Édito janvier 2017

Chers collègues,

Cette nouvelle année à l’Envers de Paris s’annonce particulièrement intense et riche d’événements. Début janvier vecteurs et collectifs disséminent avec brio des activités plurielles, donnant corps ici et là à l’orientation lacanienne dans notre capitale, cette ville que nous croyons connaître mais qui reste magnifiquement Autre, jamais acquise ni complètement parcourue.

Tandis que la préparation de notre Journée « Les Nouveaux visages de la ségrégation » s’étoffe, nous étudions déjà comment mobiliser nos initiatives autour des enjeux majeurs tel le combat pour défendre la place de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme, combat ayant connu une première victoire avec la mobilisation contre le projet de loi Fasquelle mais qui se poursuit sous d’autres voies vu l’ampleur de ce qui menace notre liberté d’exercice.

Notre participation à la préparation de la prochaine rencontre Pipol au mois de juillet « La Clinique Hors-les- normes » s’inscrira aussi dans cette perspective politique.

Il y a une urgence à concentrer nos forces autour de cette cause tout en ciblant attentivement les voies pour le faire ainsi que les enjeux cruciaux.

C’est dans cet élan que je vous donne rendez-vous au Palais de la Mutualité ce samedi 21 janvier pour déplier ces questions de fond lors de la Journée Question d’École, « La psychanalyse dans la cité ». La question sera traitée le matin à partir du dispositif de la passe, autour du beau thème de « L’incomparable ». L’après-midi la commission de la garantie se penche sur notre actualité autour du titre « Entre discours de l’analyste et discours du maître ».

Je vous souhaite une excellente année 2017, en espérant que chacun saura accueillir ce qu’elle ne manquera pas d’apporter de frais et d’inattendu, telle l’invitation du poète* :

Non, ne laisse pas fermées les portes de la nuit
Du vent, de l’éclair,
Du jamais vu.
Qu’elles restent toujours ouvertes
Les connues mais aussi les inconnues
Celles qui s’ouvrent sur les longs chemins
À tracer dans l’air
Et sur les routes qui cherchent leur horizon
Avec une obscure volonté
Sans l’avoir encore trouvé
Dans les points cardinaux

Camilo Ramirez

Tous les détails de ces infos sur notre site www.enversdeparis.org et pensez à les diffuser le plus possible autour de vous et à nous rejoindre sur twitter : @EnversDeParis

*Pedro Salinas

Évènements à la Une

PSYCHANALYSE DANS LA CITE

Question d’École
PSYCHANALYSE DANS LA CITE
Samedi 21 janvier 2017 • 9h00 – 18h00
(Accueil à partir de 8H30)
Maison de la Chimie : 28 Rue Saint-Dominique, 75007 Paris
Contact et renseignements : T : +33 01 45 49 02 68 / ecf.secretaire@gmail.com

Premier contact

Vecteur Psynéma
Prochaine rencontre le 14 janvier à 17H. […] Nous reviendrons sur cette très subtile articulation montrant que l’aliénation (celle que Lacan déduit logiquement) est commandée par le Discours du Maître, selon une topologie très précise. […] Elisabetta Milan & Karim Bordeau

Clinique hors les normes, après-midi d’étude

Le Comité régional de l’ACF-IdF a le plaisir de vous communiquer le programme de l’Après-midi d’étude du 11 mars prochain qui sera couplée à notre Assemblée consultative (qui se déroulera en matinée) et se tiendra à la Maison du Mexique (Cité U) de 13h30 à 18h00.

Cette après-midi interrogera le thème de Pipol 8 « La clinique hors-les-normes » par deux occurrences qui s’annoncent passionnantes. […]
Pierre-Ludovic Lavoine, Délégué régional de l’ACF-IdF

Le corps en cause

L’Atelier de criminologie lacanienne : ACF-IdF/Envers de Paris/APCOF
Thème général de la recherche : « Le corps en cause»
Deuxième soirée du (cycle 2016-2017) : 22e soirée
Le mardi 10 Janvier 2017 à 20h30, « Le corps pour le pédophile et le fétichiste : La pulsion de regarder élevée au rang de l’objet idéal »

Enjeux actuels au CECOS : don et préservation

2e Rdv pour Les enfants de la science,
« Nouvelles demandes, nouvelles pratiques : le genre, la procréation »

Vendredi 20 janvier 2017 de 9h à 11h30
Enjeux actuels au CECOS : don et préservation
Notre invitée : Dr Véronique Drouineaud, responsable du CECOS de l’hôpital Cochin.

