jacques-Alain Miller, édité par la Editorial Paidós.   Ce cours est...

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance.

Nous voilà rentrés et vous rappelons qu’un événement très heureux nous attend déjà, c’est imminent : notre prochaine Soirée autour du livre L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance, d’Éric Laurent et en présence de l’auteur aura lieu le mercredi 21 septembre 2016, au 31 rue de Navarin à Paris.

Un produit de vie

Ariane Chottin, à propos de la soirée des psychologues freudiens avec Françoise Labridy.
« Parler du sport avec Françoise c’est comme suivre la vibration d’une baguette de sourcier orientée par la psychanalyse qui, bien au-delà des discours médiatiques qui méconnaissent ou écrasent cette pratique complexe, cherche en profondeur ce que chaque sportif peut dire de ce qui a fait rencontre pour lui … »

L’enfant et la féminité de sa mère

Vendredi 17 juin 2016 à 21h15, une soirée autour de l’ouvrage L’ enfant et la féminité de sa mère. Ce livre, sous la direction d’Elisabeth Leclerc-Razavet, Georges Haberberg et Dominique Wintrebert, est le fruit de deux ans d’un travail de séminaire dit « Travaux Dirigés de psychanalyse », à partir de la pratique avec des enfants. Cet ouvrage nous démontre …

Hors corps

À considérer gravement les billets s’envoler au-dessus des stades, les crises de dopage un peu partout dans le monde, nous en avions oublié le substrat : la pratique du sportif relève de l’acte, il n’y a pas d’acte sans mise en circulation du corps. Mais de quel corps s’agit-il ?

Corps désirable

Le 20 mai 2016, Rencontre-Débat avec Hubert Haddad autour de son ouvrage Corps désirable. Soirée animée par M.H. Brousse et F. leguil. Ce qui, entre littérature et psychanalyse, peut être avancé sur l’éprouvé réel du corps pour chaque sujet…

Écouter, voir

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

La Ronde

Si le scandale est étymologiquement « achoppement », peut-on encore trébucher sur La Ronde et s’y cogner sur un réel ? A l’époque de Youporn, de La Vie sexuelle de Catherine M. et des amours one shot banalisées, « ce n’est plus la reine Victoria, c’est la Reine Catherine » et même la « reine jouissance » comme le dit malicieusement Jacques-Alain Miller. Avec le déclin progressif du Nom-du-père, dont l’amorce se dessine précisément à l’époque de la pièce, notre « régime nouveau qui ne procède plus par la discipline et par la répression […], du même fait rend problématique la transgression » . Peut-on alors être choqué par ce speed-dating viennois ? Quel est l’enseignement de La Ronde, au-delà de l’intérêt littéraire de cet improbable laboratoire social, dont la transgression morale a fait effet de scandaleuse vérité en son temps ?

Don Juan : rire du Pas-Tout

[…] En s’emparant du « Don Juan » de Molière, et à l’instar de son héros qui remet en question les représentations et les certitudes établies par le Discours Maitre, le choix de mise-en-scène de J-F Sivadier bouscule les règles stables du théâtre classique et fait de la scène théâtrale « une piste de cirque où se succèdent, dans une dramaturgie de zapping, une succession de numéros interchangeables. ». […] Par Marie-Christine Baillehache

Night Call ou le miroir du monde

Le film de Dan Gilroy, Night Call, sorti en 2014, est une satire moderne du monde médiatique américain qui n’est pas sans rappeler celles d’un Billy Wilder ou d’un Otto Preminger, dont le regard sur la presse et le monde politique a marqué la mémoire des cinéphiles.
Cette soirée, proposée en partenariat avec L’Escurial-Les Écrans de Paris, sera animée par le collectif Psynéma de L’Envers de Paris, avec la participation de Pierre Sidon, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne. La projection du film sera ainsi suivie de discussions et d’un débat avec la salle.
Mardi 18 octobre 2016 à 20h30.

Du mépris à la méprise du regard

« Dans notre rapport aux choses, tel qu’il est constitué par la voie de la vision, et ordonné dans les figures de la représentation, quelque chose glisse, passe, se transmet, d’étage en étage, pour y être toujours à quelque degré éludé – c’est ça qui s’appelle le regard. », nous indique Jacques Lacan dans son Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (p. 70). Cette matinée organisée par le Vecteur Champ-Contrechamp avec le participation de Laurent Dupont, directeur des 46es Journées de l’École de la cause freudienne, sera l’occasion de préciser, d’élucider ce que nous nommons après lui l’objet regard, à partir du cinéma de Jean-Luc Godard. […]
L’envers de Paris vous invite, samedi 22 octobre à 11h, à la projection du film « Le mépris » de Jean-Luc Godard qui sera suivie d’un débat avec notre invité : Laurent Dupont, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne et directeur des 46es Journées de l’École de Cause freudienne ayant pour titre : « L’objet regard ». Rencontre animée par Nouria Gründler & Camilo Ramirez

la dispute

Mardi 26 juillet, à 21h, dans le cadre du festival Paris quartier d’été, l’ENVERS DE PARIS et le vecteur Champ-Contrechamp, organise un débat avec François Regnault et Jacques Vincey à l’issue de la représentation de La dispute, pièce de Marivaux, mise en scène par Jacques Vincey.
Soirée animée par Nouria Gründler et Catherine Meut.

Ludwig un roi sur la lune

Mise en scène Madeleine Louarn, texte Frédéric Vossier, collaboration artistique Jean-François Auguste, dramaturgie Pierre Chevallier, chorégraphie Loïc Touzé & Agnieszka Ryszkiewicz, musique Rodolphe Burger, avec Julien Perraudeau et les comédiens de l’atelier Catalyse.

À l’heure de la mobilisation qui nous rassemble se donne au Théâtre Gérard Philippe de St Denis, Ludwig un roi sur la lune. Et ce spectacle nous regarde.

Ce spectacle rassemble des musiciens et des acteurs hors du commun. Hors du commun c’est l’expression consacrée pour dire l’exceptionnel. Ce qu’ils sont. Mais plus encore ici, l’hors du commun désigne un espace où création musicale et création théâtrale dans la rencontre des corps, des voix, […] par Ariane Chottin

« La ronde » de Schnitzler ou de l’importance d’être importun

Ecrite en 1897, publiée en 1903, jouée en 1920, condamnée comme « œuvre pornographique d’un auteur juif » par les conservateurs antisémites autrichiens en 1921 puis brulée lors des autodafés de 1933, la pièce d’Arthur Schnitzler « La ronde » n’en finit de faire scandale. Traduite et scénarisée par Guy Zilberstein et mise-en-scène par Anne Kesler au Vieux-Colombier jusqu’au 8 Janvier, elle continue d’interroger notre 21° Siècle envahi par le discours de la science qui écrase toutes illusions désirantes et autorise toutes les formes de la pornographie, sur cette vérité que la psychanalyse vise et qui dérange : la sexualité comporte un impossible à dire. […] par Marie-Christine Baillehache

Beckett : la viduité du regard

En 1958, S. Beckett écrit sa pièce « La dernière bande ». Dans un dispositif dépouillé, clos et sombre, un homme seul, Krapp, dialogue avec une bande magnétique enregistrée par lui-même 30 ans plus tôt. Cet homme, dont le nom résonne avec « crap » / « merde » en anglais, a un rapport profondément désaccordé au monde qui lui fait face et le regarde. Son rapport morcelé au corps et à la langue l’oblige à lutter âprement pour avoir le sentiment d’exister. Réécouter rituellement sa bande enregistrée […] Marie-Christine Baillehache

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