LECTURES au TyA Envers de Paris

Le recours aux drogues et l’opération de séparation, par Jose Altamirano
Le Séminaire X et le Séminaire XI sont l’expression d’un changement substantiel dans l’enseignement de Lacan. Ce changement correspond à ce qui a été désigné du terme de « jouissance normale » […]

Lecture de l’article de Gil Caroz « Connaître sa haine » […] par Olivier Talayrach
Il y a la haine qualifiée de « pépère » par l’auteur, et puis celle qui rejette l’autre, par exemple LE juif ou LA femme… Et les diffame. Gil Caroz indique les voies respectives d’apaisement de ces deux haines : […]

Paris, c’est aussi les enseignements de l’École de la Cause Freudienne

Enseignement de la passe 2015-2016 Opacité et approches du réel   Lacan, dans son dernier enseignement, offre la perspective de « ne pas se faire leurrer de quelque fin plate »1 quand on termine son analyse, et il offre la passe à « ceux qui se risquent à témoigner au mieux de la vérité menteuse »2. Si elle est menteuse, c’est que le réel ne peut que mentir : exclu du sens, il reste opaque. Donner du sens au réel est possible dans la clinique sous transfert, mais c’est une voie de mirage. Jacques-Alain Miller3 nous a exhorté à renoncer à la transparence devant l’opacité, sans céder sur l’élucidation. En fin d’analyse, dans l’outre-passe, il s’agit de porter, au mieux, quelque lumière sur cette opacité. Que recouvre-t-elle ? La jouissance, toujours présente une fois le symptôme déchiffré, le corps qui en est affecté et qui parle à partir d’elle, point du refoulement originaire freudien. Comment parle-t-il alors que « nous n’avons aucune idée du réel parce que le langage est un mauvais outil »4 ? Si le langage, qui donne au sujet des airs d’être, est un mauvais outil pour le réel, il s’agira de rendre compte de comment l’écriture peut opérer face à des bouts de réel, de comment un bord de semblant peut situer le noyau de la jouissance, ou de quel autre artifice a-t-il été fait usage. Sans oublier « que tout doit être repris au départ à partir de l’opacité du sexuel »5. Cinq soirées seront proposées dans l’année : chacun des cinq A.E. en exercice proposera un thème pour une soirée afin d’approfondir ces questions. Il choisira un extime pour en animer la conversation. Les autres A.E. pourront, selon leur désir, s’y joindre pour intervenir. Danièle Lacadée Labro et Michèle Elbaz   Notes :   1 – Lacan J., « Joyce Le Symptôme », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 570. 2 – Lacan J., « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », op. cit., p. 572. 3 – Miller J.-A., « Semblants et sinthome », Scilicet, Semblants et sinthome, VIIe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse – Paris 2009, collection Rue Huysmans, ECF, 2009, p. 24. 4 – Lacan J., Le Séminaire, leçon du 15 novembre 1977, inédit. 5 – Lacan J., Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 64.   Les mardis 8 décembre 2015, 12 janvier, 8 mars, 10 mai et 14 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h 15
Lien social et Identification à la lumière du « Y a de l’Un », Marie-Hélène Brousse Le débat a traversé l’Atlantique. Aux USA la grande question actuelle s’énonce ainsi : Identity Politics. Elle a commencé à faire parler d’elle dans les « gender studies », version US du « Il n’y a pas de rapport sexuel », mais elle n’a pas tardé à se diffuser à toutes les minorités dites raciales ou encore religieuses. Partout le trivial « je suis… » a changé de statut en s’affranchissant des évidences que garantissaient le Nom-du-Père et ses traditions. En Europe elle se pose aussi, de façon plus conflictuelle et à la fois moins crue. Ainsi l’expression « jeunes de la diversité » s’est imposée dans le discours. La science et les techno-sciences ont transformé aujourd’hui les coordonnées traditionnelles des discours identitaires. L’époque du Un-tout-seul mis en évidence par Jacques-Alain Miller exige de la psychanalyse d’autres coordonnées que celles mises en évidence par la Massenpsychologie freudienne qui reste attaché au Un de l’exception. L’enseignement de Lacan permet de développer une autre orientation. À la Massenpsychologie vient répondre le lien social c’est-à-dire les discours comme prescription des modes de jouir. Émancipées du Nom-du-Père évanouissant, selon quelles modalités s’opèrent aujourd’hui les identifications ? Les mardis 24 novembre, 15 décembre 2015, 26 janvier, 16 février, 22 mars, 12 avril, 24 mai et 21 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris – 21h15
Quelques tours dans « L’étourdit », Philippe La Sagna Il s’agira de déplier certains passages du texte de Jacques Lacan de 19721. Ce texte est la reprise d’une conférence donnée par Lacan à la fin du Séminaire XIX. Nous en lirons quelques extraits en essayant de ne pas quitter le niveau de la phrase. Nous ne lirons donc pas tout le texte mais nous ferons des « tours ». Nous attendons de l’auditoire des questions mais aussi des contributions. Donc ceux qui le souhaitent pourront transmettre leur mail pour rendre ces échanges plus faciles2. Comme le soulignait J.-A. Miller le 17 novembre 2004 : « Ce qui se dit est dans ce qui s’entend. » Pour prendre donc en compte « ce qui s’entend » au niveau des participants, le programme sera défini au fur et à mesure. Nous examinerons d’abord la question du dire et du dit qui renvoie à la difficile relation entre la linguistique, la logique et la psychanalyse. Le vrai, le faux, l’existence, l’universel, comme le singulier, l’impossible, le nécessaire et le contingent constituent les éléments de la logique, voire de tout discours. Mais dans la psychanalyse ils ne peuvent se penser sans partir de la jouissance des corps. C’est un écart majeur par rapport au formalisme logique qui cherche à établir un discours sans équivoque, ou un discours qui ne resterait pas un semblant de discours. C’est un écart par rapport à l’ontologie et aussi par rapport au structuralisme ! Il s’agit de savoir à quoi sert un discours, ce que soulevait déjà de façon naïve le tournant du pragmatisme en linguistique. La parole au niveau du discours n’est pas communication mais moyen d’action, moyen d’obtenir satisfaction. Autrement dit l’équivoque du langage et la jouissance des corps sont nouées. Le dire que Lacan révise et introduit pour nous devient, dans cette perspective, « l’autre » de la jouissance : « La jouissance, ça, ça existe. Il faut qu’on puisse en parler. Moyennant quoi, il y a quelque chose qui est autre, et qui s’appelle le dire. »3 Cette jouissance qui fait matière pour le droit et la politique est celle du corps en tant que corps sexué. Ceci implique que ce corps n’est pas seul. La logique des discours que Lacan avance et qui part de la question de la jouissance articulée au lien social succède à la logique du signifiant et reprend de façon originale ce qui était resté en arrière dans les élaborations premières de Lacan sur la parole et la vérité. Lacan ainsi se distingue du structuralisme en prenant à bras le corps les relations sociales à partir des relations entre les hommes et les femmes, leurs relations au corps sexué. La question de la sexualité freudienne est donc entièrement reprise dans un examen serré du ressort logique des mythes freudiens. Depuis l’Œdipe jusqu’à ceux sur l’origine de la culture et les impasses sexuelles qu’ils supposent pour les hommes et les femmes. Ces impasses se calculent logiquement à partir du dire de Freud que Lacan nous démontre être : « Il n’y a pas de rapport sexuel. » Tout cela suppose de réviser complètement ce que nous définissons comme le sexuel et nécessite donc d’écrire autrement la sexuation. Dans cette perspective l’homme devient le touthomme avec à l’horizon un papludun, une femme est l’hétéros, la pastoute qui rencontre l’hommoinzin ou pas. L’être devient parlêtre, la langue la lalangue, le signifiant le semblant, l’absence ab-sens, la pudeur dé-sens. Ces torsions de la langue déploient déjà une stratégie de sortie du sens et d’affirmation du réel qui sera encore plus sensible plus tard avec le sinthome. Il s’agit d’écrire contre le sens avec des mathèmes, mais surtout avec une topologie, voire dans un langage « ordinaire » neuf. Ce texte est aussi un point de capiton dans la topologie de Lacan. Depuis le début des années 60 Lacan est passé de la topologie du graphe et de ses circuits à celle du cross-cap qui se parachève dans ce texte pour mieux ouvrir la perspective topologique à venir des nœuds. Enfin et surtout, ce texte est un texte qui traite de l’interprétation, qui en traite tout au long du texte et nous donne un éclairage sur la fin de la cure. Ces deux questions serviront pour nous de point de départ pour articuler ce que peut être une politique lacanienne aujourd’hui.   1 – Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, pp. 449 à 495. 2 – En adressant un mail à plasagna@free.fr 3 – Lacan J., Le Séminaire livre XIX, … ou pire, Paris, Seuil, 2011, p. 226.   Les mercredis 2 décembre 2015, 6 janvier, 3 février, 23 mars, 6 avril, 18 mai et 15 juin 2016 Au Local de l’ECF – 1 rue Huysmans, 75006 Paris – 21h 15

ecf-messager, vous connaissez ? 

Petit dialogue entre @mis

Ce n’est pas cette liste de diffusion intense de l’École de la Cause freudienne ?

J’en ai entendu parler…

Oh oui, intense ! Pour tout connaître de cette École et de sa petite flottille, les différentes ACF (l’École dans les régions).

Tout connaître, vraiment ? 

Tout connaître, on n’y arrive pas. Mais ECF-Messager, c’est : des informations nombreuses, des réflexions diverses sur le moment présent et son intérêt pour la psychanalyse, les news de l’orientation lacanienne, heure par heure, du sur mesure pour vous, pour la psychanalyse… Par exemple, un ami m’avait envoyé les petites vignettes cliniques que le Directoire avait suscitées, et qui préparaient l’événement Question d’École sur le contrôle. Et quel régal de découvrir deux fois par semaine les nouveautés du Blog des Journées de l’ECF !

Tout savoir aussi sur les cartels, Lacan Quotidien, les dernières parutions, les grands événements de la psychanalyse dans le monde (Association Mondiale de Psychanalyse) et bien d’autres choses encore.

Et je peux rejoindre cette liste ? 

Quand tu veux. C’est gratuit ! Tu le demandes au secrétaire de l’ECF grâce au formulaire de contact ci-desous…

Et tous ces messages, ce n’est pas trop ? 

Penses-tu ! Je me suis créé une boite type Gmail dédiée à cette liste, en un clin d’œil l’objet du message m’indique si je garde ou si je jette ; et pour éviter qu’ils finissent dans les spams, j’ai entré l’adresse ECF-Messager dans mes contacts.

Toi alors, tu as toujours un tour d’avance…

Allez, on y court vite ? Car ce messager change de jour en jour…

Formulaire d'inscription au courrier ecf-messager

1 + 14 =

Identité et trauma – Paris 8

La psychanalyse n’aborde pas la question de l’identité comme un idéal, comme une norme, ou comme un moyen de savoir qui on est. Jacques-Alain Miller dénonçait en ce sens un symptôme de notre époque, celui du « culte de l’identité de soi à soi ». Du point de vue de l’inconscient, ce qui prime est le rapport à l’Autre et non pas le rapport à soi. Jacques Lacan en 1946 allait jusqu’à penser la folie comme un […]

Corps désirable

Le 20 mai 2016, Rencontre-Débat avec Hubert Haddad autour de son ouvrage Corps désirable. Soirée animée par M.H. Brousse et F. leguil. Ce qui, entre littérature et psychanalyse, peut être avancé sur l’éprouvé réel du corps pour chaque sujet…

Seminario Latino de París 2ème séance, 27 janvier

  SEMINARIO LATINO DE PARIS-ENVERS DE PARIS   El Seminario Latino de Paris vous invite à faire une lecture en espagnol du Séminaire de l’Orientation lacanienne, El Ultimísimo Lacan de Jacques-Alain Miller, édité par la Editorial Paidós.   Ce cours est...

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance.

Nous voilà rentrés et vous rappelons qu’un événement très heureux nous attend déjà, c’est imminent : notre prochaine Soirée autour du livre L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance, d’Éric Laurent et en présence de l’auteur aura lieu le mercredi 21 septembre 2016, au 31 rue de Navarin à Paris.

Un produit de vie

Ariane Chottin, à propos de la soirée des psychologues freudiens avec Françoise Labridy.
« Parler du sport avec Françoise c’est comme suivre la vibration d’une baguette de sourcier orientée par la psychanalyse qui, bien au-delà des discours médiatiques qui méconnaissent ou écrasent cette pratique complexe, cherche en profondeur ce que chaque sportif peut dire de ce qui a fait rencontre pour lui … »

L’enfant et la féminité de sa mère

Vendredi 17 juin 2016 à 21h15, une soirée autour de l’ouvrage L’ enfant et la féminité de sa mère. Ce livre, sous la direction d’Elisabeth Leclerc-Razavet, Georges Haberberg et Dominique Wintrebert, est le fruit de deux ans d’un travail de séminaire dit « Travaux Dirigés de psychanalyse », à partir de la pratique avec des enfants. Cet ouvrage nous démontre …

Hors corps

À considérer gravement les billets s’envoler au-dessus des stades, les crises de dopage un peu partout dans le monde, nous en avions oublié le substrat : la pratique du sportif relève de l’acte, il n’y a pas d’acte sans mise en circulation du corps. Mais de quel corps s’agit-il ?

Corps désirable

Le 20 mai 2016, Rencontre-Débat avec Hubert Haddad autour de son ouvrage Corps désirable. Soirée animée par M.H. Brousse et F. leguil. Ce qui, entre littérature et psychanalyse, peut être avancé sur l’éprouvé réel du corps pour chaque sujet…

Écouter, voir

Entrons dans la ronde

Le scandale de La Ronde
Scandaleuses, les « souillures du mariage et les désillusions de l’adultère » d’Emma Bovary (et non l’inverse comme le regrettera le procureur Pinard ), scandaleuses la même année les fleurs vénéneuses de Baudelaire, « obscènes et immorales », qui « conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », scandaleuse Nora qui laisse époux et enfants pour « prendre conscience d’[elle]-même et de ce qui [l’]entoure » et refuse face à son mari d’être « d’abord et avant tout épouse et mère » pour être « d’abord et avant tout un être humain » à la fin de Maison de poupée. […]

La Ronde

Si le scandale est étymologiquement « achoppement », peut-on encore trébucher sur La Ronde et s’y cogner sur un réel ? A l’époque de Youporn, de La Vie sexuelle de Catherine M. et des amours one shot banalisées, « ce n’est plus la reine Victoria, c’est la Reine Catherine » et même la « reine jouissance » comme le dit malicieusement Jacques-Alain Miller. Avec le déclin progressif du Nom-du-père, dont l’amorce se dessine précisément à l’époque de la pièce, notre « régime nouveau qui ne procède plus par la discipline et par la répression […], du même fait rend problématique la transgression » . Peut-on alors être choqué par ce speed-dating viennois ? Quel est l’enseignement de La Ronde, au-delà de l’intérêt littéraire de cet improbable laboratoire social, dont la transgression morale a fait effet de scandaleuse vérité en son temps ?

Don Juan : rire du Pas-Tout

[…] En s’emparant du « Don Juan » de Molière, et à l’instar de son héros qui remet en question les représentations et les certitudes établies par le Discours Maitre, le choix de mise-en-scène de J-F Sivadier bouscule les règles stables du théâtre classique et fait de la scène théâtrale « une piste de cirque où se succèdent, dans une dramaturgie de zapping, une succession de numéros interchangeables. ». […] Par Marie-Christine Baillehache

Night Call ou le miroir du monde

Le film de Dan Gilroy, Night Call, sorti en 2014, est une satire moderne du monde médiatique américain qui n’est pas sans rappeler celles d’un Billy Wilder ou d’un Otto Preminger, dont le regard sur la presse et le monde politique a marqué la mémoire des cinéphiles.
Cette soirée, proposée en partenariat avec L’Escurial-Les Écrans de Paris, sera animée par le collectif Psynéma de L’Envers de Paris, avec la participation de Pierre Sidon, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne. La projection du film sera ainsi suivie de discussions et d’un débat avec la salle.
Mardi 18 octobre 2016 à 20h30.

Du mépris à la méprise du regard

« Dans notre rapport aux choses, tel qu’il est constitué par la voie de la vision, et ordonné dans les figures de la représentation, quelque chose glisse, passe, se transmet, d’étage en étage, pour y être toujours à quelque degré éludé – c’est ça qui s’appelle le regard. », nous indique Jacques Lacan dans son Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (p. 70). Cette matinée organisée par le Vecteur Champ-Contrechamp avec le participation de Laurent Dupont, directeur des 46es Journées de l’École de la cause freudienne, sera l’occasion de préciser, d’élucider ce que nous nommons après lui l’objet regard, à partir du cinéma de Jean-Luc Godard. […]
L’envers de Paris vous invite, samedi 22 octobre à 11h, à la projection du film « Le mépris » de Jean-Luc Godard qui sera suivie d’un débat avec notre invité : Laurent Dupont, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne et directeur des 46es Journées de l’École de Cause freudienne ayant pour titre : « L’objet regard ». Rencontre animée par Nouria Gründler & Camilo Ramirez

la dispute

Mardi 26 juillet, à 21h, dans le cadre du festival Paris quartier d’été, l’ENVERS DE PARIS et le vecteur Champ-Contrechamp, organise un débat avec François Regnault et Jacques Vincey à l’issue de la représentation de La dispute, pièce de Marivaux, mise en scène par Jacques Vincey.
Soirée animée par Nouria Gründler et Catherine Meut.

Ludwig un roi sur la lune

Mise en scène Madeleine Louarn, texte Frédéric Vossier, collaboration artistique Jean-François Auguste, dramaturgie Pierre Chevallier, chorégraphie Loïc Touzé & Agnieszka Ryszkiewicz, musique Rodolphe Burger, avec Julien Perraudeau et les comédiens de l’atelier Catalyse.

À l’heure de la mobilisation qui nous rassemble se donne au Théâtre Gérard Philippe de St Denis, Ludwig un roi sur la lune. Et ce spectacle nous regarde.

Ce spectacle rassemble des musiciens et des acteurs hors du commun. Hors du commun c’est l’expression consacrée pour dire l’exceptionnel. Ce qu’ils sont. Mais plus encore ici, l’hors du commun désigne un espace où création musicale et création théâtrale dans la rencontre des corps, des voix, […] par Ariane Chottin

« La ronde » de Schnitzler ou de l’importance d’être importun

Ecrite en 1897, publiée en 1903, jouée en 1920, condamnée comme « œuvre pornographique d’un auteur juif » par les conservateurs antisémites autrichiens en 1921 puis brulée lors des autodafés de 1933, la pièce d’Arthur Schnitzler « La ronde » n’en finit de faire scandale. Traduite et scénarisée par Guy Zilberstein et mise-en-scène par Anne Kesler au Vieux-Colombier jusqu’au 8 Janvier, elle continue d’interroger notre 21° Siècle envahi par le discours de la science qui écrase toutes illusions désirantes et autorise toutes les formes de la pornographie, sur cette vérité que la psychanalyse vise et qui dérange : la sexualité comporte un impossible à dire. […] par Marie-Christine Baillehache

Beckett : la viduité du regard

En 1958, S. Beckett écrit sa pièce « La dernière bande ». Dans un dispositif dépouillé, clos et sombre, un homme seul, Krapp, dialogue avec une bande magnétique enregistrée par lui-même 30 ans plus tôt. Cet homme, dont le nom résonne avec « crap » / « merde » en anglais, a un rapport profondément désaccordé au monde qui lui fait face et le regarde. Son rapport morcelé au corps et à la langue l’oblige à lutter âprement pour avoir le sentiment d’exister. Réécouter rituellement sa bande enregistrée […] Marie-Christine Baillehache

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